Machine Vendetta - Alastair Reynolds

Tu connais mon blog, lecteur, tu sais qu’à chaque nouveau volume d’un même cycle mon envie de chroniquer décroît. Je vais donc traiter brièvement le tome conclusif de la saga Prefect Dreyfus Emergencies ; il s’intitule Machine Vendetta . Bref ne signifie pas insignifiant. Je vais donc t’apprendre, lecteur, que ce troisième ouvrage est à la hauteur des précédents, qu’il les surpasse même en ceci qu’il fait encore évoluer ses personnages tout en dénouant tous les fils de l’intrigue tissés depuis le début du cycle. Sans trop spoiler, sache que, au fil d’enquêtes sur une série de meurtres et d’attentats, on ira dans cet ouvrage jusqu’à la conclusion de la guerre d’usure entre IA surpuissantes entamée dans le tome 1 . Sache que l’ouvrage, comme son prédécesseur, peut être lu avec un œil politique. La division à l’intérieur du Glitter Band , les actions violentes qui opposent les radicaux de « communautés » présentées comme adverses, le poids des vieilles rancœurs et des péchés pas...

Love and Hate


"Le livre des derniers jours" est le premier tome d’une série de BD en trois, intitulée Promise, et cosignée Lamy et Mickaël. Promise, comme la terre du même nom, mais surtout comme une pauvre femme destinée, à son insu, à connaître une union contre nature.

Car dans la petite ville de Promise, au milieu des neiges de l’Idaho, bien loin d’une Guerre de Sécession approchant de sa fin, arrive un étrange pasteur accompagné d’un terrifiant molosse. Celui qui dit se nommer Amos Laughton profite d’un drame qu’il a provoqué pour s’insérer rapidement, par mensonge, manipulation, et meurtre, au sein de la naïve communauté de Promise. Il fait planer sur celle-ci une menace que nul ne perçoit à l’exception d’une petite fille, Rachel. Aidée d’un shaman shoshone, elle tente, avec ses minuscules moyens, de lutter contre le démon.

Mêlant western et fantastique, "Le livre des derniers jours" est d’une lecture rapide et agréable. Scénario simple mais efficace, dénué des trous logiques que s’autorisent certains auteurs dès qu’il s’agit de fantastique, inquiétant personnage du révérend noir pénétrant dans Promise aussi facilement qu’un ver dans un fruit – car qui inspire plus confiance qu’un homme de Dieu -, promesse d’atrocités futures - car le plan avoué du « révérend » est loin d’être achevé -, sensation d’isolement, il est clair pour le lecteur que personne ne pourra aider la petite ville, si faible et si loin de tout, et que seule la clairvoyance d’une enfant pourra peut-être éviter une issue insupportable. A l’issue de ce premier tome, on n’en est pas là, les plans du Mal se déroulent sans accroc, et, pour Promise comme pour la mère de Rachel, le pire est à venir.

S’inspirant d’un poème (fictif ?) d’Edgar A. Perry (plus connu sous le nom d’Edgar Allan Poe) intitulé « Le chant de l’incube », Promise rappelle aussi « La nuit du chasseur » que l’auteur cite nommément dans ses remerciements, et dont le réalisateur donne son nom au héros noir de la série.
Le dessin soutient joliment l'histoire à mi-chemin entre réalisme et allégorie, entre western et fantastique donc.

Le livre des derniers jours, Promise t1, Lamy, Mickaël

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