La Marche funèbre des marionnettes - Adam-Troy Castro

Dans le troisième tome des aventures d’Andrea Cort, intitulé La Guerre des marionnettes , on découvrait, ébahi, le Ballet des Vhlans. On assistait à cet événement annuel, entre rite et art, au cours duquel des dizaines de milliers des sentients mais cryptiques Vhlans dansaient une danse extraordinairement complexe à l’aide de leurs corps munis de dix fouets surpuissants, une danse qui, effet des coups de fouets mutuellement portés ou explosions cardiaques de fatigue, se terminait par leur mort en masse sous les regards stupéfiés des délégations étrangères. Sans explication. Sans rime ni raison pour toute autre espèce qu’eux-mêmes. On y apprenait aussi que, des années auparavant, une humaine nommée Isadora (Duncan ?) , au corps modifié dans ce bût, avait dansé avec les Vhlans. Elle était devenue légendaire dans tous l’espace sentient. Adam-Troy Castro raconte aujourd’hui son histoire dans une novella intitulée La Marche funèbre des marionnettes publiée dans la collection UHL au Bélial

Le pacte de Poe


Suite du western fantastique Promise dont le tome 1 était chroniqué ici.

Les promesses narratives du premier tome commencent à se réaliser. De plus en plus inquiétant, le maléfique pasteur Laughton intrigue pour prendre la petite ville de Promise, si loin de Dieu et des hommes, sous sa coupe exclusive. La ville certes, mais aussi la malheureuse veuve, Margot,  à qui il réserve un destin particulier qu’on préfère ne pas imaginer. Elle serait l’Elue. Quelle chance !

Trompant, mentant, brutalisant, Laughton charme la population, la séduit comme un serpent, n’hésite pas à écarter ceux qui le gênent. Il s’insinue progressivement dans l’intimité de Margot et lui inspire une confiance imméritée.

Ne reste vraiment face à lui que Rachel, la fille de Margot, une petite fille solitaire, avide de lecture, à l’imagination débordante, qui serait impuissante face à un tel mal si elle ne bénéficiait pas d’une aide que nous qualifierons de surnaturelle. Pourra-t-elle venger son père et/ou sauver sa mère ? C’est tout l’enjeu de la chose. La tâche sera rude tant l’opposition est redoutable. Et qu'en sera-t-il de la ville ?

L’histoire est toujours captivante, aussi rythmée que révoltante. Les dessins d’un Idaho sous la neige, et de la ville de Promise qui y est blottie mais surtout terriblement isolée, sont encore de fort belle facture.
C’est donc avec plaisir et les plus grandes espérances qu’on lira cet album en attendant le conclusif tome 3. D’autant qu’on en apprend une bien bonne sur l’origine de la célébrité d’un auteur, ami des corbeaux, que nous apprécions beaucoup ici.

L’homme souffrance, Promise t2, Lamy, Mikaël

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