Haut les cœurs ! Les Utopiales 2026 arrivent !

Du 29 octobre au 1er novembre 2026, les Utopiales retrouvent la Cité des congrès de Nantes pour une 27e édition placée sous le signe des « Perspectives ». Observation, illusion, plan et vertige : quatre portes d’entrée pour interroger nos façons de voir, de représenter et d’imaginer le monde. La science-fiction devrait avoir quelques idées sur la question. Parmi les 97 auteurs annoncés, on retrouvera notamment Robert Jackson Bennett, Kim Bo-Young, Catherine Dufour, Ian McDonald, John Langan, Annalee Newitz et Dolki Min. Scientifiques, artistes, professionnels du jeu et du cinéma croiseront leurs regards avec les leurs au fil de 131 conférences et tables rondes. De quoi nourrir les discussions, avant de prolonger les rencontres dans la grande librairie du festival et ses séances de dédicaces. Les images auront aussi toute leur place : treize expositions, dont une grande traversée de l’univers graphique de Léa Murawiec, également signataire de l’affiche, et les architectures de Miel Van...

Zone verte


Seconde moitié du XXIème siècle. Un cataclysme a ravagé la Grande Bretagne. Dans une petite ville rurale, les survivants ont reconstruit, et vivent en autarcie dans la superstition et le refus de la culture savante, coupable à leurs yeux du malheur qui les a frappé. Trois jeunes fuguent pour aller voir ce qui reste de Londres, loin de l'ambiance étouffante de la communauté. Un paria se lance à leur poursuite pour les sauver des horreurs qui guettent dans le pays dévasté.
Eric Stalner signe ici le premier volume d'une série post-apocalyptique. Il donne à voir un pays dévasté où la nature a commencé à reprendre ses droits. Aux dangers qu'elle amène, il faut ajouter celui des humains qui tentent de survivre par tous les moyens possibles, même les moins moraux. Mais cette terre hostile n'est pas vierge d'intérêt. Deux institutions vont s'y affronter : un groupe de scientifiques cherchant à préserver le savoir dans un immense complexe fortifié, et une puissante corporation étrangère qui semble avoir de noirs desseins.
Eric Stalner réalise de superbes planches qui immergent le lecteur dans un monde en décomposition. Les effets de l'apocalypse sont visibles sur chaque page. Tout est beau et superbement colorisé. Il manque simplement à mon goût un peu de noirceur et de crauté.
Le scénario est, pour l'instant, captivant, avec des révélations à venir et un rythme haletant, ce qui n'est pas toujours le cas dans les premiers tomes.
Je n'avais pas beaucoup aimé "Voyageur", la série précédente de l'auteur ; il fait bien mieux ici. Le seul défaut qui reste, à mon sens, sur le plan graphique est la forme des visages, trop triangulaires. Mais c'est une question d'opinion personnelle. Et pour ce qui est du scénario, il n'y a, je crois, rien à redire.
La zone, t1 Sentinelles, Stalner

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