Machine Vendetta - Alastair Reynolds

Tu connais mon blog, lecteur, tu sais qu’à chaque nouveau volume d’un même cycle mon envie de chroniquer décroît. Je vais donc traiter brièvement le tome conclusif de la saga Prefect Dreyfus Emergencies ; il s’intitule Machine Vendetta . Bref ne signifie pas insignifiant. Je vais donc t’apprendre, lecteur, que ce troisième ouvrage est à la hauteur des précédents, qu’il les surpasse même en ceci qu’il fait encore évoluer ses personnages tout en dénouant tous les fils de l’intrigue tissés depuis le début du cycle. Sans trop spoiler, sache que, au fil d’enquêtes sur une série de meurtres et d’attentats, on ira dans cet ouvrage jusqu’à la conclusion de la guerre d’usure entre IA surpuissantes entamée dans le tome 1 . Sache que l’ouvrage, comme son prédécesseur, peut être lu avec un œil politique. La division à l’intérieur du Glitter Band , les actions violentes qui opposent les radicaux de « communautés » présentées comme adverses, le poids des vieilles rancœurs et des péchés pas...

Pinocchio the bastard


Cadeau récent. Pinocchio "très librement inspiré du roman de Collodi". Fucking good piece.
Sur un papier épais d'excellente qualité s'ébat un Pinocchio glauque, punk, digne de figurer dans l'illustrissime fanzine "Sniffin' glue". Partant de la trame narrative originale, parfaitement reconnaissable, et la conservant, l'auteur, Winshluss, déforme tout le contexte en le tirant vers un infrarouge sang. Les personnages sont laids et malfaisants, leurs motivations aussi. Rien n'est jamais trop extrême pour Winshluss, qui se permet même le luxe de faire plusieurs fois référence à la réalité contemporaine dans ce qu'elle a de plus sordide, et à profaner le corps de la purissime Blanche-Neige (not for the faint of heart). Le trait, disharmonieux, met la forme en concordance avec le fond. Intégralement sans dialogue (sauf quand intervient Jiminy Crickett, inutile squatteur installé sans titre ni droit dans le crane de Pinocchio), le récit est aussi intégralement compréhensible grâce à la narration graphique, ce qui est un bel exploit pour une histoire qui s'étend sur 200 pages.
Quand Collodi rencontre les Ramones, ça donne ce superbe OVNI. A quand "La belle au bois dormant" par les mêmes ?
Pinocchio, Winshluss, Cizo

Commentaires

Efelle a dit…
Ca a l'air joyeusement trash mais je crains que comme pour le Filles Perdues de Moore ça n'aille pas très loin.
Gromovar a dit…
C'est la vraie histoire de Pinocchio. Ce n'était pas tout à fait le cas pour les Filles Perdues.
Anonyme a dit…
c'est Winshluss l'auteur, pauv' con. Cizo est à la colorisation (magnifique d'ailleurs)
Gromovar a dit…
Winshluss, c'est toi ?
minifourmi a dit…
Yes!!! Il m'a l'air vraiment extra ce bouquin! Moi qui ai lu avec plaisir l'œuvre de Collodi l'année dernière, l'adaptation versus punk me fait vraiment envie!!!
Je vais harceler ma bibliothèque pour qu'ils se le procurent!!!