La Seconde vie de Sander - Stepan Razorënov

Sander est mort. Et Sander « renaît », dans un au-delà qui est peut-être l’Enfer, ou pas. Un Diable y règne en tout cas, mais il ne contrôle qu’un palais, une salle de torture, et quelques troupes, chasseurs, gardes et tortionnaires. Le reste est un no man’s land dans lequel errent les bannis tels que lui, anciens humains que leur trépas puis leur renaissance ont revêtu de formes monstrueuses. Contrairement à certains égarés, Sander ne se suicide pas dès sa renaissance. Contrairement à tous, il ne se satisfait pas d’une existence stérile et oisive dans un monde vide où rien d’autre n’arrive que les attaques périodiques des chasseurs du Diable qui enlèvent les born-again et les emmènent vers un avenir de torture. Non. Sander est différent. Sander a une idée et un projet. Fédérer autour de lui les énergies et les compétences de tous les born-again pour bâtir une ville dans laquelle tous (les déjà présents comme les nouveaux arrivants) seront accueillis, tous vivront mieux, t...

Résistance germaine

Retour sur la série "Les aigles de Rome" de Marini. Le troisième tome confirme et amplifie les qualités des précédents. C'est toujours superbement dessiné, le scénario est complexe et éminemment politique. Dans la lignée du Rome de HBO, Marini raconte une histoire violente et païenne.
En Germanie, le préfet Varus, obscène, brutal, et corrompu, ruine à lui seul toute chance d'une acceptation de la Pax Romana. Dans les profondes et sombres forêts teutoniques, la révolte gronde. Arminius, officiellement romanisé, travaille en sous main avec les rebelles germains, et Marcus est envoyé le rejoindre sur les marches par Auguste, avec la mission de "mettre un terme", si nécessaire, aux "fonctions" de son frère de lait. Alors que les tribus germaines rêvent de secouer le joug de Rome, les deux protagonistes de l'histoire se retrouvent dans des camps opposés. On imagine sans peine que les deux derniers tomes verront leur antagonisme culminer et se résoudre dans le sang.
Les aigles de Rome t3, Marini

Commentaires