Le Molosse - Tanabe d'après Lovecraft

Sortie du neuvième volume des adaptations de Lovecraft par Gou Tanabe. " Le Molosse " est le premier recueil réalisé par le mangaka japonais, il réunit trois nouvelles : Le Temple , écrite en 1920, Le Molosse , écrite en 1922, et La Cité sans nom , écrite en 1921. Le Temple est le plus longue et la plus réussie imho. Dans les coursives d'un U-boat allemand en perdition durant la première guerre mondiale, on plonge vers une cité engloutie alors que la folie gagne peu à peu tout l'équipage. Dure, claustrophobique, Le Temple , dans une ambiance éprouvante à la Das Boot , met l'homme face à des terreurs et des anciennetés sans nom. Un très bon récit joliment adapté. Le Molosse est plus (trop) classique. Deux amis occultistes, l'un des deux est le narrateur, première mention lovecraftienne du Nécronomicon , créature hostile invoquée involontairement par une amulette magique, on est ici dans du trop classique, encore trop proche de l'horreur traditionnelle en

La trahison du clerc


Après bientôt deux ans d’attente, voici le tome 5 des aventures du Juge Bao, intitulé "Les Larmes de Bouddha".

En route pour la capitale après ses enquêtes provinciales, le Juge échappe de justesse à l’effondrement d’un pont. Bloqué par des chutes de neige qui ralentissent les réparations, il trouve refuge dans un monastère bouddhiste proche. Celui-ci, très prospère, abrite une statue du Bouddha, toute faite d’or. Et non contente d’être très précieuse, la statue est réputée faire des miracles. Quel meilleur havre ?

Pourtant, rien ne va pour le mieux dans ce meilleur des mondes.

Une mystérieuse femme fantôme hante le monastère. Le comportement du vénérable semble suspect. Le rôle du novice recueilli par le Juge Bao dans le tome précédent est trouble.

Dans cette ambiance délétère, les gardes du Juge tombent malades les uns après les autres, d’une bien étrange maladie. Le Juge doit alors se rendre à l’évidence. Quelqu’un, dans l’ombre, cherche à lui nuire, et il devra trouver qui et pourquoi s’il veut conserver une chance de sauver sa vie, ceci d’autant plus difficilement qu’il est privé par la neige de son chef des gardes, et par la maladie, de ses soldats.

Les lecteur habituels (les autres devraient s’y mettre en commençant par le tome 1) retrouveront ici les beaux dessins à l’encre et les scénarios simples mais efficaces qui caractérisent cette élégante série. S’ils ont progressé d’épisode en épisode dans l’ordre, ils connaitront le plaisir supplémentaire de tirer encore un peu plus le fil rouge qui joint les épisodes entre eux et devrait trouver sa conclusion dans le prochain tome (si j’ai bien compris).

Juge Bao et les Larmes de Bouddha, Marty, Nie

L'avis d'Anudar

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