Falstaff - Boisserie - Goho - Merlet - Rouger

Henri IV, dit Henri de Bolingbroke , fut roi d’Angleterre de 1399 à 1413. Il monta sur le trône après l’éviction de Richard II, consécutive à une rébellion dont le jeune Henri avait pris la tête et qui comptait dans ses rangs une partie des plus grands seigneurs d’Angleterre. Capture du roi, interprétation créative de l’ordre de succession, Henri est couronné à Westminster en 1399. Mal arrivé sur le trône, Henri devra lutter durant tout son règne contre des rébellions successives qui rallieront même ses alliés originels. Il mourra le 20 mars 1413 après plusieurs années de troubles de santé. Son fils aîné lui succédera sous le nom d’Henri V. Ce dernier relancera la guerre de Cent Ans. De cette histoire pleine de bruit et de fureur, Shakespeare tira une pièce en deux parties, Henri IV , puis Henri V , deux pièces historiques. Il y inséra, du moins dans la première, le personnage de Falstaff (pardon, sir John Falstaff) , un protagoniste fictif d’une irrésistible truculence, un bouffon gr...

The Weird anthology (note 3)


Acheté il y a peu la colossale anthologie "The Weird", dirigée par les Vandermeer (on peut trouver pire comme anthologistes). 1152 pages, 110 nouvelles et autant d’auteurs, un siècle d’envergure, 1,4 kilo (on comprend mieux l’exquis dessin de Karl Lagerfeld ci-dessous). Et, last but not least, British Fantasy Award 2012 de la meilleure anthologie.

Deux belles introductions de Moorcok et de Jeff Vandermeeer définissant le Weird, comme (je résume de nombreuses page en deux mots, c’est donc réducteur) du « fantastique étrange ».

Quelques noms d’invités : Kafka, Lovecraft, Gibson, Miéville, Borges, Walpole, Leiber, Link, Tuttle, Gaiman, etc… (il y en a 100 de plus dans l'ouvrage).

Je la lirai au fil de l’eau, une ou deux nouvelles entre chaque gros livre, comme on mange du gingembre entre deux sushis différents. Et parfois, j’en dirai un (bref) mot ici, car on peut se procurer certains de ces textes, même sans acheter l’anthologie.

Parlons ici d'une des nouvelles que j'aime le plus, une nouvelle lue il y a bien longtemps dans le recueil "Gravé sur chrome", en VF, et qui est encore supérieure en VO dans "The Weird".

The Belonging Kind, Le Genre Intégré en français, est imho la meilleure nouvelle de William Gibson (coécrite avec John Shirley). Et pourtant elle n'est pas cyberpunk, évoquant plutôt une Amérique des années moderne stylisée.

C'est un texte sur lequel j'ai du mal à être objectif tant je l'ai dans la tête depuis 20 ans, et tant il me fait penser à certains clubs de jazz que j'adorais fréquenter, justement pour leur ambiance fin de nuit (voire fin de tout) décrite dans la nouvelle. Qu'on sache seulement qu'il y a un secret caché qui se révèle au narrateur comme au lecteur, que tous deux s'enfoncent de concert (c'est le cas de le dire) dans une atmosphère progressivement de plus en plus inquiétante, qu'on y voit des bars de nuit et les gens qui les fréquentent, ces gens toujours les mêmes, toujours présents, différents dans le phénotype mais identiques dans le génotype. Jusqu'à la révélation. Superbe texte. Vraiment.

The Belonging Kind, William Gibson et John Shirley

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