Elysium Fire - Alastair Reynolds

Elysium Fire est le tome 2 de la trilogie Prefect Dreyfus Emergency , un cycle situé une centaine d'années avant le début de celui des Inhibiteurs , dans le Glitter Band en orbite autour de la planète humaine Yellowstone. Pour le contexte, on lira le billet concernant le premier tome du cycle . Peu après les événements décrits dans Aurora Rising , une forme de calme est revenue dans le Glitter Band. Mais, pour Panoply et son corps de préfets, la vie n'est jamais un long fleuve tranquille. Et deux nouvelles menaces surgissent. D'une part, un populiste braillard nommé Devon Garlin va d'habitat en habitat et, jouant sur la méfiance que suscite une organisation pourtant peu coercitive, prêche une sécession d'avec le Glitter Band. Autorisé par les statuts de l'organisation, ce « Glitterxit » a déjà séduit quelques habitats et d'autres sont susceptibles de suivre. Le préfet Dreyfus, convaincu qu'il y a plus derrière ces événements, enquête sur les agissements...

Losers magnifiques


Sacha Gervasi a réalisé un superbe documentaire sur le groupe canadien de Speed Metal "Anvil".
Formé autour des amis d'enfance Robb et Lips, "Anvil" connut son heure de gloire au début des années 80, et créa le genre Speed Metal, caractérisé par la double grosse caisse. Les membres des plus grands groupes, Slayer, Motorhead, Thin Lizzy, Twisted Sisters, disent leur respect et l'inspiration qu'ils ont représentés. Puis le Trash Metal arriva et "Anvil" sortit de la scène mondiale.
Trente ans plus tard, "Anvil" existe toujours. Sans succès, sans argent, ils ont des emplois alimentaires, des femmes, des enfants. Mais ils n'ont jamais perdu la flamme. Sacha Gervasi montre l'enthousiasme et le découragement qui alternent chez eux sans fin. Nous suivons le groupe lors d'une désastreuse tournée européenne, organisée avec plus de bonne volonté que de compétence. Nous assistons à ce spectacle étonnant d'un groupe qui se produit dans de grands festivals à l'heure où tous les spectateurs ne sont pas encore arrivés, et qui est à la fois dedans, en tant qu'artiste, et dehors, en se comportant comme des fans par rapport aux autres groupes, qui leur font la conversation comme on la fait à un vieil oncle qui radote un peu. Nous voyons leur enthousiasme lorsqu'un producteur respecté accepte de les produire, puis les affres de la recherche de l'argent nécessaire à l'enregistrement de l'album, et la désillusion de son rejet par les maisons de disque. Nous voyons l'amitié indéfectible qui lie Robb et Lips, l'affection désabusée et attendrie que leur manifeste leur famille, la joie rayonnante qu'ils affichent après un concert inespéré devant une foule de japonais en délire.
Ces gens donnent envie de courir après ses rêves et de ne jamais lâcher, whatever the cost may be, comme l'avait dit Churchill en 1940. Ces gens donnent envie d'être comme eux, des loups et pas des chiens.
Grâce au documentaire, "Anvil" est invité au festival Hellfest en juin prochain. Je suis content pour eux.
The story of Anvil, Sacha Gervasi

Commentaires

Guillmot a dit…
Je l'ai raté en salles, je le regrette...
Gromovar a dit…
Pareil. Du coup je me suis fait un DVD import.
Munin a dit…
Ca me donne presque envie de découvrir le speed metal. J'aime bien aussi les losers magnifiques.
Gromovar a dit…
@Munin : Dans le genre, tu pourras pas trouver mieux.
Laurent D.W. a dit…
Raaah ! ANVIL j'ai acheté leur premier album. Je ne savais pas que ce groupe de bucherons Canadien, jouaient encore de la tronçonneuse.

666, metal on metal, que de douces mélodies...

Petite préférence tout de même pour le groupe Annihilator.
J'ai une amie qui va aux Hellfest, il parait qu'il y a KISS !
Doivent être plus très frais les gars maintenant. Comme disait Lafesse " pourvu qu'ça dur"
Gromovar a dit…
Un peu réécouté Slayer récemment. L'album "Hell awaits" est vraiment un chef d'oeuvre.