JC Dunyach excelle dans le Bifrost 115

Dans le Bifrost 115 , sous une couverture qui fleure bon l'Age d'or, on trouve les rubriques habituelles : édito d'Olivier Girard, critiques des sorties récentes, scientifiction (sur les Anti-Terre, par le duo Chemla Lehoucq, qui parlent même de Gor ce qui prouve, en nos temps éveillés, une liberté d'esprit méritoire) . On y trouve aussi un imposant dossier James Tiptree Jr. coordonné avec énergie et entrain par l'encyclopédique Jean-Daniel Brèque. Et, comme toujours, quatre nouvelles. Les Objets savent , de Jean-Claude Dunyach, est la première nouvelle de la revue. Petit bijou d'humour et de pétillance, elle raconte la résolution express d'une affaire de meurtre par l'IA d'un véhicule militaire reconverti en taxi qui utilise pour ce faire son immense puissance de calcul ainsi que celle de toutes les objets connectés qui l'environnent. Que font les IA sentientes de leur temps ? Elle échangent, ragotent, réfléchissent, et parfois résolvent des af

Résistance germaine

Retour sur la série "Les aigles de Rome" de Marini. Le troisième tome confirme et amplifie les qualités des précédents. C'est toujours superbement dessiné, le scénario est complexe et éminemment politique. Dans la lignée du Rome de HBO, Marini raconte une histoire violente et païenne.
En Germanie, le préfet Varus, obscène, brutal, et corrompu, ruine à lui seul toute chance d'une acceptation de la Pax Romana. Dans les profondes et sombres forêts teutoniques, la révolte gronde. Arminius, officiellement romanisé, travaille en sous main avec les rebelles germains, et Marcus est envoyé le rejoindre sur les marches par Auguste, avec la mission de "mettre un terme", si nécessaire, aux "fonctions" de son frère de lait. Alors que les tribus germaines rêvent de secouer le joug de Rome, les deux protagonistes de l'histoire se retrouvent dans des camps opposés. On imagine sans peine que les deux derniers tomes verront leur antagonisme culminer et se résoudre dans le sang.
Les aigles de Rome t3, Marini

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