Engines of Reason - Adrian Tchaikovsky

On se souvient d’ Elder Race , une très bonne novella d’Adrian Tchaikovsky parue en France sous le titre Le Dernier des Aînés . Voici qu’arrive Engines of Reason , qui en est la suite directe. Royaume de Lannesite toujours, mais celui-ci a bien changé. Certes, il n’y a plus de mystère sur l’identité des uns et des autres pour qui a lu le tome 1 (et on signalera que ce texte-ci est parfaitement compréhensible même sans avoir lu son prédécesseur) , mais c’est la nouvelle forme qu’a pris le royaume – et plus précisément sa politique – qu’on découvrira dans les pages de cet opus. Lannesite est gouvernée par une régente, Daimlesse, la fille aînée de feu la reine précédente. Daimlesse dirige et impulse en laissant à sa sœur cadette, Cantiresse, la mise en œuvre des décisions ; un genre de couple Président/Premier ministre. La sœur suivante, Lyn, qui était l’héroïne du volume précédent, a quitté le palais et la capitale pour servir d’émissaire itinérante à sa sœur aînée. Engines of R...

Fétide panier de crabes


"Ferals", sorti ces jours-ci chez Panini, est violent, gore, sexuel. Ce qu’on attend d’une histoire de loup-garou après tout.

Dans une très petite ville du Minnesota, un homme est atrocement tué et démembré. L’enquête est menée par le guère brillant shérif Dale Chestnutt. D’autres meurtres suivront ; Chestnutt comprendra rapidement qu’il s’est mis dans la ligne de mire du tueur, et que celui-ci n’est pas humain.

"Ferals" est clairement un comics pour public averti. Scénarisé par ce David Lapham qui avait écrit la seconde saison du « Crossed » de Ennis, Ferals va dans la même direction que le cinéma gore le plus explicite. A Cypres, l’une de ces petites communautés villageoises typiques de la part rurale et reculée des Etats-Unis, une humanité peu ragoutante vit, boit de la Bud et copule, dans un eternel présent entre boulot lo-tek, chasse en forêt, billard au saloon, et un peu de sexe quand c’est possible. L’intrusion de l’Extérieur, d’un monstre issu d’une communauté encore plus fermée et aux règles bien plus strictes, détruit la tranquillité endormie de la petite ville et oblige Chestnutt à aller au devant de son destin.
C’est régressif, guère intellectuel, mais c’est stressant, ça prend aux tripes, et c’est l’effet recherché. D’autant qu’il y a plus à cette histoire que la simple divagation solitaire d’un loup-garou et que communautés secrètes et services très secrets se mêlent à la danse.

Le dessin est réaliste, explicite comme il faut pour ce genre de récit, tout à fait satisfaisant. Il fait le boulot.

A la fin de ce premier tome, le lecteur a été convenablement distrait (de manière assez instinctive, j’en conviens), il est intrigué par un certain nombre de questions restées sans réponse sur l’identité et les secrets des groupes en conflit. Il a envie de lire la suite pour savoir ce qu’il ignore et connaître le fin mot de l’histoire.

Ferals t1, Instinct animal, Lapham, Andrade

Commentaires