Revue Tina IA - Collectif

  Je ne suis guère partisan de l'autopromo mais, la revue étant collective, je veux signaler ici la sortie du numéro de  la revue Tina  consacrée à l'IA. Je ne citerai personne pour n'oublier personne (sommaire ci-dessous) , je dirai juste ici que les 190 pages de la revue sont bien remplies de fictions autant que de non-fictions, qu'on y croise Ian Soliane ( qui commence à être bien connu des lecteurs de ce blog ) , qu'on y lit de la poésie et qu'on peut même y écouter une bande-son. Le sommaire complet de la revue est disponible là. Allez y jeter un oeil, voire les deux.

Losers magnifiques


Sacha Gervasi a réalisé un superbe documentaire sur le groupe canadien de Speed Metal "Anvil".
Formé autour des amis d'enfance Robb et Lips, "Anvil" connut son heure de gloire au début des années 80, et créa le genre Speed Metal, caractérisé par la double grosse caisse. Les membres des plus grands groupes, Slayer, Motorhead, Thin Lizzy, Twisted Sisters, disent leur respect et l'inspiration qu'ils ont représentés. Puis le Trash Metal arriva et "Anvil" sortit de la scène mondiale.
Trente ans plus tard, "Anvil" existe toujours. Sans succès, sans argent, ils ont des emplois alimentaires, des femmes, des enfants. Mais ils n'ont jamais perdu la flamme. Sacha Gervasi montre l'enthousiasme et le découragement qui alternent chez eux sans fin. Nous suivons le groupe lors d'une désastreuse tournée européenne, organisée avec plus de bonne volonté que de compétence. Nous assistons à ce spectacle étonnant d'un groupe qui se produit dans de grands festivals à l'heure où tous les spectateurs ne sont pas encore arrivés, et qui est à la fois dedans, en tant qu'artiste, et dehors, en se comportant comme des fans par rapport aux autres groupes, qui leur font la conversation comme on la fait à un vieil oncle qui radote un peu. Nous voyons leur enthousiasme lorsqu'un producteur respecté accepte de les produire, puis les affres de la recherche de l'argent nécessaire à l'enregistrement de l'album, et la désillusion de son rejet par les maisons de disque. Nous voyons l'amitié indéfectible qui lie Robb et Lips, l'affection désabusée et attendrie que leur manifeste leur famille, la joie rayonnante qu'ils affichent après un concert inespéré devant une foule de japonais en délire.
Ces gens donnent envie de courir après ses rêves et de ne jamais lâcher, whatever the cost may be, comme l'avait dit Churchill en 1940. Ces gens donnent envie d'être comme eux, des loups et pas des chiens.
Grâce au documentaire, "Anvil" est invité au festival Hellfest en juin prochain. Je suis content pour eux.
The story of Anvil, Sacha Gervasi

Commentaires

Guillmot a dit…
Je l'ai raté en salles, je le regrette...
Gromovar a dit…
Pareil. Du coup je me suis fait un DVD import.
Munin a dit…
Ca me donne presque envie de découvrir le speed metal. J'aime bien aussi les losers magnifiques.
Gromovar a dit…
@Munin : Dans le genre, tu pourras pas trouver mieux.
Laurent D.W. a dit…
Raaah ! ANVIL j'ai acheté leur premier album. Je ne savais pas que ce groupe de bucherons Canadien, jouaient encore de la tronçonneuse.

666, metal on metal, que de douces mélodies...

Petite préférence tout de même pour le groupe Annihilator.
J'ai une amie qui va aux Hellfest, il parait qu'il y a KISS !
Doivent être plus très frais les gars maintenant. Comme disait Lafesse " pourvu qu'ça dur"
Gromovar a dit…
Un peu réécouté Slayer récemment. L'album "Hell awaits" est vraiment un chef d'oeuvre.