Fables 10 - Willingham - Buckingham

Dernière chronique courte (a priori) de la période, cette fois pour dire un mot du dernier tome de la série Fables chez Urban Nomad. C’est la conclusion – attendue et redoutée – d’une série fleuve d’une qualité rarement atteinte. Ultime confrontation entre Cendrillon et Frau Totenkinder. Deuil et destruction. Fableville finie, les Communs découvre les Fables. Les deux espèces cohabiteront. Le monde des Communs, qui jusqu’ici ne l’était pas, deviendra progressivement un monde magique. Quant à l’épopée épique, elle se termine sur le climax de la montée aux extrêmes entre Rose Rouge et Blanche Neige. Tu ne connaîtras l’issue de cette confrontation sororicide, lecteur, qu’après avoir lu cet ultime opus. Ceci fait, tout ayant été écrit et accompli, les auteurs – singulièrement Willingham et Buckingham – disent au revoir à une bonne partie de leurs personnages avec une succession de « Dernière histoire de... » qui permet de voir une dernière fois les nombreux êtres, si riches et ...

En tuer 10 pour en sauver 100


"Le mal d’Orion" est le troisième tome de la série « Neige Fondation », cycle de BD post-apo situé dans une Europe en ruines et préquel à la série « Neige » de Didier Convard.

Glaciation et virus mutants ont joints involontairement leur effort pour détruire la civilisation européenne. Ne subsistent de l’orgueilleuse Europe que quelques enclaves sédentaires possédant un semblant d’organisation, de petits groupes de chasseurs nomades éparpillés, des myriades de pillards et de bandits de grand chemin, et des maisonnées de gueux, plus ou moins cannibales et plus ou moins dégénérés.
L’une des organisations survivantes est la Fraternité qui unit ceux des clans et des groupes qui cherchent à préserver les règles de la civilisation contre les assauts incessants de la barbarie environnante. L’une de ses places fortes est l’Hospitalerie qui détient et distribue discrétionnairement (mais en vertu de règles que nul ne peut transgresser) les seules doses de vaccin qui existent, et à partir de laquelle rayonne l'essentiel de l'action. Au dessus et dans le secret, œuvrent les mystérieux « Douze » dont l’objectif est de refaire un monde vivable de la sauvagerie européenne, et dans un premier temps d’empêcher la pandémie d’y détruire toute vie.

Après un premier tome excitant, et un second un peu plus convenu, "Le mal d’Orion" remet de la vie, du risque et de l’inattendu dans la série. Dur, violent, tourmenté (on est proche parfois de l’ambiance de Mad Max II), on y voit, comme on l’entrevoyait déjà dans les volumes précédents, s’affronter les notions de devoir et de liberté. On y aussi voit le dilemme que pose la confrontation de l’intérêt général et de l’intérêt particulier, voire intime. Les Douze ont fait le choix de la préservation de l’espèce au prix du sacrifice de telle ou telle de ses parties. Ils œuvrent dans l’ombre, non désignés, non élus, et hors de toute responsabilité politique à ce qu’ils considèrent comme la plus grande de toutes les missions : la survie de l’humanité. Machiavéliens et froids, despotes éclairés dans l'ombre, ils n’hésiteront pas à sacrifier une capitale pour empêcher la propagation du virus. L’avenir est à ce prix.

Neige Fondation, t3 Le mal d’Orion, Convard, Adam, Poli, Hostache
t2 L'écharneur
t1 Le sang des innocents

Commentaires

Lune a dit…
Mad Max II ! Intéressant !
Gromovar a dit…
Les groupes plus ou moins assiégés par les hordes.