It Came from Neverland - Cynthia Pelayo

Tout le monde, je pense, connaît Peter Pan. Pour avoir lu le roman de J.M. Barrie , avoir vu le dessin animé de Disney ou le film de Spielberg , voire le connaître sans avoir rien fait de tout ça tant le personnage est présent dans la culture populaire. Peter Pan est célèbre au point d’avoir donné son nom à un concept de pop psychology qui se manifeste par l’angoisse à l’idée de grandir et de devenir adulte. Peter Pan, tel que raconté dans le Peter et Wendy de J.M. Barrie, est l’histoire d’un garçon magique qui emmène en volant Wendy, John et Michael, une jeune Londonienne et ses deux frères, qu’il a croisés dans la nursery de leur maison familiale alors qu’il venait y chercher son ombre, perdue lors d’une visite précédente. Les trois enfants sont conduits par Peter jusqu’au Pays imaginaire (Neverland) , sur une île magique où vivent des « Garçons perdus », compagnons du héros venus eux aussi du monde réel. Dans ce monde merveilleux que Peter Pan peut modeler à sa guise, tou...

Hail Lorraine !


Comme pour Locke and Key, lassé d’attendre pour savoir ce qu’il en était de "Rex Mundi" chez Milady Graphics, j’ai commandé les deux derniers tomes de la VO, qui closent la série. Fin d’une aventure qui a commencé pour moi il y a presque dix ans, avec la traduction du premier tome chez Semic, éditeur disparu depuis.

Je ne reviens pas sur la qualité de l’uchronie (France, années 30, empires centraux, nationalismes européens, Eglise Catholique et Inquisitions fortes, présence musulmane en Espagne, quête du Graal dans son hypothèse Bloodline), servie par des facsimilés de presse.
Quand à l’histoire, les intrigues de palais chroniquées dans mon post précédent ont viré au très aigre. Lorraine s’est arrangé pour déclencher une guerre mondiale qui combine des éléments de 14-18 et d’autres de 39-45, et en a profité pour se débarrasser de tous ses adversaires potentiels. Devenant de plus en plus mégalomane et autoritaire, il prend un virage idéologique (et esthétique) qui rappelle fortement le nazisme. Parallèlement, le docteur Saunière et quelques alliés poursuivent la lutte à mort qu’ils mènent pour contrer les visées de Lorraine.

Scénario toujours surprenant, rebondissements plus ouvertement fantastiques que jusqu’alors, les deux derniers tomes, toujours brutaux et durs (mais c’est de guerre mondiale, de révolution, et d’épuration ethnique qu’il s’agit : The stakes are high) grimpent vers une conclusion qui est aussi une apothéose.

Les dessins, cette fois de Ferreyra,  ont un aspect crayonné et colorié qui donne la plupart du temps de très beaux résultats (notamment pour les paysages et l’architecture, mais il y a aussi de beaux visages et uniformes).

Fin d’une belle série uchronique que je ne peux que recommander à tout amateur de ce genre de littérature.

Rex mundi 5, The valley at the end of the world, Nelson, Ferreyra
Rex mundi 6, Gate of God, Nelson, Ferreyra



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