Falstaff - Boisserie - Goho - Merlet - Rouger

Henri IV, dit Henri de Bolingbroke , fut roi d’Angleterre de 1399 à 1413. Il monta sur le trône après l’éviction de Richard II, consécutive à une rébellion dont le jeune Henri avait pris la tête et qui comptait dans ses rangs une partie des plus grands seigneurs d’Angleterre. Capture du roi, interprétation créative de l’ordre de succession, Henri est couronné à Westminster en 1399. Mal arrivé sur le trône, Henri devra lutter durant tout son règne contre des rébellions successives qui rallieront même ses alliés originels. Il mourra le 20 mars 1413 après plusieurs années de troubles de santé. Son fils aîné lui succédera sous le nom d’Henri V. Ce dernier relancera la guerre de Cent Ans. De cette histoire pleine de bruit et de fureur, Shakespeare tira une pièce en deux parties, Henri IV , puis Henri V , deux pièces historiques. Il y inséra, du moins dans la première, le personnage de Falstaff (pardon, sir John Falstaff) , un protagoniste fictif d’une irrésistible truculence, un bouffon gr...

Into each life, some rain must fall


"Lucifer's Hammer", de Larry Niven et Jerry Pournelle, est présenté comme un roman post-ap. Ce n'en est pas un.
Publié en 1977, il est typique de l'époque dans le fond comme dans la forme. Dans le fond, on y trouve des hippies en communauté, des Black Panthers, le début de l'environnementalisme (ses tenants étant présentés au mieux comme de doux cinglés), la Guerre Froide (et une seconde rencontre Apollo Soyouz, pour les plus vieux d'entre vous, ainsi qu'un inévitable tir d'ICBM), autant de considérations parasites qui semblent n'être là que pour sacrifier à l'époque et prouver au critique du New York Times qu'on peut écrire des fariboles sans cesser d'être en prise avec la réalité. Sur la forme, c'est un film catastrophe avec tout ce que ça peut signifier : 200 pages inutiles au début (la présentation des personnages qu'on est censé apprendre à aimer), un casting cookie-cutter, des intrications familiales ou sexuelles entre les personnages qui compliquent les choix cornéliens à faire (prendre ou pas dans sa voiture les 200 survivants affamés qui n'en ont pas), grumf ! Et comme dans tout film catastrophe, l'action est centrée sur ce qui suit immédiatement le désastre (quelques semaines au plus), et une tentative de retour à la "normalité" largement invraisemblable. On est dans le prosaïque court-termiste. Ca a plus un goût d'inondations au Pakistan que de fin du monde.
Pour rendre les choses un peu plus difficiles, il y a des méchants bien sûr, très méchants ; il y a aussi, pour garder l'histoire en mouvement, des rencontres et surtout des retrouvailles improbables. Et malgré 600 pages de texte (dont 400 en net), le duo d'auteurs se perd dans tellement de considérations stériles, notamment techniques, que beaucoup de personnages ou de fils narratifs sont sous exploités. Là encore l'impression est cinématographique, on dirait que des scènes ont été coupées au montage.
Quelques passages sont néanmoins agréables, mais "Lucifer's Hammer" est à lire seulement si vous avez adoré L'aventure du Poséidon. Sinon...
Lucifer's Hammer, Larry Niven et Jerry Pournelle

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