Les Frères Rubinstein 7 - Pour Klara - Brunscwhig - Le Roux

Voici qu’est arrivé Pour Klara , le tome 7 de la série des Frères Rubinstein (et que, contrairement à ce que je croyais, il ne conclura pas la série) . L’album suit, comme toujours depuis six ans , les destins croisés des frères Rubinstein, Moïse et Salomon. Nés dans le Nord de la France, au sein d’une famille modeste, les deux garçons connurent dès leur jeunesse les affres d’un antisémitisme qui, à l’époque, était vu comme presque acceptable tant il était banal. Deux frères dont les vies sont emportées par les courants d’un temps mauvais contre lesquels ils n’auront cessé de lutter. Deux frères vite séparés, projetés dans des destins si divergents, mais si semblables aussi, tant ils portent conjointement le poids d’un antisémitisme qui, après avoir couvé à bas bruit pendant les premières décennies du vingtième siècle, s’embrase et détruit tout sur son passage, tel un maléfique feu grégeois (On attribue à Hitler cette harangue : « Oui, nous sommes des barbares, et nous voulons être de...

I want you for Super Army


"Le projet Marvels" est un bien beau comic qui fait (re) vivre aux lecteurs de moins de 70 ans l'âge d'or des Timely Comics, le nom originel des Marvel Comics. A cette époque, l'important était de gagner la guerre contre le nazisme. Les capés allaient s'y atteler.
Ed Brubaker rappelle ici la naissance de Captain America, son association avec Bucky Barnes, ainsi que les premiers exploits de la première Torche Humaine et de Namor le prince atlante. Son scénario est particulièrement ciselé. Il entremêle les différentes histoires en les plaçant sous le regard voix off d'un des héros oubliés de l'époque, l'Ange masqué, et fait de cette épopée une enquête réellement passionnante, dans une ambiance noir réussie. Détectives, espions, nazis, savants exfiltrés, la guerre se déroule aussi dans le coulisses, entre scientifiques qui tentent de créer le soldat ultime. Face à Captain America, Crâne Rouge est sadique à souhait, et vit dans un chateau digne de Castle Wolfenstein ; Namor comprend progressivement que tous les humains ne sont pas ses ennemis ; la première Torche Humaine, tragique Pinocchio, veut devenir humain et se réjouit parfois de ne pas l'être.
Les graphismes de Steve Epting sont parfaitement adaptés à l'ambiance que Brubaker donne au récit. Le trait est précis et réaliste, et la colorisation parfois très contrastées donne du dynamisme aux images.
Au final un bien bel ouvrage, long et captivant, qu'on peut apprécier même si on n'est pas un nostalgique de l'époque Timely, tant c'est à un film d'espionnage guerrier que Brubaker nous convie.
Le projet Marvels, Brubaker, Epting

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