De boue et de bois - Olivier Caruso in Bifrost 122

Dans le Bifrost 122, il y a aussi  une nouvelle absolument stupéfiante d'Olivier Caruso. « La chercheuse, surprise, observe le spécimen dans la cave : il mange un porte-bouteille » . C'est sur cet incipit digne des premières phrases du Vieil homme et la guerre , de John Scalzi, que s'ouvre  De boue et de bois , un texte de 24 pages d'une richesse insigne. Epoque victorienne. Angleterre. La chercheuse vit seule avec une domestique dans sa grande maison de famille. Près d'elle, dissimulé, le « spécimen » . Il se nourrit de bois et dit bientôt ses premiers mots !!! Qu'est-il ? D'où vient-il ? Qui sont ces gens ? Quelle est l'histoire de cette femme et de cette famille ? Comment tout cela s'insère-t-il dans l'histoire britannique ? Et en quoi la transforme-t-il ? Ce sont quelques questions, il y en a d'autres dans cette riche nouvelle. On y croise, dans ce qui semblait être une histoire intime – et l'est assurément –, la théorie de l'évol...

Bien mieux


"Soeur Ynolde" est le deuxième (et pour l'instant dernier) volume de la pentalogie du Panca de Pierre Bordage. Il fait suite à "Frère Ewen", chroniqué ici.
On retrouve dans "Soeur Ynolde" ce qui fait la qualité des romans de Bordage, sur lesquels j'ai déjà longuement disserté dans deux posts précédents, sans les défauts du premier tome. Ici on ne geint pas. Ca fait du bien. Reste le mélange de SF et de fantastique, typique de l'auteur, qui fait que ces livres ressemblent à des récits mythologiques. Le destin y joue un rôle central et les choses s'y passent parce qu'elles doivent s'y passer. J'ai déjà écrit que la liaison SF/Fantastique se faisait sans problème, c'est encore le cas ici. Et c'est un grand plaisir de lecture parce que c'est de la grande aventure. Les deux personnages principaux sont passionnants, avec une mention spéciale pour le superbe assassin Silf. Après le sentiment mitigé du premier, j'attends maintenant avec impatience le tome suivant.
Soeur Ynolde, Pierre Bordage

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