L'Enfant du Deptford - Nat Cassidy

L'Enfant du Deptford , de Nat Cassidy, un roman trop mou, trop fade, trop quelconque pour séduire. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 125, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : Et si votre enfant n'était plus vraiment… le vôtre ? Après la naissance très compliquée de leur fille Charlie, Ana et Reid ont désespérément besoin d'un nouveau départ. Tout semble enfin leur sourire lorsqu'ils ont l'occasion, pour un loyer modique, de vivre dans un appartement au Deptford, l'un des immeubles les plus prestigieux de Manhattan, avec vue sur Central Park. Mais très vite, une présence insidieuse se fait sentir. Bruits inexpliqués, couloirs secrets, voisins inquiétants… Puis le doute s'installe. Quelque chose cloche. Dans l'immeuble. Et avec le bébé. Un roman troublant, intense et profondément dérang...

The Weird anthology (note 2)


Acheté il y a peu la colossale anthologie "The Weird", dirigée par les Vandermeer (on peut trouver pire comme anthologistes). 1152 pages, 110 nouvelles et autant d’auteurs, un siècle d’envergure, 1,4 kilo (on comprend  mieux l’exquis dessin de Karl Lagerfeld ci-dessous). Et, last but not least, British Fantasy Award 2012 de la meilleure anthologie.

Deux belles introductions de Moorcok et de Jeff Vandermeeer définissant le Weird, comme (je résume de nombreuses page en deux mots, c’est donc réducteur) du « fantastique étrange ».

Quelques noms d’invités : Kafka, Lovecraft, Gibson, Miéville, Borges, Walpole, Leiber, Link, Tuttle, Gaiman, etc… (il y en a 100 de plus dans l'ouvrage).

Je la lirai au fil de l’eau, une ou deux nouvelles entre chaque gros livre, comme on mange du gingembre entre deux sushis différents. Et parfois, j’en dirai un (bref) mot ici, car on peut se procurer certains de ces textes, même sans acheter l’anthologie.


Suite de ma ballade dans l’anthologie "The Weird" avec la très originale nouvelle Sandkings (Hugo et Nebula 1979, quand même) de l’incontournable George RR Martin. SF d’horreur, inquiétante à souhait, sur un autre monde que le notre. Ca commence un peu comme Gremlins mais ça se termine de manière bien plus terrible. On y constate avec horreur les méfaits du dandysme amoral lorsqu’il se combine à l’exobiologie. Un très bon texte.

Autre bon texte, le Window (nominé pour le Nebula 1980) de Bob Leman. Une expérience scientifique ouvre une fenêtre vers « l’ailleurs ». Un « ailleurs » observé qui finit par comprendre qu’il l’est, et décide de faire savoir qu’il pourrait passer la fenêtre pour venir s’occuper de ses observateurs. Une nouvelle qui devient soudain angoissante, et n’est pas sans rappeler certains thèmes lovecraftiens.

Sandkings, George RR Martin
Window, Bob Leman

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