Something is Killing the Children t1, Tynion IV, Dell’Edera, Muerto

Juste quelques mots (et cette fois vraiment pas plus) sur le TPB 1 du Something is Killing the Children de l’énorme James Tynion IV, illustré par Dell’Edera et Muerto. Commençons par donner le résumé éditeur : Lorsque les enfants de la petite ville d'Archer's Peak se mettent à disparaître les uns après les autres - certains sans laisser la moindre trace, d'autres dans des circonstances extrêmement violentes - la peur, la colère et la suspicion envahissent l'entourage des victimes et laissent la police locale dans le plus grand désarroi. Aussi, quand le jeune James, seul témoin oculaire du massacre de ses trois camarades, sort de son mutisme pour parler de créatures terrifiantes vivant dans la pénombre, le coupable semble tout trouvé. Son seul espoir viendra d'une étrange inconnue, Erica Slaughter, tueuse de monstres capable de voir l'impensable, ce que l'inconscient des adultes a depuis longtemps préférer occulter. Something is Killing the Children est l’

Angle mort 8

Je signale tard, mais mieux vaut tard que jamais, la disponibilité en téléchargement gratuit (ou à l'achat au numéro ce qui est mieux) du numéro 8 de la toujours très bonne revue numérique Angle Mort.

On y trouvera une nouvelle de Théodora Goss, intitulée Les beaux garçons, une de Jean-Claude Dunyach, Paysage avec intrus, et une de Léo Henry, Down by the train, à chaque fois avec les interviews des auteurs.

On y trouvera aussi la délicieuse nouvelle Infinis, de la physicienne indienne Vandanah Singh. Sous une forme qui rappelle le conte philosophique, elle raconte l'histoire tourmentée d'une Inde en proie aux tensions religieuses récurrentes et meurtrières entre hindous et musulmans ; elle y raconte aussi et surtout l'histoire d'un homme simple et bon qui rêve de comprendre tout l'Univers par les mathématiques, au sein d'un monde qu'il ne comprend guère, et heureusement entouré de son ami poète, de sa mère bien vieille, et même de ses peu amènes enfants. Elle conte l'histoire de ce moment de grâce durant lequel le génie donne l'intuition d'une autre réalité ou d'une explication plus profonde, intuition qu'il faut saisir puis passer des années à vérifier et à formaliser. Simple et spirituelle, Infinis est une très belle nouvelle, et un hommage vibrant aux mathématiques, dont il ne faut pas se priver.

Cette lecture participe au Challenge JLNN


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