Galeux - Stephen Graham Jones

« Le plus profond en l'homme, c'est la peau » écrivit Paul Valéry. Dans la cas du narrateur anonyme du " Galeux " de Stephen Graham Jones ce n'est pas complètement vrai. Car s'il est un jeune garçon passant en 389 pages de l'enfance à l'adolescence tardive, le plus important pour lui est dedans, c'est le loup qui est important. A condition qu'il y ait bien, comme il en rêve, un loup intérieur attendant son heure. " Galeux " est un émouvant roman familial. Le vaste monde du roman est le nôtre. Mais l'essentiel se passe dans le monde du narrateur, l'extérieur n'étant vu que de loin, source de nourriture ou de menace suivant les cas. Dans le petit monde du narrateur il y a sa tante Libby et son oncle Darren. Il y eut aussi son grand-père, que la vieillesse emporte au début du roman, et une mère jamais connue, morte depuis longtemps mais toujours présente dans son esprit. Pour ce qui est d'un père... Une famille incomplè

L'affection désabusée qui survit à un instant de bave


Sortie du troisième tome des aventures du Juge Bao dans la Chine médiévale. Après "Le roi des enfants", il est ici question d'une "Belle empoisonnée".
Le dessin a progressé et les enquêtes restent de bonne facture. C'est donc d'un mieux global dont il s'agit avec cet opus.
Le caractère moralisateur des interventions du juge a un petit côté comique pour des occidentaux, mais le personnage du Juge Bao est légendaire en Chine, où il symbolise l'intégrité et a gagné le surnom de "Bao le Juste". Il est donc sentencieux à la mesure de l'importance qu'il accorde à la mission de défenseur du peuple et de la justice que l'empereur lui a confiée.
Dans la culture populaire, il symbolise les vertus chinoises à leur quintessence, honnêteté, dévotion à l'empereur, piété filiale, qu'il portent à leur plus haut. Il en use ici pour lutter contre des dignitaires corrompus qui poussent le peuple à la famine, et redresser un tort amoureux.
Le Juge Bao et la belle empoisonnée, Marty, Nie

L'avis d'Anudar

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