La Migration annuelle des nuages - Premee Mohamed - Retour de Bifrost 118

Futur trop proche, à quatre générations de nous environ. Prédation, effondrement de la biodiversité, changement climatique et pandémies émergentes, le monde (le nôtre) s'est effondré, pas sur un boom mais sur un murmure. Bien des humains sont morts dans les années de tribulation qui ont signé l’effondrement. Quelques-uns restent néanmoins. D'abord dans les lointains dômes, où les plus riches se sont apparemment réfugiés et où subsisteraient les merveilles de l'Ancien Monde (Cf. Exodes , de Jean-Marc Ligny) . Ensuite, plus nombreux, dans les ruines des villes, non loin d’une nature endommagée redevenue sauvage et donc dangereuse. Reid vit avec sa mère au sein d'une communauté qui tente de survivre dans ce qu'il reste d'Edmonton, précisément dans le campus de la ville. La jeune femme, comme sa mère, est porteuse du Cadastrulamyces , abrégé cad, un champignon parasite (Cf. The Last of Us ) qui se transmet de parent à enfant et finit par tuer son hôte non sans l’a...

The Weird anthology (note 2)


Acheté il y a peu la colossale anthologie "The Weird", dirigée par les Vandermeer (on peut trouver pire comme anthologistes). 1152 pages, 110 nouvelles et autant d’auteurs, un siècle d’envergure, 1,4 kilo (on comprend  mieux l’exquis dessin de Karl Lagerfeld ci-dessous). Et, last but not least, British Fantasy Award 2012 de la meilleure anthologie.

Deux belles introductions de Moorcok et de Jeff Vandermeeer définissant le Weird, comme (je résume de nombreuses page en deux mots, c’est donc réducteur) du « fantastique étrange ».

Quelques noms d’invités : Kafka, Lovecraft, Gibson, Miéville, Borges, Walpole, Leiber, Link, Tuttle, Gaiman, etc… (il y en a 100 de plus dans l'ouvrage).

Je la lirai au fil de l’eau, une ou deux nouvelles entre chaque gros livre, comme on mange du gingembre entre deux sushis différents. Et parfois, j’en dirai un (bref) mot ici, car on peut se procurer certains de ces textes, même sans acheter l’anthologie.


Suite de ma ballade dans l’anthologie "The Weird" avec la très originale nouvelle Sandkings (Hugo et Nebula 1979, quand même) de l’incontournable George RR Martin. SF d’horreur, inquiétante à souhait, sur un autre monde que le notre. Ca commence un peu comme Gremlins mais ça se termine de manière bien plus terrible. On y constate avec horreur les méfaits du dandysme amoral lorsqu’il se combine à l’exobiologie. Un très bon texte.

Autre bon texte, le Window (nominé pour le Nebula 1980) de Bob Leman. Une expérience scientifique ouvre une fenêtre vers « l’ailleurs ». Un « ailleurs » observé qui finit par comprendre qu’il l’est, et décide de faire savoir qu’il pourrait passer la fenêtre pour venir s’occuper de ses observateurs. Une nouvelle qui devient soudain angoissante, et n’est pas sans rappeler certains thèmes lovecraftiens.

Sandkings, George RR Martin
Window, Bob Leman

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