Once Upon a Time at the End of the World t 2 - Aaron - Tefenkgi

J'avais vraiment - et un peu étonnamment - aimé le tome 1 de Once Upon a Time at the End of the World . Ce tome 2, intitulé The Rise and Fall of Golgonooza , commence comme un mix incestueux entre Portlandia et Disneyland avant de virer à l'horreur peu expliquée si ce n'est par la nécessité de faire avancer le récit. Plus précisément on voit dans cette deuxième partie que l'amour ne dure pas toujours, que la beauté est dans les yeux de celui qui regarde, et blablabla. Pour les lecteurs échaudés qui ont envie de lire sur l'amour triste, je conseille de s'épargner cet album et de se contenter de lire les deux pépites de sagesse ci-dessous, plus rapides et bien plus utiles : "Our love will last forever, until the day it dies" Virgin Prunes Et, "I chose an eternity of this Like falling angels The world disappeared Laughing into the fire Is it always like this? Flesh and blood and the first kiss The first colors, the first kiss We writhed under a red

I'll come back for you


"Bridesicle" est une nouvelle de Will McIntosh publiée dans Asimov's en 2009, prix Hugo et nominée Nebula.
Dans un futur proche, les morts peuvent être cryogénisés pour attendre des soins et un réveil à venir. Une assurance paie la cryogénisation et la conservation, mais c'est à quelqu'un de payer, le cas échéant, les soins de réanimation. Mira est stockée après un accident mortel de voiture. Sortira-t-elle du stock et comment ?
"Bridesicle" traite intelligemment de questions d'éthique qui nous guettent peut-être à moyenne échéance. Faut-il stocker les morts en attente d'un espoir de soin ? Qui aura accès à ce service ? A quel prix ? Quels seront les droits de ces ni-morts ni-vivants ? Les réponses qu'apporte l'auteur sont glaçantes (c'est le cas de le dire). Car si la mise en chambre froide est payante, la sortie du centre est loin d'être gratuite, et les morts doivent payer de leur personne s'ils veulent espérer vider les lieux (difficile d'en dire plus sans spoiler).
Ce qui fait l'immense qualité de cette nouvelle tient au fait que McIntosh parvient à poser une vraie question intellectuelle et à lui donner corps à l'aide de personnages qui provoquent l'empathie du lecteur. L'angoisse de Mira, sa tristesse, ses maigres rêves, son espoir, donnent réalité à ce qui n'aurait été sinon qu'une interrogation théorique. Comme dans Soft Apocalypse, l'histoire est portée par un personnage avec qui l'on tremble et dont on veut le bien. Et, comme dans son roman, McIntosh, en abordant une problématique qu'il connait bien académiquement, parvient à en tirer le meilleur.
La nouvelle se télécharge ici. Ne passez pas à côté.
Bridesicle, Will McIntosh

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