Palaces of the Crow - Ray Nayler

Lituanie. 1941. L’opération Barbarossa . Toi et moi, lecteur, savons ce qui arrive. Les protagonistes du roman, assurément pas. Ces protagonistes dont je parle sont quatre jeunes personnes, entre l’enfance et l’adolescence, que le vent de la guerre emportera, transformera, cassera jusqu’à ce que ne restent que les vestiges de ce qu’ils furent ou auraient pu être. Qui sont-ils quand le roman commence ? D’abord (pas d’inquiétude, je ne spoile rien qui ne soit lisible dès l’abord du roman) Neriya, une brillante jeune fille juive de quatorze ans, qui perd sa famille quand le shtetl dans lequel ils passaient l’été est attaqué. Seule, elle fuit. Czeslaw, un très jeune soldat de l’Armée Rouge, d’origine polonaise (il a menti sur son âge pour pouvoir s’engager et soulager ainsi sa mère seule) . Czeslaw a perdu son unité et ses camarades. Déserteur, seul, il fuit. Kezia, une jeune Rom dont la famille est tuée sans motif aucun. Seule, elle fuit. Et Le Garçon, qui ne parle pas ou plus, que Kezia...

Caped Bronson


"Absolution", de Christos Gage et Roberto Viacava, est une mini série d’Avatar Comics. Constituée de 6 opus en VO, c’est deux hardbound VF que proposera Glénat Comics. Voici ce qui ressort de la lecture du premier des deux.

Jonh Dusk, super-héros travaille, comme d’autres de ses congénères masqués, pour et avec la police, au sein d’une unité spécialisée qui traque les super vilains mais peut aussi à l’occasion donner un coup de main sur des affaires plus banales. A force de voir les conséquences écœurantes des actes de criminels ultra violents, de tueurs en série, de violeurs sadiques, Dusk finit par péter les plombs. Souffrant de troubles proches de ceux causés par un choc post-traumatique, il n’arrive à retrouver le sommeil et une forme d’estime de soi qu’en se lançant dans la traque et l’assassinat des pires criminels en liberté de la ville. C’est Green Lantern avec l’esprit de Dexter. Mais, à cette traque, il perd sa respectabilité, ses amis et sa femme. "Absolution" reprend donc le thème déjà utilisé du super-héros qui bascule du mauvais coté, comme dans le Authority d'Ellis ou surtout le Black Summer du même.

Dessins plutôt dynamiques, même s’ils sont de qualité moyenne, couleurs éclatantes, scénario pas simpliste sans vraiment être complexe, "Absolution" n’en est qu’à la moitié de ce qu’il raconte, comme il est en terme d’attrait artistique au milieu du gué. Il faudra attendre la fin de l’histoire pour savoir si elle développe des thématiques morales intéressantes et évite le piège de la banale histoire de vigilante. A surveiller avec prudence donc.

Absolution t1, Christos Gage, Roberto Viacava

Commentaires

Xapur a dit…
Les super-héros, c'est le bien !
Xapur a dit…
Sinon ce sont des super-vilains ;)