The Briar Book of the Dead - Angela Slatter

Silverton est une petite ville prospère, loin de la grande Lodellan où se trouve le siège du pouvoir ecclésiastique. Lovée au cœur d’une nature paisible, elle serait juste une cité prospère sans grande originalité si elle n’avait deux particularités : elle est gouvernée depuis des siècles par les Briar, une dynastie de sorcières, et elle sert, pouvoirs des Briar aidant, de poste de garde contre les abominations qui pourraient sortir des Darklands. Ellie, l’une des quatre cousines de la dernière génération Briar, est dépourvue de pouvoir magique. C’est sa marque, sa souffrance, sa honte depuis sa prime enfance. Destinée à devenir intendante, bras droit et conseillère de la future Briar Witch, sa cousine Audra, Ellie découvre par hasard à l’âge adulte qu’elle a néanmoins un don : elle peut voir les fantômes et leur parler. Alors que les choses changent à Silverton et que le clergé de Lodellan recommence peut-être à s’intéresser à ces sorcières qu’il dispense depuis toujours de poursuites

I want you for Super Army


"Le projet Marvels" est un bien beau comic qui fait (re) vivre aux lecteurs de moins de 70 ans l'âge d'or des Timely Comics, le nom originel des Marvel Comics. A cette époque, l'important était de gagner la guerre contre le nazisme. Les capés allaient s'y atteler.
Ed Brubaker rappelle ici la naissance de Captain America, son association avec Bucky Barnes, ainsi que les premiers exploits de la première Torche Humaine et de Namor le prince atlante. Son scénario est particulièrement ciselé. Il entremêle les différentes histoires en les plaçant sous le regard voix off d'un des héros oubliés de l'époque, l'Ange masqué, et fait de cette épopée une enquête réellement passionnante, dans une ambiance noir réussie. Détectives, espions, nazis, savants exfiltrés, la guerre se déroule aussi dans le coulisses, entre scientifiques qui tentent de créer le soldat ultime. Face à Captain America, Crâne Rouge est sadique à souhait, et vit dans un chateau digne de Castle Wolfenstein ; Namor comprend progressivement que tous les humains ne sont pas ses ennemis ; la première Torche Humaine, tragique Pinocchio, veut devenir humain et se réjouit parfois de ne pas l'être.
Les graphismes de Steve Epting sont parfaitement adaptés à l'ambiance que Brubaker donne au récit. Le trait est précis et réaliste, et la colorisation parfois très contrastées donne du dynamisme aux images.
Au final un bien bel ouvrage, long et captivant, qu'on peut apprécier même si on n'est pas un nostalgique de l'époque Timely, tant c'est à un film d'espionnage guerrier que Brubaker nous convie.
Le projet Marvels, Brubaker, Epting

Commentaires