An Eye for Property - Tanya Fordwalker

« Le jeu n’en vaut pas la chandelle… mais empêcher qu’elle s’éteigne » R. E. Howard Dans un futur proche, la société Splice of Life offre à tout client proche de la mort et décidé à payer une forte somme (le Passenger) du temps de vie supplémentaire dans le corps d’un jeune bien vivant (le Driver) , qui lui servira de corps d’emprunt un certain temps par semaine ou par jour ; une version hi-tech des cavales de Damballa. Une puce insérée dans le cerveau du Driver contient la personnalité scannée du Passenger. A des jours et heures contractuellement décidés, la personnalité du Passenger est activée puis prend le contrôle du corps de son Driver dont la conscience s’éteint dans l’intervalle. A la fin de la période contractuellement convenue, la conscience du Passenger se remet en sommeil et c’est le Driver qui revient aux commandes. Mais que se passerait-il si quelque chose buguait dans la puce ? An Eye For Property est une nouvelle de Tanya Fordwalker lisible sur le site React...

Zone verte


Seconde moitié du XXIème siècle. Un cataclysme a ravagé la Grande Bretagne. Dans une petite ville rurale, les survivants ont reconstruit, et vivent en autarcie dans la superstition et le refus de la culture savante, coupable à leurs yeux du malheur qui les a frappé. Trois jeunes fuguent pour aller voir ce qui reste de Londres, loin de l'ambiance étouffante de la communauté. Un paria se lance à leur poursuite pour les sauver des horreurs qui guettent dans le pays dévasté.
Eric Stalner signe ici le premier volume d'une série post-apocalyptique. Il donne à voir un pays dévasté où la nature a commencé à reprendre ses droits. Aux dangers qu'elle amène, il faut ajouter celui des humains qui tentent de survivre par tous les moyens possibles, même les moins moraux. Mais cette terre hostile n'est pas vierge d'intérêt. Deux institutions vont s'y affronter : un groupe de scientifiques cherchant à préserver le savoir dans un immense complexe fortifié, et une puissante corporation étrangère qui semble avoir de noirs desseins.
Eric Stalner réalise de superbes planches qui immergent le lecteur dans un monde en décomposition. Les effets de l'apocalypse sont visibles sur chaque page. Tout est beau et superbement colorisé. Il manque simplement à mon goût un peu de noirceur et de crauté.
Le scénario est, pour l'instant, captivant, avec des révélations à venir et un rythme haletant, ce qui n'est pas toujours le cas dans les premiers tomes.
Je n'avais pas beaucoup aimé "Voyageur", la série précédente de l'auteur ; il fait bien mieux ici. Le seul défaut qui reste, à mon sens, sur le plan graphique est la forme des visages, trop triangulaires. Mais c'est une question d'opinion personnelle. Et pour ce qui est du scénario, il n'y a, je crois, rien à redire.
La zone, t1 Sentinelles, Stalner

Commentaires