La Muraille de Chine - Franz Kafka

Ressortie du recueil La Muraille de Chine de Franz Kafka aux Forges de Vulcain. Traduit par Stéphane Rilling qui postface et nanti d’une intéressant préface d’Éric Pessan, le recueil est articulé autour de La Construction de la muraille de Chine , une nouvelle de longueur moyenne, et de textes beaucoup plus courts, tous écrits entre 1917 et 1922 alors que l’empire austro-hongrois s’effondrait, que l’antisémitisme montait, parallèlement au sionisme, et que l’intérêt pour le Chine, immense et en partie incompréhensible, était fort. Passé Le chasseur Gracchus , un premier texte dont l’intérêt narratif m’a largement échappé, Kafka construit ici par fragments (certaines nouvelles ne font que deux ou trois pages) la vision d’un monde qui échappe largement à la compréhension humaine et dans lequel l’absurde (on le dit toujours) mais aussi l’arbitraire (on le dit parfois moins) est la norme. Le monde de Kafka est immense, comme la Chine. Immense au point que l’homme normal n’en voit jamais

Tolkien et la Grande Guerre - John Garth


"Tolkien et la Grande Guerre" est une magistrale biographie critique de Jonh Garth, publiée cette année par Christian Bourgois. C'est passionnant mais dru.

Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 76, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…).

Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout :

« Être emporté en pleine jeunesse par 1914 n’a pas été une expérience moins abominable qu’en 1939… en 1918, tous mes amis proches, sauf un, étaient morts. »
C’est en ces termes que J.R.R. Tolkien répondait aux critiques qui voyaient dans Le Seigneur des Anneaux une réaction à la Seconde Guerre mondiale. Tolkien et la Grande Guerre nous livre pour la première fois le récit exhaustif de ce qui l’a poussé très jeune à se lancer dans la création de la Terre du Milieu, alors que le monde autour de lui sombrait dans la catastrophe. Puisant dans les papiers personnels de Tolkien, cette biographie essentielle révèle l’horreur et l’héroïsme qu’il a pu connaître en tant qu’officier de transmissions dans la Somme et présente le cercle d’amis intimes qui l’incita à prêter vie à sa mythologie. John Garth montre ici que l’expérience de la Première Guerre mondiale est un élément fondamental de la force pérenne qui émane de la Terre du Milieu.

Voila. Rien de plus. Sinon voici ce qui m'attend :



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