The Book of all Skies - Greg Egan

Imaginez un monde « coupé » en un très grand nombre de morceaux. Des morceaux qui, chacun, semblent un monde à part entière ou au moins un pays, dotés chacun d'un nom, d'une population (souvent) , d'une « ambiance » physique ou zoologique, d'une plus ou moins grande proximité avec son étoile. On passe de l'un à l'autre de ces morceaux à travers un « anneau » ou « cerceau », accessible depuis un point géographique précis du monde présent dans chaque morceau, ce qui fait de ce monde un espace multiplement connecté. Si on utilise l'anneau dans un sens on atteint un certain morceau (« ciel », d’où le titre) qu'on peut se représenter comme « au-dessus », et si on l'utilise dans l'autre sens on atteint le « ciel » qui serait « en-dessous » – tout ceci hors de toute verticalité physique bien entendu. De saut en saut on ferait – si tout était optimal – une boucle sans fin qui finirait par ramener le voyageur à son point de départ. Sous l'un de ces c

Rape culture


La deuxième installation de la série « L’homme de l’année » est un bon cran en dessous de la première. Il faut dire que celle-ci avait mis la barre très haut, mais je regrette d’être encore une fois déçu par un Corbeyran qui, de plus en plus souvent, se banalise atrocement.

1431 décrit la quête de deux capitaines de Charles VII , devenus écorcheurs après la guerre, sur les traces du traitre qui livra Jeanne d’Arc à l’ost godon, en empêchant son retour dans la place-forte de Compiègne. Enquête (trop) simple, passage en revue des différents proches de la pucelle, interventions récurrentes d’un Gorge Profonde médiéval, jusqu’à un twist final capillotracté. Il manque un personnage à cette histoire qui, pourtant, est sensée nous raconter la vie de « L’homme de l’année ». Ici, celui-ci est caché, on le cherche, et il nous manque bien, comme au récit.

Néanmoins, on peut trouver une vraie qualité à cet album, c’est le dessin de Horne. Epuré, très peu encré, les planches sont une succession de très belles aquarelles, si peu polychromatiques qu’on pourrait presque les qualifier de lavis. L’architecture médiévale est superbement rendue ; châteaux, maisons à colombage, églises, s’offrent, plus vraies que nature, à l’observation. Parallèlement, la plupart du temps, les décors se fondent à l’arrière pour laisser au premier plan les personnages. Du background, et souvent de l’obscurité, surgissent en pleine vue les acteurs de l’époque. Du bien beau travail.

L’homme de l’année, t2 1431, Corbeyran, Horne, Froissard

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