An Eye for Property - Tanya Fordwalker

« Le jeu n’en vaut pas la chandelle… mais empêcher qu’elle s’éteigne » R. E. Howard Dans un futur proche, la société Splice of Life offre à tout client proche de la mort et décidé à payer une forte somme (le Passenger) du temps de vie supplémentaire dans le corps d’un jeune bien vivant (le Driver) , qui lui servira de corps d’emprunt un certain temps par semaine ou par jour ; une version hi-tech des cavales de Damballa. Une puce insérée dans le cerveau du Driver contient la personnalité scannée du Passenger. A des jours et heures contractuellement décidés, la personnalité du Passenger est activée puis prend le contrôle du corps de son Driver dont la conscience s’éteint dans l’intervalle. A la fin de la période contractuellement convenue, la conscience du Passenger se remet en sommeil et c’est le Driver qui revient aux commandes. Mais que se passerait-il si quelque chose buguait dans la puce ? An Eye For Property est une nouvelle de Tanya Fordwalker lisible sur le site React...

R. I. P. Kitty Genovese


Voici un livre que j'aurais aimé adorer et recommander sans réserve.
Le meurtre, devant 38 témoins passifs, de Kitty Genovese le 13 mars 1964 à New-York causa un choc énorme dans l'opinion américaine. Devenant à son corps défendant (et rarement expression aura été aussi appropriée) une icône de la pop culture US, Kitty Genovese entrait dans l'Histoire.
Son martyre donna lieu a des études en psychologie sociale et à la mise en évidence du principe de dilution des responsabilités et du bystander effect. Il entraina la création du fameux 911. Il inspira de nombreux écrivains et musiciens. Il fut à l'origine de la vocation de Rorschach, le justicier impitoyable des Watchmen.
Didier Decoin évoque aujourd'hui sa mémoire, 45 ans après sa mort tragique. Et son roman ne me convainc pas entièrement car il n'apporte guère plus que ce qu'aurait apporté un essai plus court ou un long article. Il y manque un peu de la théorie élaborée depuis, et l'intervention d'un narrateur, voisin absent le soir du meurtre, n'apporte à mon sens pas grand chose au récit. Ce livre m'a ému par moments mais je n'y ai rien appris que je ne savais déjà. Dommage, j'espérais être éclairé par Didier Decoin.
Néanmoins, l'écriture de ce roman peut aussi se comprendre comme l'érection d'une stèle à la mémoire de la jeune femme. En ce cas il s'agit une oeuvre respectable ; et elle a atteint son bût, car sans ce livre jamais je n'aurais évoqué ici le destin malheureux de Kitty Genovese.
Est-ce ainsi que les femmes meurent ? Didier Decoin

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