Cullen Bunn - Bones of our stars, Blood of our world

Scénariste de comics et romancier, ce n'est apparemment pas le même set de compétences. C'est la conclusion qu'on doit tirer de la lecture de Bones of our stars, Blood of our world , le premier roman du scénariste Cullen Bunn . Là où un comic peut se permettre d'être frénétique, ici trop de personnages se succèdent trop vite dans une histoire convenue qui ne parvient même pas à être gore alors que c'est cette direction qu'elle vise. Ajoutons-y, pour faire bonne mesure, une écriture sans éclat, une enfilade de narrations à la troisième personne qui empêche tout investissement émotionnel, et l'éternelle petite ville insulaire en décrépitude dans laquelle on s'emmerde grave. Nihil novi sub sole , ça a été déjà fait, et beaucoup mieux. Passe ton chemin, lecteur !

14/18 encore et encore : Bleu Horizon chez HPF


Juste un petit mot pour signaler un recueil de nouvelles sur le Grande Guerre, intitulé "Bleu Horizon", et publié par HPF, la micro maison d'édition de l'association Héros de Papier Froissé.

17 textes écrits par des amateurs, de qualité et d'intérêt variables comme dans tout recueil. Quelques uns de ces textes ont particulièrement retenu mon attention car ils abordent la conflagration sous un angle qui tangente la SFFF, objet premier de ce blog.

Ne pars pas, de William Blanc, est un joli petit récit épistolaire qui met en scène une étrange femme (surnaturelle ?) prête à faire l'amour pour miner la guerre.

Lawrence, de Léa Marie, met à l'honneur un guérisseur naturel. Pourra-t-il se sauver lui-même ?

Trou de mémoire, de Kenova Pride, est une histoire de fantôme délicieusement ironique.

Le carnet de Moïshé, de Nicolas Saintier, un peu prévisible car un peu longue, est néanmoins un délice d'espoir utopique, de malentendu funeste, et de bonté bien mal récompensée. Le carnet de Moïshé, c'est l'histoire d'une uchronie qui aurait pu être et qui ne sera pas. “Fais du bien à Bertrand...

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