Imago - Octavia Butler

Cent ans après l’irruption des Oankalis dans le destin de l’espèce humaine , Jodhas est un enfant hybride de Lilith, l’héroïne de la saga. Enfant certes, mais il vient d’atteindre l’âge de la métamorphose qui fera de lui un adulte capable d’utiliser tous ses pouvoirs et de se reproduire. Problème : pour la première fois depuis qu’existent sur Terre ces hybrides qui abritent dans leur corps gênes humains et gênes oankalis, la métamorphose de Jodhas, destinée à le faire passer à l’état d’adulte, fera de lui un Ooloi, membre du troisième sexe Oankali et pilier de leur société. Et tu t’en souviens, lecteur, ces Oolois sont des génies génétiques capables de toutes les recombinaisons dans les organismes qu’ils touchent. Ils sont donc tout à la fois les intermédiaires entre les Oankalis et le monde vivant, les porteurs éternels de la mémoire millénaire de toutes les espèces vivantes rencontrées, et les intermédiaires obligés de la reproduction. Problème 2 : Jodhas sera le premier Ooloi issu d

Rape culture


La deuxième installation de la série « L’homme de l’année » est un bon cran en dessous de la première. Il faut dire que celle-ci avait mis la barre très haut, mais je regrette d’être encore une fois déçu par un Corbeyran qui, de plus en plus souvent, se banalise atrocement.

1431 décrit la quête de deux capitaines de Charles VII , devenus écorcheurs après la guerre, sur les traces du traitre qui livra Jeanne d’Arc à l’ost godon, en empêchant son retour dans la place-forte de Compiègne. Enquête (trop) simple, passage en revue des différents proches de la pucelle, interventions récurrentes d’un Gorge Profonde médiéval, jusqu’à un twist final capillotracté. Il manque un personnage à cette histoire qui, pourtant, est sensée nous raconter la vie de « L’homme de l’année ». Ici, celui-ci est caché, on le cherche, et il nous manque bien, comme au récit.

Néanmoins, on peut trouver une vraie qualité à cet album, c’est le dessin de Horne. Epuré, très peu encré, les planches sont une succession de très belles aquarelles, si peu polychromatiques qu’on pourrait presque les qualifier de lavis. L’architecture médiévale est superbement rendue ; châteaux, maisons à colombage, églises, s’offrent, plus vraies que nature, à l’observation. Parallèlement, la plupart du temps, les décors se fondent à l’arrière pour laisser au premier plan les personnages. Du background, et souvent de l’obscurité, surgissent en pleine vue les acteurs de l’époque. Du bien beau travail.

L’homme de l’année, t2 1431, Corbeyran, Horne, Froissard

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