Green City Wars - Adrian Tchaikovsky

Futur peut-être pas si lointain. Le désastre environnemental en cours a continué. En réaction, des firmes construisirent quelques Cités Vertes (Green Cities) , à savoir de grandes villes autonomes, environnementalement neutres, autosuffisantes en énergie et en nourriture (grâce à leurs fermes extérieures liées) . Neuwien est l’une de celles-ci, et c’est dans ses murs que se déroule l’action de Green City Wars . Pour comprendre le monde imaginé par Adrian Tchaikovsky, il faut savoir que les Villes vertes (et singulièrement Neuwien) ne sont pas juste des cités écoresponsables. Elles sont aussi des lieux d’où a été rendu invisible tout le travail de service qui permet à une ville de fonctionner et à ses habitants de vivre une vie agréable consacrée à des activités à forte valeur ajoutée. Une ville sans prolétariat donc, peuplée seulement de CSP+ vaquant à leurs occupations intellectuelles. Problème : ce prolétariat que les CSP+ ne veulent pas voir (comme en Grande-Bretagne au XIXe siècle...

Homo homini lupus


Sur la Grande Guerre je ne suis jamais objectif. Et j'ai tendance à tout lire, tout aimer.
Je crois qu'ici c'est justifié.
"Notre mère la guerre" emmène le lecteur au coeur de l'apocalyptique conflagration sur les pas d'un gendarme enquêtant sur des meurtres de femme.
Cruauté de la hiérarchie, boucherie absurde, ahurissement des soldats confrontés à l'inimaginable, tout a déjà était dit, dessiné, écrit. Pourquoi ouvrir "Notre mère la guerre" alors ? Parce que c'est bien écrit, avec de longs dialogues qui sonnent juste et qui montrent qu'on connait Henri Barbusse, et que le graphisme, tout fait d'aquarelles, est superbe, reflétant par son imprécision celle de la situation et des sentiments, dans lesquels s'expriment toutes les misères humaines. Plongez avec moi au coeur de la grande Guerre vous ne le regretterez pas.
Notre mère la guerre, t1, Maël, Kris

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