Brombal - Phillips - Tout ce qui meurt et agonise

L’apocalypse zombie a eu lieu, elle a emporté presque toute l’humanité. Mais dans la petite ville américaine de Caverton, Jack Chandler, un fermier, s’est découvert immunisé ; seul de sa petite communauté, il a survécu au fléau. Seul survivant certes, mais pas solitaire. En effet, autour de Jack et avec lui, « vivent » son mari Luke, leur fille Daisy, qu’il adore, et aussi tous les habitants de la petite ville. Ces morts-vivants, par pure mémoire musculaire, rejouent chaque jour sa dernière journée, sans agressivité car, nourris par Jack, ils n’éprouvent plus le besoin de mordre ni d’attaquer. Jack, le seul qui n’est pas trépassé, est leur fermier – un religieux dirait leur berger. Il prend soin d’eux, les nourrit, veille à entretenir les cultures et le bétail grâce auxquels lui-même survit. Mais voilà qu’arrive dans la ville un groupe d’humains, pleins de violence et d’idées définitives sur les places respectives des hommes et des zombies. Tout part alors en vrille. Tout ce q...

Into each life, some rain must fall


"Lucifer's Hammer", de Larry Niven et Jerry Pournelle, est présenté comme un roman post-ap. Ce n'en est pas un.
Publié en 1977, il est typique de l'époque dans le fond comme dans la forme. Dans le fond, on y trouve des hippies en communauté, des Black Panthers, le début de l'environnementalisme (ses tenants étant présentés au mieux comme de doux cinglés), la Guerre Froide (et une seconde rencontre Apollo Soyouz, pour les plus vieux d'entre vous, ainsi qu'un inévitable tir d'ICBM), autant de considérations parasites qui semblent n'être là que pour sacrifier à l'époque et prouver au critique du New York Times qu'on peut écrire des fariboles sans cesser d'être en prise avec la réalité. Sur la forme, c'est un film catastrophe avec tout ce que ça peut signifier : 200 pages inutiles au début (la présentation des personnages qu'on est censé apprendre à aimer), un casting cookie-cutter, des intrications familiales ou sexuelles entre les personnages qui compliquent les choix cornéliens à faire (prendre ou pas dans sa voiture les 200 survivants affamés qui n'en ont pas), grumf ! Et comme dans tout film catastrophe, l'action est centrée sur ce qui suit immédiatement le désastre (quelques semaines au plus), et une tentative de retour à la "normalité" largement invraisemblable. On est dans le prosaïque court-termiste. Ca a plus un goût d'inondations au Pakistan que de fin du monde.
Pour rendre les choses un peu plus difficiles, il y a des méchants bien sûr, très méchants ; il y a aussi, pour garder l'histoire en mouvement, des rencontres et surtout des retrouvailles improbables. Et malgré 600 pages de texte (dont 400 en net), le duo d'auteurs se perd dans tellement de considérations stériles, notamment techniques, que beaucoup de personnages ou de fils narratifs sont sous exploités. Là encore l'impression est cinématographique, on dirait que des scènes ont été coupées au montage.
Quelques passages sont néanmoins agréables, mais "Lucifer's Hammer" est à lire seulement si vous avez adoré L'aventure du Poséidon. Sinon...
Lucifer's Hammer, Larry Niven et Jerry Pournelle

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