The Tyranny of Faith - Richard Swan

The Tyranny of Faith est le tome 2 de la trilogie entamée par Richard Swan avec La Justice des rois (en VF) . Pour la présentation du contexte, on peut cliquer ici. Pour ce qui est de ce deuxième tome, on sait (ou pas) que j’aime peu chroniquer les tomes n, d’autant que je ne résume jamais beaucoup l’histoire (ce n’est pas le point de ce blog, ça ne devrait être celui d’aucun chroniqueur de livre) . Que dire alors ? The Tyranny of Faith a les qualités de son prédécesseur. L’intrigue, qui était complexe, le devient encore plus, et l’ampleur du complot visant à renverser l’Empire se révèle peu à peu dans ses impressionnantes dimensions. Si l’histoire se développe, les personnages le font aussi, notamment la narratrice, Helena, dont les affres et tourments intérieurs sont largement exposés. La jeune femme grandit, devient adulte d’une certaine manière, en étant peu à peu forcée d’admettre que le monde et ceux qui l’entourent ne sont pas tout d’un bloc. Helena découvre dans la douleur ...

The Weird anthology (note 3)


Acheté il y a peu la colossale anthologie "The Weird", dirigée par les Vandermeer (on peut trouver pire comme anthologistes). 1152 pages, 110 nouvelles et autant d’auteurs, un siècle d’envergure, 1,4 kilo (on comprend mieux l’exquis dessin de Karl Lagerfeld ci-dessous). Et, last but not least, British Fantasy Award 2012 de la meilleure anthologie.

Deux belles introductions de Moorcok et de Jeff Vandermeeer définissant le Weird, comme (je résume de nombreuses page en deux mots, c’est donc réducteur) du « fantastique étrange ».

Quelques noms d’invités : Kafka, Lovecraft, Gibson, Miéville, Borges, Walpole, Leiber, Link, Tuttle, Gaiman, etc… (il y en a 100 de plus dans l'ouvrage).

Je la lirai au fil de l’eau, une ou deux nouvelles entre chaque gros livre, comme on mange du gingembre entre deux sushis différents. Et parfois, j’en dirai un (bref) mot ici, car on peut se procurer certains de ces textes, même sans acheter l’anthologie.

Parlons ici d'une des nouvelles que j'aime le plus, une nouvelle lue il y a bien longtemps dans le recueil "Gravé sur chrome", en VF, et qui est encore supérieure en VO dans "The Weird".

The Belonging Kind, Le Genre Intégré en français, est imho la meilleure nouvelle de William Gibson (coécrite avec John Shirley). Et pourtant elle n'est pas cyberpunk, évoquant plutôt une Amérique des années moderne stylisée.

C'est un texte sur lequel j'ai du mal à être objectif tant je l'ai dans la tête depuis 20 ans, et tant il me fait penser à certains clubs de jazz que j'adorais fréquenter, justement pour leur ambiance fin de nuit (voire fin de tout) décrite dans la nouvelle. Qu'on sache seulement qu'il y a un secret caché qui se révèle au narrateur comme au lecteur, que tous deux s'enfoncent de concert (c'est le cas de le dire) dans une atmosphère progressivement de plus en plus inquiétante, qu'on y voit des bars de nuit et les gens qui les fréquentent, ces gens toujours les mêmes, toujours présents, différents dans le phénotype mais identiques dans le génotype. Jusqu'à la révélation. Superbe texte. Vraiment.

The Belonging Kind, William Gibson et John Shirley

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