Haut les cœurs ! Les Utopiales 2026 arrivent !

Du 29 octobre au 1er novembre 2026, les Utopiales retrouvent la Cité des congrès de Nantes pour une 27e édition placée sous le signe des « Perspectives ». Observation, illusion, plan et vertige : quatre portes d’entrée pour interroger nos façons de voir, de représenter et d’imaginer le monde. La science-fiction devrait avoir quelques idées sur la question. Parmi les 97 auteurs annoncés, on retrouvera notamment Robert Jackson Bennett, Kim Bo-Young, Catherine Dufour, Ian McDonald, John Langan, Annalee Newitz et Dolki Min. Scientifiques, artistes, professionnels du jeu et du cinéma croiseront leurs regards avec les leurs au fil de 131 conférences et tables rondes. De quoi nourrir les discussions, avant de prolonger les rencontres dans la grande librairie du festival et ses séances de dédicaces. Les images auront aussi toute leur place : treize expositions, dont une grande traversée de l’univers graphique de Léa Murawiec, également signataire de l’affiche, et les architectures de Miel Van...

I want you for Super Army


"Le projet Marvels" est un bien beau comic qui fait (re) vivre aux lecteurs de moins de 70 ans l'âge d'or des Timely Comics, le nom originel des Marvel Comics. A cette époque, l'important était de gagner la guerre contre le nazisme. Les capés allaient s'y atteler.
Ed Brubaker rappelle ici la naissance de Captain America, son association avec Bucky Barnes, ainsi que les premiers exploits de la première Torche Humaine et de Namor le prince atlante. Son scénario est particulièrement ciselé. Il entremêle les différentes histoires en les plaçant sous le regard voix off d'un des héros oubliés de l'époque, l'Ange masqué, et fait de cette épopée une enquête réellement passionnante, dans une ambiance noir réussie. Détectives, espions, nazis, savants exfiltrés, la guerre se déroule aussi dans le coulisses, entre scientifiques qui tentent de créer le soldat ultime. Face à Captain America, Crâne Rouge est sadique à souhait, et vit dans un chateau digne de Castle Wolfenstein ; Namor comprend progressivement que tous les humains ne sont pas ses ennemis ; la première Torche Humaine, tragique Pinocchio, veut devenir humain et se réjouit parfois de ne pas l'être.
Les graphismes de Steve Epting sont parfaitement adaptés à l'ambiance que Brubaker donne au récit. Le trait est précis et réaliste, et la colorisation parfois très contrastées donne du dynamisme aux images.
Au final un bien bel ouvrage, long et captivant, qu'on peut apprécier même si on n'est pas un nostalgique de l'époque Timely, tant c'est à un film d'espionnage guerrier que Brubaker nous convie.
Le projet Marvels, Brubaker, Epting

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