Batman Second Knight - Jurgens - Perkins

Quelques mots pour signaler la sortie de Batman Second Knight chez Urban Black Label. Nous sommes en 1940, dans l’univers alternatif imaginé par Dan Jurgens et Mike Perkins. Après avoir vaincu des monstres morts-vivants dans l’opus précédent , Batman est confronté à deux redoutables adversaires. D’abord, celui qu’on nommera le Bourreau commence une campagne de terreur qui lui fait assassiner de manière atroce et très graphique des civils innocents (dans une ville où, habituellement, les morts sont des mafieux, des policiers ou des politiciens corrompus) . La peur se répand vite sur la ville car si des braves gens, et même de bons samaritains en l’occurrence, sont enlevés au hasard puis exécutés de sordide manière, alors nul n’est à l’abri. Le commerce se ressent rapidement de l’inquiétude grandissante car plus personne n’ose sortir seul ou tard ; même les prostituées perdent leurs clients, ce qui ne fait guère les affaires de Moxie, le proxénète indic de Batman déjà vu dans l’épisode ...

Rape culture


La deuxième installation de la série « L’homme de l’année » est un bon cran en dessous de la première. Il faut dire que celle-ci avait mis la barre très haut, mais je regrette d’être encore une fois déçu par un Corbeyran qui, de plus en plus souvent, se banalise atrocement.

1431 décrit la quête de deux capitaines de Charles VII , devenus écorcheurs après la guerre, sur les traces du traitre qui livra Jeanne d’Arc à l’ost godon, en empêchant son retour dans la place-forte de Compiègne. Enquête (trop) simple, passage en revue des différents proches de la pucelle, interventions récurrentes d’un Gorge Profonde médiéval, jusqu’à un twist final capillotracté. Il manque un personnage à cette histoire qui, pourtant, est sensée nous raconter la vie de « L’homme de l’année ». Ici, celui-ci est caché, on le cherche, et il nous manque bien, comme au récit.

Néanmoins, on peut trouver une vraie qualité à cet album, c’est le dessin de Horne. Epuré, très peu encré, les planches sont une succession de très belles aquarelles, si peu polychromatiques qu’on pourrait presque les qualifier de lavis. L’architecture médiévale est superbement rendue ; châteaux, maisons à colombage, églises, s’offrent, plus vraies que nature, à l’observation. Parallèlement, la plupart du temps, les décors se fondent à l’arrière pour laisser au premier plan les personnages. Du background, et souvent de l’obscurité, surgissent en pleine vue les acteurs de l’époque. Du bien beau travail.

L’homme de l’année, t2 1431, Corbeyran, Horne, Froissard

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