La Dame de la Seine - Claire Duvivier

Chronique inquiète et, de fait, raccourcie (mon blog est resté 24 heures ni mort ni vivant, tel le Chat de Schrödinger, ce qui m’a perturbé un peu) . 1593, Christopher Marlowe est un jeune Anglais qui cumule les rôles de poète et d’espion de la couronne anglaise. Pour fuir une vilaine affaire, il est emmené en mission secrète à Paris par son supérieur, protecteur et ancien amant, Thomas Walsingham, membre du Conseil privé et neveu du défunt maître espion Francis Walsingham . A peine arrivé à l’ambassade anglaise, le duo tombe sur le cadavre pendu du gardien de l’établissement, Olivier. Une coïncidence trop grosse pour être catholique. Il faudra donc enquêter sur cette affaire afin de voir en quoi elle peut interférer avec la mission des deux Anglais, d’autant plus que Thomas connaissait et appréciait Olivier. Marlowe découvre une ville qu’il ne connaissait pas, habitée par la méfiance, la peur et le rigorisme de la Ligue, une ville pleine de mystères et de vieilles rancœurs. La Dame d...

Rape culture


La deuxième installation de la série « L’homme de l’année » est un bon cran en dessous de la première. Il faut dire que celle-ci avait mis la barre très haut, mais je regrette d’être encore une fois déçu par un Corbeyran qui, de plus en plus souvent, se banalise atrocement.

1431 décrit la quête de deux capitaines de Charles VII , devenus écorcheurs après la guerre, sur les traces du traitre qui livra Jeanne d’Arc à l’ost godon, en empêchant son retour dans la place-forte de Compiègne. Enquête (trop) simple, passage en revue des différents proches de la pucelle, interventions récurrentes d’un Gorge Profonde médiéval, jusqu’à un twist final capillotracté. Il manque un personnage à cette histoire qui, pourtant, est sensée nous raconter la vie de « L’homme de l’année ». Ici, celui-ci est caché, on le cherche, et il nous manque bien, comme au récit.

Néanmoins, on peut trouver une vraie qualité à cet album, c’est le dessin de Horne. Epuré, très peu encré, les planches sont une succession de très belles aquarelles, si peu polychromatiques qu’on pourrait presque les qualifier de lavis. L’architecture médiévale est superbement rendue ; châteaux, maisons à colombage, églises, s’offrent, plus vraies que nature, à l’observation. Parallèlement, la plupart du temps, les décors se fondent à l’arrière pour laisser au premier plan les personnages. Du background, et souvent de l’obscurité, surgissent en pleine vue les acteurs de l’époque. Du bien beau travail.

L’homme de l’année, t2 1431, Corbeyran, Horne, Froissard

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