Bangkok Déluge - Pitchaya Sudbanthad

« Krungthep mahanakhon amon rattanakosin mahintara ayuthaya mahadilok phop noppharat ratchathani burirom udomratchaniwet mahasathan amon piman awatan sathit sakkathattiya witsanukam prasit » : ville d'Asie, capitale de la Thaïlande. Aussi connue sous le nom de Bangkok . C'est dans la ville tentaculaire de ses origines que nous transporte Pitchaya Sudbanthad pour son premier roman, " Bangkok Déluge ". De la fin du XIX siècle au futur proche, Sudbanthad donne à voir, à entendre, à sentir, une ville monstre aussi fascinante qu'on cobra cracheur. Autour d'un site qui persiste d'un moment de la ville à l'autre, d'une maison qui fut mission chrétienne avant d'être une belle demeure et devint ensuite l'annexe d'un immeuble de grande hauteur, l'auteur déroule l'écheveau des vies qui en sont proches, au cœur d'une ville qui est le personnage principal du roman. Une ville que je n'avais pas lue aussi bien décrite depuis La fille a

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Enfin le tome 18 de Walking Dead. Le plaisir est toujours le même à l’achat (qui clôt l’attente), puis le même à la lecture (jamais décevante).

Après l’horreur du tome précédent, après que Rick ait été contraint, pour éviter encore pire, de se soumettre au dictat des Saviors et de leur chef Negan, l’incompréhension est grande au sein de sa propre communauté face à ce qui apparait comme le renoncement à une légitime vengeance . Même son fils de 12 ans lui désobéit et s’infiltre dans le camp des Saviors, permettant ainsi au lecteur de découvrir bien des choses sur l’organisation de ce mystérieux groupe et sur la personnalité complexe de son leader.

Avec "What comes after", c’est aux débuts d’une nouvelle civilisation que s’attaque Kirkman, le créateur de cette toujours impressionnante série. Les hommes se regroupent, de gré ou de force, ils commencent donc à faire civilisation. Violence, inféodation, hommage, tribut, plusieurs groupes coexistent maintenant sur un territoire limité et ont connaissance les uns des autres. Chacun est organisé de manière différente, plus ou moins éclairée et/ou autoritaire ; chacun entretient avec les autres des rapports d’échange équitable ou de soumission/domination voire, pour certains, aucun rapport du tout. Les Saviors s’imposent de fait comme les suzerains de la zone, et, comme tout seigneur médiéval, Negan justifie sa violence par la nécessité de faire respecter l’ordre qu’il instaure, qu’il définit comme un échange (certes forcé mais à ses yeux équitable) de ressources contre de la protection. Une forme délirante de contrat social donc.

Mais chaque seigneur a ses ennemis, internes et externes. La violence crée la rancœur et un pouvoir dictatorial génère des révolutionnaires potentiels. Le vent se lève. La tempête devrait éclater dans le prochain volume.

What comes after, Walking Dead 18, Krikman, Adlard, Rathburn

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