On verra bien - Christophe Siébert

Après le lumineux Mickey et le Roi des pirates dans lequel tout finit par s'arranger, redescente sur Terre avec On verra bien de Christophe Siébert. Nouvelle déjà ancienne de Siébert, On verra bien  s'est appelée Tu es une pute avant d'être mertvecgorodisée. Elle est publiée aujourd'hui par la maisonette d'édition Ours . On verra bien commence mal, se poursuit mal, finit mal. C'est triste, crade, et malheureusement pas spécifique à Mertvecgorod. 20 pages d'abjection où se croisent dissociation, acceptation, et une modeste révolte ; mais reprochera-t-on à quelqu'un de n'aller pas plus loin que le maximum de ce qui lui est possible ? Cette petite histoire (format A6) qui rappelle qu'il vaut parfois mieux n'être la princesse de personne est publiée dans une version amoureusement cousue main par les amicaux tenanciers de la maison Ours. Un joli petit écrin pour une bien vilaine histoire, et une maisonette d'édition très sympathique qui p...

Le pacte de Poe


Suite du western fantastique Promise dont le tome 1 était chroniqué ici.

Les promesses narratives du premier tome commencent à se réaliser. De plus en plus inquiétant, le maléfique pasteur Laughton intrigue pour prendre la petite ville de Promise, si loin de Dieu et des hommes, sous sa coupe exclusive. La ville certes, mais aussi la malheureuse veuve, Margot,  à qui il réserve un destin particulier qu’on préfère ne pas imaginer. Elle serait l’Elue. Quelle chance !

Trompant, mentant, brutalisant, Laughton charme la population, la séduit comme un serpent, n’hésite pas à écarter ceux qui le gênent. Il s’insinue progressivement dans l’intimité de Margot et lui inspire une confiance imméritée.

Ne reste vraiment face à lui que Rachel, la fille de Margot, une petite fille solitaire, avide de lecture, à l’imagination débordante, qui serait impuissante face à un tel mal si elle ne bénéficiait pas d’une aide que nous qualifierons de surnaturelle. Pourra-t-elle venger son père et/ou sauver sa mère ? C’est tout l’enjeu de la chose. La tâche sera rude tant l’opposition est redoutable. Et qu'en sera-t-il de la ville ?

L’histoire est toujours captivante, aussi rythmée que révoltante. Les dessins d’un Idaho sous la neige, et de la ville de Promise qui y est blottie mais surtout terriblement isolée, sont encore de fort belle facture.
C’est donc avec plaisir et les plus grandes espérances qu’on lira cet album en attendant le conclusif tome 3. D’autant qu’on en apprend une bien bonne sur l’origine de la célébrité d’un auteur, ami des corbeaux, que nous apprécions beaucoup ici.

L’homme souffrance, Promise t2, Lamy, Mikaël

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