Ascension - Martin MacInnes - Retour de Bifrost 117

Futur très proche. Leigh, une biologiste marine originaire des Pays-Bas, part en mission pour étudier une fosse marine qui semble bien plus profonde que tout ce qu'on connaissait jusque là. Sur site, elle et ses partenaires découvrent un «trou» d'une profondeur bien supérieure à ce qu'ils pouvaient seulement imaginer. Sujets à d'étranges phénomènes liés à l'origine de la vie, ils comprennent aussi que ce qu’ils étudient n'est qu'un exemplaire parmi plusieurs comparables existant sur Terre. Simultanément à leur expédition rapidement interrompue, on apprend, en fond (car tout est en fond dans ce roman, sauf Leigh et ses pensées) , qu'un nouveau mode de propulsion spatiale a été mis au point qui permettrait d'aller des dizaines de fois plus vite que les engins spatiaux actuels, ouvrant ainsi la voie à des voyages bien plus lointains. Par interconnaissance, Leigh intègre le programme spatial, programme mené dans le secret et confronté à une certaine host...

Pinocchio the bastard


Cadeau récent. Pinocchio "très librement inspiré du roman de Collodi". Fucking good piece.
Sur un papier épais d'excellente qualité s'ébat un Pinocchio glauque, punk, digne de figurer dans l'illustrissime fanzine "Sniffin' glue". Partant de la trame narrative originale, parfaitement reconnaissable, et la conservant, l'auteur, Winshluss, déforme tout le contexte en le tirant vers un infrarouge sang. Les personnages sont laids et malfaisants, leurs motivations aussi. Rien n'est jamais trop extrême pour Winshluss, qui se permet même le luxe de faire plusieurs fois référence à la réalité contemporaine dans ce qu'elle a de plus sordide, et à profaner le corps de la purissime Blanche-Neige (not for the faint of heart). Le trait, disharmonieux, met la forme en concordance avec le fond. Intégralement sans dialogue (sauf quand intervient Jiminy Crickett, inutile squatteur installé sans titre ni droit dans le crane de Pinocchio), le récit est aussi intégralement compréhensible grâce à la narration graphique, ce qui est un bel exploit pour une histoire qui s'étend sur 200 pages.
Quand Collodi rencontre les Ramones, ça donne ce superbe OVNI. A quand "La belle au bois dormant" par les mêmes ?
Pinocchio, Winshluss, Cizo

Commentaires

Efelle a dit…
Ca a l'air joyeusement trash mais je crains que comme pour le Filles Perdues de Moore ça n'aille pas très loin.
Gromovar a dit…
C'est la vraie histoire de Pinocchio. Ce n'était pas tout à fait le cas pour les Filles Perdues.
Anonyme a dit…
c'est Winshluss l'auteur, pauv' con. Cizo est à la colorisation (magnifique d'ailleurs)
Gromovar a dit…
Winshluss, c'est toi ?
minifourmi a dit…
Yes!!! Il m'a l'air vraiment extra ce bouquin! Moi qui ai lu avec plaisir l'œuvre de Collodi l'année dernière, l'adaptation versus punk me fait vraiment envie!!!
Je vais harceler ma bibliothèque pour qu'ils se le procurent!!!