The Apologists - Tade Thompson

The Apologists est une novella de Tade ‘Molly Southbourne’ Thompson, finaliste du BFSA Award 2025  (c’est mérité, ça mérite  même  mieux imho) . Elle est lisible là . Londres. Maintenant ? Bientôt ? Eve Stevens est une inspectrice de la police britannique. Elle vit avec Dane Russell, à l’évidence un artiste, peut-être un autiste. Alors que Dane travaille sur sa prochaine exposition, Eve est envoyée sur un double meurtre. La scène de crime est une maison. S'y trouvent une mère et sa fille. L’enquête commence. Eve s’y investit, au-delà même de son devoir. Phrases courtes au présent. Focalisation sur un point de vue. Primats des faits sur les sentiments. C’est le style qu’a choisi Thompson pour cette novella. Il est approprié. Dérangé d’abord par cette approche très minimaliste, le lecteur l’est encore plus quand il commence à réaliser que quelque chose ne va pas, que le monde d’Eve et Dane ne colle ni avec un maintenant connu ni avec un bientôt imaginable. Comme dans Les ...

Love and Hate


"Le livre des derniers jours" est le premier tome d’une série de BD en trois, intitulée Promise, et cosignée Lamy et Mickaël. Promise, comme la terre du même nom, mais surtout comme une pauvre femme destinée, à son insu, à connaître une union contre nature.

Car dans la petite ville de Promise, au milieu des neiges de l’Idaho, bien loin d’une Guerre de Sécession approchant de sa fin, arrive un étrange pasteur accompagné d’un terrifiant molosse. Celui qui dit se nommer Amos Laughton profite d’un drame qu’il a provoqué pour s’insérer rapidement, par mensonge, manipulation, et meurtre, au sein de la naïve communauté de Promise. Il fait planer sur celle-ci une menace que nul ne perçoit à l’exception d’une petite fille, Rachel. Aidée d’un shaman shoshone, elle tente, avec ses minuscules moyens, de lutter contre le démon.

Mêlant western et fantastique, "Le livre des derniers jours" est d’une lecture rapide et agréable. Scénario simple mais efficace, dénué des trous logiques que s’autorisent certains auteurs dès qu’il s’agit de fantastique, inquiétant personnage du révérend noir pénétrant dans Promise aussi facilement qu’un ver dans un fruit – car qui inspire plus confiance qu’un homme de Dieu -, promesse d’atrocités futures - car le plan avoué du « révérend » est loin d’être achevé -, sensation d’isolement, il est clair pour le lecteur que personne ne pourra aider la petite ville, si faible et si loin de tout, et que seule la clairvoyance d’une enfant pourra peut-être éviter une issue insupportable. A l’issue de ce premier tome, on n’en est pas là, les plans du Mal se déroulent sans accroc, et, pour Promise comme pour la mère de Rachel, le pire est à venir.

S’inspirant d’un poème (fictif ?) d’Edgar A. Perry (plus connu sous le nom d’Edgar Allan Poe) intitulé « Le chant de l’incube », Promise rappelle aussi « La nuit du chasseur » que l’auteur cite nommément dans ses remerciements, et dont le réalisateur donne son nom au héros noir de la série.
Le dessin soutient joliment l'histoire à mi-chemin entre réalisme et allégorie, entre western et fantastique donc.

Le livre des derniers jours, Promise t1, Lamy, Mickaël

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