Blacktail - Scott Hawkins

Blacktail est le nom d’un loup sauvage qui, à la suite d’une tragédie personnelle, se lance dans l’incroyable quête de détruire l’humanité pour rendre aux animaux leur place et rétablir l’ordre naturel. Blacktail est le nouveau roman de Scott Hawkins. Onze ans après l’impressionnant The Library at Mount Char , Hawkins revient avec une nouvelle histoire entre fantastique et vision métaphysique. Car, en effet, comme dans son précédent roman, Hawkins n’hésite pas à faire intervenir des divinités et des puissances cosmiques, dans ce que les joueurs de ADD nommeraient le Premier plan matériel (autrement dit, ici-bas) . Mais là où The Library at Mount Char prenait aux tripes, Blacktail , assez rapidement, donne le sentiment d’être un conte pour enfants sur lequel Hawkins aurait déversé du gore et des larmes. C’est de l’épopée d’un loup qu’il s’agit ici, un loup grand et fort mais solitaire. Blacktail est le fils d’une mère morte ( tuée volontairement par des humains) , le compagnon d’une ch...

Rape culture


La deuxième installation de la série « L’homme de l’année » est un bon cran en dessous de la première. Il faut dire que celle-ci avait mis la barre très haut, mais je regrette d’être encore une fois déçu par un Corbeyran qui, de plus en plus souvent, se banalise atrocement.

1431 décrit la quête de deux capitaines de Charles VII , devenus écorcheurs après la guerre, sur les traces du traitre qui livra Jeanne d’Arc à l’ost godon, en empêchant son retour dans la place-forte de Compiègne. Enquête (trop) simple, passage en revue des différents proches de la pucelle, interventions récurrentes d’un Gorge Profonde médiéval, jusqu’à un twist final capillotracté. Il manque un personnage à cette histoire qui, pourtant, est sensée nous raconter la vie de « L’homme de l’année ». Ici, celui-ci est caché, on le cherche, et il nous manque bien, comme au récit.

Néanmoins, on peut trouver une vraie qualité à cet album, c’est le dessin de Horne. Epuré, très peu encré, les planches sont une succession de très belles aquarelles, si peu polychromatiques qu’on pourrait presque les qualifier de lavis. L’architecture médiévale est superbement rendue ; châteaux, maisons à colombage, églises, s’offrent, plus vraies que nature, à l’observation. Parallèlement, la plupart du temps, les décors se fondent à l’arrière pour laisser au premier plan les personnages. Du background, et souvent de l’obscurité, surgissent en pleine vue les acteurs de l’époque. Du bien beau travail.

L’homme de l’année, t2 1431, Corbeyran, Horne, Froissard

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