Brombal - Phillips - Tout ce qui meurt et agonise

L’apocalypse zombie a eu lieu, elle a emporté presque toute l’humanité. Mais dans la petite ville américaine de Caverton, Jack Chandler, un fermier, s’est découvert immunisé ; seul de sa petite communauté, il a survécu au fléau. Seul survivant certes, mais pas solitaire. En effet, autour de Jack et avec lui, « vivent » son mari Luke, leur fille Daisy, qu’il adore, et aussi tous les habitants de la petite ville. Ces morts-vivants, par pure mémoire musculaire, rejouent chaque jour sa dernière journée, sans agressivité car, nourris par Jack, ils n’éprouvent plus le besoin de mordre ni d’attaquer. Jack, le seul qui n’est pas trépassé, est leur fermier – un religieux dirait leur berger. Il prend soin d’eux, les nourrit, veille à entretenir les cultures et le bétail grâce auxquels lui-même survit. Mais voilà qu’arrive dans la ville un groupe d’humains, pleins de violence et d’idées définitives sur les places respectives des hommes et des zombies. Tout part alors en vrille. Tout ce q...

The Weird anthology (note 2)


Acheté il y a peu la colossale anthologie "The Weird", dirigée par les Vandermeer (on peut trouver pire comme anthologistes). 1152 pages, 110 nouvelles et autant d’auteurs, un siècle d’envergure, 1,4 kilo (on comprend  mieux l’exquis dessin de Karl Lagerfeld ci-dessous). Et, last but not least, British Fantasy Award 2012 de la meilleure anthologie.

Deux belles introductions de Moorcok et de Jeff Vandermeeer définissant le Weird, comme (je résume de nombreuses page en deux mots, c’est donc réducteur) du « fantastique étrange ».

Quelques noms d’invités : Kafka, Lovecraft, Gibson, Miéville, Borges, Walpole, Leiber, Link, Tuttle, Gaiman, etc… (il y en a 100 de plus dans l'ouvrage).

Je la lirai au fil de l’eau, une ou deux nouvelles entre chaque gros livre, comme on mange du gingembre entre deux sushis différents. Et parfois, j’en dirai un (bref) mot ici, car on peut se procurer certains de ces textes, même sans acheter l’anthologie.


Suite de ma ballade dans l’anthologie "The Weird" avec la très originale nouvelle Sandkings (Hugo et Nebula 1979, quand même) de l’incontournable George RR Martin. SF d’horreur, inquiétante à souhait, sur un autre monde que le notre. Ca commence un peu comme Gremlins mais ça se termine de manière bien plus terrible. On y constate avec horreur les méfaits du dandysme amoral lorsqu’il se combine à l’exobiologie. Un très bon texte.

Autre bon texte, le Window (nominé pour le Nebula 1980) de Bob Leman. Une expérience scientifique ouvre une fenêtre vers « l’ailleurs ». Un « ailleurs » observé qui finit par comprendre qu’il l’est, et décide de faire savoir qu’il pourrait passer la fenêtre pour venir s’occuper de ses observateurs. Une nouvelle qui devient soudain angoissante, et n’est pas sans rappeler certains thèmes lovecraftiens.

Sandkings, George RR Martin
Window, Bob Leman

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