Reus 2066 - Pablo Martin Sanchez

Jeudi 24 juin 2066. Un peu plus de trois mois avant la fin du moratoire d’évacuation de la péninsule espagnole selon les termes du pacte de la Honte. Trois mois avant que l’Espagne tout entière devienne l’une des bases militaires des forces alliées dans la Troisième Guerre Mondiale. Dans cette perspective, les Espagnols doivent évacuer vers d’autres pays où ils seront, tant bien que mal, accueillis. La plupart l’ont déjà fait. Quelques acharnés résistent, ne veulent pas quitter leur terre. Pablo, 89 ans, est l’un de ces acharnés. Avec onze autres récalcitrants comme lui, il occupe le Pere Mata, un asile psychiatrique reconverti en centre gériatrique dans les environs de la ville de Reus, en Catalogne. Ancien écrivain qui n’a plus écrit une ligne depuis longtemps, Pablo se remet en ce 24 juin à tenir un journal. C’est ce journal que tu liras, lecteur, si tu parcours les pages de Reus, 2066 , dernier roman traduit en français de Pablo Martin Sanchez et troisième volume de la biographie f

They won't stay dead


Adaptation par Istin et Bonetti de La nuit des morts-vivants, le film, tourné en 1968 par George Romero, qui a popularisé l’idée d’invasion zombie. Tourné avec trois francs six sous, le film devint un énorme succès mondial et permit à Romero de graver son nom dans l'Histoire du cinéma d’horreur.
 Tourné en noir et blanc, politiquement signifiant, La nuit des morts vivants aura de nombreuses suites, sans compter des remakes.

Istin transpose cette histoire devenue classique à l’époque moderne et commence par ce tome 1 intitulé "Les fautes du père". Je ressens toujours un plaisir coupable à apprécier une œuvre connue sur un nouveau médium. C’est le cas ici, encore une fois.
Néanmoins, en dépit de dessins plutôt agréables, la lecture de cet album ne s’impose pas, me semble-t-il. Faire peur en BD est difficile, peu y parviennent (ai-je dit Bec ou l’ai-je seulement pensé très fort ?). Le médium BD est statique, silencieux, et, montrant, ne laisse pas de place à l’imagination. Il faut alors une maitrise supérieure de la narration et du cadrage pour stresser, effrayer, déstabiliser ou mettre mal à l’aise. Cette maitrise, je ne l’ai pas trouvée ici. L’histoire se déroule paisiblement, on la suit sans déplaisir, mais on referme l’album sans avoir pris un bpm. Dommage.

Et quel dommage aussi que l’album ne soit pas en noir et blanc. La concession faite à l’air du temps colorisé est infiniment regrettable, d’autant qu’ici il était facile de justifier le noir et blanc au nom du respect de l’ambiance originale.

La nuit des morts vivants t1, Les fautes du père, Istin, Bonetti

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