The Will of the Many - James Islington

L’effet Streisand , tu connais, lecteur ? Et bien, il a fonctionné à plein récemment. The Will of the Many est un roman de fantasy à coloration romaine antique de James Islington. Lisant assez peu de fantasy, j’ignorais jusqu’à l’existence de ce roman qui, de fait, a bonne presse dans le monde anglo-saxon dont il est originaire. Et voilà qu’il est traduit et publié en France par l’éditeur Elder Craft. Et voici que le fandom repart encore une fois dans une de ces polémiques picrocholines dont il a le secret – celle-ci est un peu amusante car elle réactive, peut-être sans même le savoir, la notion de mort civile qui était une des originalités du droit antique. Si tu ignores de quelle polémique il s'agit, sache, lecteur, que tu n’as rien perdu. Toujours est-il qu’ainsi j’appris l’existence de ce roman et que, le pitch m’ayant intrigué, je décidai de l’acheter en VO pour le lire. Détails ci-dessous. Monde indéterminé de type terrestre. Ce monde connut, plusieurs siècles avant le débu...

Faire profil bas


Enfin le tome 18 de Walking Dead. Le plaisir est toujours le même à l’achat (qui clôt l’attente), puis le même à la lecture (jamais décevante).

Après l’horreur du tome précédent, après que Rick ait été contraint, pour éviter encore pire, de se soumettre au dictat des Saviors et de leur chef Negan, l’incompréhension est grande au sein de sa propre communauté face à ce qui apparait comme le renoncement à une légitime vengeance . Même son fils de 12 ans lui désobéit et s’infiltre dans le camp des Saviors, permettant ainsi au lecteur de découvrir bien des choses sur l’organisation de ce mystérieux groupe et sur la personnalité complexe de son leader.

Avec "What comes after", c’est aux débuts d’une nouvelle civilisation que s’attaque Kirkman, le créateur de cette toujours impressionnante série. Les hommes se regroupent, de gré ou de force, ils commencent donc à faire civilisation. Violence, inféodation, hommage, tribut, plusieurs groupes coexistent maintenant sur un territoire limité et ont connaissance les uns des autres. Chacun est organisé de manière différente, plus ou moins éclairée et/ou autoritaire ; chacun entretient avec les autres des rapports d’échange équitable ou de soumission/domination voire, pour certains, aucun rapport du tout. Les Saviors s’imposent de fait comme les suzerains de la zone, et, comme tout seigneur médiéval, Negan justifie sa violence par la nécessité de faire respecter l’ordre qu’il instaure, qu’il définit comme un échange (certes forcé mais à ses yeux équitable) de ressources contre de la protection. Une forme délirante de contrat social donc.

Mais chaque seigneur a ses ennemis, internes et externes. La violence crée la rancœur et un pouvoir dictatorial génère des révolutionnaires potentiels. Le vent se lève. La tempête devrait éclater dans le prochain volume.

What comes after, Walking Dead 18, Krikman, Adlard, Rathburn

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