La Mort à lunettes - Tome - Goffaux - Redj

Il y a des albums qui montrent et d'autres qui laissent déduire. " La Mort à lunettes " est de la seconde catégorie, tout le suggère. Son titre d'abord, dont on dira qu'il est énigmatique. Son début ensuite, violent et tragique, qu'on relit les premières pages passées en observant mieux les visages pour être sûr que c'est bien un flashforward – et donc toute la suite un flashback. Ses ellipses enfin, nombreuses, qui disent une biographie seulement par les portes qu'elle ferme lors d'un road trip final de New-York à Las Vegas aux début des années 2000, entre tournée d'adieu et baroud d'honneur pour Malcolm/Malek, un jeune noir new-yorkais converti à l'Islam en prison puis enrôlé dans un programme de com' de l'US Army. Un voyage conclusif avant l'Afghanistan que Malek entreprend avec l'aide et la compagnie d'Alexander, un vieux juif exilé à NY rencontré par hasard à l'église dans laquelle Malek fait le ménage. Le v

Homo homini lupus


Sur la Grande Guerre je ne suis jamais objectif. Et j'ai tendance à tout lire, tout aimer.
Je crois qu'ici c'est justifié.
"Notre mère la guerre" emmène le lecteur au coeur de l'apocalyptique conflagration sur les pas d'un gendarme enquêtant sur des meurtres de femme.
Cruauté de la hiérarchie, boucherie absurde, ahurissement des soldats confrontés à l'inimaginable, tout a déjà était dit, dessiné, écrit. Pourquoi ouvrir "Notre mère la guerre" alors ? Parce que c'est bien écrit, avec de longs dialogues qui sonnent juste et qui montrent qu'on connait Henri Barbusse, et que le graphisme, tout fait d'aquarelles, est superbe, reflétant par son imprécision celle de la situation et des sentiments, dans lesquels s'expriment toutes les misères humaines. Plongez avec moi au coeur de la grande Guerre vous ne le regretterez pas.
Notre mère la guerre, t1, Maël, Kris

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