Painstaking - Rich Larson

Nous parlions ce matin de guerrier immortel, de facteur de régénération, de combats surhumains, dans une ambiance mythologique. On peut lire en VO un texte bien plus court de Rich Larson. Il s'intitule Painstaking et est lisible là . Autre salle, autre ambiance, autre origine du pouvoir, mais même genre de personnage. Un homme, modifié pour se régénérer sans limite, doit fuir ceux qui veulent sa mort dans une Namibie du futur. Il parcourt pour ce faire une ville que Larson décrit avec force détails, comme il le fait toujours, construisant un monde dont on sent la cohérence même si on n'en voit qu'une infime partie. Il donne aussi l'occasion, chemin faisant, de s'interroger sur l'identité potentielle d'un double bourgeonné. Qu'est donc le double pour moi ? Un jumeau ? Un frère ? Un fils ? Un clone ? Une copie carbone ou un individu doté dès son apparition d'une personnalité et d'un agenda propres ? Même si le texte laisse un peu sur sa faim, Lar...

The Weird anthology (note 2)


Acheté il y a peu la colossale anthologie "The Weird", dirigée par les Vandermeer (on peut trouver pire comme anthologistes). 1152 pages, 110 nouvelles et autant d’auteurs, un siècle d’envergure, 1,4 kilo (on comprend  mieux l’exquis dessin de Karl Lagerfeld ci-dessous). Et, last but not least, British Fantasy Award 2012 de la meilleure anthologie.

Deux belles introductions de Moorcok et de Jeff Vandermeeer définissant le Weird, comme (je résume de nombreuses page en deux mots, c’est donc réducteur) du « fantastique étrange ».

Quelques noms d’invités : Kafka, Lovecraft, Gibson, Miéville, Borges, Walpole, Leiber, Link, Tuttle, Gaiman, etc… (il y en a 100 de plus dans l'ouvrage).

Je la lirai au fil de l’eau, une ou deux nouvelles entre chaque gros livre, comme on mange du gingembre entre deux sushis différents. Et parfois, j’en dirai un (bref) mot ici, car on peut se procurer certains de ces textes, même sans acheter l’anthologie.


Suite de ma ballade dans l’anthologie "The Weird" avec la très originale nouvelle Sandkings (Hugo et Nebula 1979, quand même) de l’incontournable George RR Martin. SF d’horreur, inquiétante à souhait, sur un autre monde que le notre. Ca commence un peu comme Gremlins mais ça se termine de manière bien plus terrible. On y constate avec horreur les méfaits du dandysme amoral lorsqu’il se combine à l’exobiologie. Un très bon texte.

Autre bon texte, le Window (nominé pour le Nebula 1980) de Bob Leman. Une expérience scientifique ouvre une fenêtre vers « l’ailleurs ». Un « ailleurs » observé qui finit par comprendre qu’il l’est, et décide de faire savoir qu’il pourrait passer la fenêtre pour venir s’occuper de ses observateurs. Une nouvelle qui devient soudain angoissante, et n’est pas sans rappeler certains thèmes lovecraftiens.

Sandkings, George RR Martin
Window, Bob Leman

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