Moreno - Rebelka - Et lorsque ma vengeance s'abattra sur vous

Ici et maintenant. Le père Stygian (sic!) est un exorciste officiel du Vatican, un praticien néanmoins dont les méthodes ne sont pas celles de l’officiel De Exorcismis et Supplicationibus Quibusdam . Non, le père Stygian, lui, utilise un rituel datant d’avant même la fondation de l’Église Catholique. Mais, si motivé et déterminé soit-il, le religieux est vieux, fatigué, son temps est compté. Il est donc plus qu’urgent pour lui de former un successeur. C’est du moins ce à quoi l’incite fortement la hiérarchie vaticane, car lui-même n’est guère enclin à exposer un nouveau novice aux horreurs des entités démoniaques. Nolens volens , le vieil exorciste voit donc débarquer dans son presbytère de Puerto Cristina, la ville la plus méridionale du monde, un prêtre bien plus jeune que lui, le père Barrera. En disgrâce depuis un accident mortel ayant impliqué un nourrisson, rongé par la culpabilité et en quête d’une peut-être impossible rédemption, le père Barrera devient l’apprenti de Stygian. I...

Homo homini lupus


Sur la Grande Guerre je ne suis jamais objectif. Et j'ai tendance à tout lire, tout aimer.
Je crois qu'ici c'est justifié.
"Notre mère la guerre" emmène le lecteur au coeur de l'apocalyptique conflagration sur les pas d'un gendarme enquêtant sur des meurtres de femme.
Cruauté de la hiérarchie, boucherie absurde, ahurissement des soldats confrontés à l'inimaginable, tout a déjà était dit, dessiné, écrit. Pourquoi ouvrir "Notre mère la guerre" alors ? Parce que c'est bien écrit, avec de longs dialogues qui sonnent juste et qui montrent qu'on connait Henri Barbusse, et que le graphisme, tout fait d'aquarelles, est superbe, reflétant par son imprécision celle de la situation et des sentiments, dans lesquels s'expriment toutes les misères humaines. Plongez avec moi au coeur de la grande Guerre vous ne le regretterez pas.
Notre mère la guerre, t1, Maël, Kris

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