Exquisite Corpses t3 - Tynion - Walsh - Bellaire

Suite et fin de la série Exquisite Corpses (avant une saison 2 déjà annoncée) . La fin du jeu approche. Les morts se multiplient, tant parmi les civils piégés d'Oak Valley que parmi les tueurs en compétition. Ils ne sont plus que cinq au début du TPB et, tu le sais, lecteur, il ne peut en rester qu'un. Tu te prépares donc à une conclusion attendu dans laquelle se vérifiera le caractère inhumain du jeu et de ses organisateurs (l'élimination du garde-chasse est significative) . Mais Tynion, aussi brillant que d'habitude, nous réserve deux nouveaux rebondissements (si ce n'est plus, tout dépend comment on compte) , après celui qui concluait déjà le volume précédent et surprenait par l'identité du concurrent éliminé. C'est donc à un roller-coaster épique, tant émotionnel que polémologique, que l'auteur et ses dessinateurs (!) convient ses lecteurs pour un final en feu d'artifice. Viens, lecteur ! Ne rate pas ce grand spectacle. Exquisite Corpses TPB3, Ty...

Rape culture


La deuxième installation de la série « L’homme de l’année » est un bon cran en dessous de la première. Il faut dire que celle-ci avait mis la barre très haut, mais je regrette d’être encore une fois déçu par un Corbeyran qui, de plus en plus souvent, se banalise atrocement.

1431 décrit la quête de deux capitaines de Charles VII , devenus écorcheurs après la guerre, sur les traces du traitre qui livra Jeanne d’Arc à l’ost godon, en empêchant son retour dans la place-forte de Compiègne. Enquête (trop) simple, passage en revue des différents proches de la pucelle, interventions récurrentes d’un Gorge Profonde médiéval, jusqu’à un twist final capillotracté. Il manque un personnage à cette histoire qui, pourtant, est sensée nous raconter la vie de « L’homme de l’année ». Ici, celui-ci est caché, on le cherche, et il nous manque bien, comme au récit.

Néanmoins, on peut trouver une vraie qualité à cet album, c’est le dessin de Horne. Epuré, très peu encré, les planches sont une succession de très belles aquarelles, si peu polychromatiques qu’on pourrait presque les qualifier de lavis. L’architecture médiévale est superbement rendue ; châteaux, maisons à colombage, églises, s’offrent, plus vraies que nature, à l’observation. Parallèlement, la plupart du temps, les décors se fondent à l’arrière pour laisser au premier plan les personnages. Du background, et souvent de l’obscurité, surgissent en pleine vue les acteurs de l’époque. Du bien beau travail.

L’homme de l’année, t2 1431, Corbeyran, Horne, Froissard

Commentaires