Exquisite Corpses t3 - Tynion - Walsh - Bellaire

Suite et fin de la série Exquisite Corpses (avant une saison 2 déjà annoncée) . La fin du jeu approche. Les morts se multiplient, tant parmi les civils piégés d'Oak Valley que parmi les tueurs en compétition. Ils ne sont plus que cinq au début du TPB et, tu le sais, lecteur, il ne peut en rester qu'un. Tu te prépares donc à une conclusion attendu dans laquelle se vérifiera le caractère inhumain du jeu et de ses organisateurs (l'élimination du garde-chasse est significative) . Mais Tynion, aussi brillant que d'habitude, nous réserve deux nouveaux rebondissements (si ce n'est plus, tout dépend comment on compte) , après celui qui concluait déjà le volume précédent et surprenait par l'identité du concurrent éliminé. C'est donc à un roller-coaster épique, tant émotionnel que polémologique, que l'auteur et ses dessinateurs (!) convient ses lecteurs pour un final en feu d'artifice. Viens, lecteur ! Ne rate pas ce grand spectacle. Exquisite Corpses TPB3, Ty...

They won't stay dead


Adaptation par Istin et Bonetti de La nuit des morts-vivants, le film, tourné en 1968 par George Romero, qui a popularisé l’idée d’invasion zombie. Tourné avec trois francs six sous, le film devint un énorme succès mondial et permit à Romero de graver son nom dans l'Histoire du cinéma d’horreur.
 Tourné en noir et blanc, politiquement signifiant, La nuit des morts vivants aura de nombreuses suites, sans compter des remakes.

Istin transpose cette histoire devenue classique à l’époque moderne et commence par ce tome 1 intitulé "Les fautes du père". Je ressens toujours un plaisir coupable à apprécier une œuvre connue sur un nouveau médium. C’est le cas ici, encore une fois.
Néanmoins, en dépit de dessins plutôt agréables, la lecture de cet album ne s’impose pas, me semble-t-il. Faire peur en BD est difficile, peu y parviennent (ai-je dit Bec ou l’ai-je seulement pensé très fort ?). Le médium BD est statique, silencieux, et, montrant, ne laisse pas de place à l’imagination. Il faut alors une maitrise supérieure de la narration et du cadrage pour stresser, effrayer, déstabiliser ou mettre mal à l’aise. Cette maitrise, je ne l’ai pas trouvée ici. L’histoire se déroule paisiblement, on la suit sans déplaisir, mais on referme l’album sans avoir pris un bpm. Dommage.

Et quel dommage aussi que l’album ne soit pas en noir et blanc. La concession faite à l’air du temps colorisé est infiniment regrettable, d’autant qu’ici il était facile de justifier le noir et blanc au nom du respect de l’ambiance originale.

La nuit des morts vivants t1, Les fautes du père, Istin, Bonetti

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