Dissipatio H.G. - Guido Morselli

« Il suffit d'un peu de courage.  Plus la douleur est déterminée et précise, plus l'instinct de la vie se débat, et l'idée de suicide tombe.  Quand j'y pensais, cela semblait facile. Et pourtant de pauvres petites femmes l'ont fait. Il faut de l'humilité, non de l'orgueil.  Tout cela me dégoute.  Pas de paroles. Un geste. Je n'écrirai plus. » Ces phrases, les dernières du Métier de vivre de Pavese, sont écrites neuf jours avant son suicide. Cette « idée de suicide », ce désir de mort, le narrateur anonyme de " Dissipation H.G. " les partage. Mais lui recule, n'utilise pas sa « fiancée à l’œil noir », et lorsqu'il sort de la grotte où il pensait mettre fin à ses jours, il réalise qu'il est maintenant seul sur Terre. Que toute l'humanité a disparu. Que ne reste plus que lui dans un monde vide d'hommes. " Dissipatio H.G. " est le journal de son expérience, vécue entre un village de montagne et la ville proche de Zuri

14/18 encore et encore : Bleu Horizon chez HPF


Juste un petit mot pour signaler un recueil de nouvelles sur le Grande Guerre, intitulé "Bleu Horizon", et publié par HPF, la micro maison d'édition de l'association Héros de Papier Froissé.

17 textes écrits par des amateurs, de qualité et d'intérêt variables comme dans tout recueil. Quelques uns de ces textes ont particulièrement retenu mon attention car ils abordent la conflagration sous un angle qui tangente la SFFF, objet premier de ce blog.

Ne pars pas, de William Blanc, est un joli petit récit épistolaire qui met en scène une étrange femme (surnaturelle ?) prête à faire l'amour pour miner la guerre.

Lawrence, de Léa Marie, met à l'honneur un guérisseur naturel. Pourra-t-il se sauver lui-même ?

Trou de mémoire, de Kenova Pride, est une histoire de fantôme délicieusement ironique.

Le carnet de Moïshé, de Nicolas Saintier, un peu prévisible car un peu longue, est néanmoins un délice d'espoir utopique, de malentendu funeste, et de bonté bien mal récompensée. Le carnet de Moïshé, c'est l'histoire d'une uchronie qui aurait pu être et qui ne sera pas. “Fais du bien à Bertrand...

Commentaires