No time to waste : Docteur Fatalis - Brubaker

Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi

J'ai fait la feignasse


Et oui, je n'en suis pas fier. Je n'ai pas lu grand chose pendant les vacances. Et je me suis, de plus, adonné à ma passion malsaine pour les romans policiers très gore (voire plus). Dans le genre, et s'il y a des amateurs, j'ai trouvé pas mal avec les deux premiers romans de Gilles Caillot.
Publiés chez un tout petit éditeur (la commande est donc indispensable), ces ouvrages procureront, à tous ceux qui apprécient, leur lot de sensations fortes très sanglantes, de tueurs en série pervers, et d'autopsies détaillées. De plus les enquètes sont plutôt bien menées dans leur progression, et les explications pas trop tirées par les cheveux (juste un peu), ce qui ne gache rien.
Pour les passionnés d'écriture, le plus intéressant dans cette lecture est le constat des progrès indéniables accomplis entre un premier roman sympathique mais rempli de tics et de manièrismes parfois risibles et un second roman où, à l'écoute des critiques des premiers lecteurs, l'auteur corrige le tir et produit un texte bien plus travaillé et conforme aux canons académiques. Du coup, je me procurerai sûrement le troisième en espérant qu'il soit encore plus abouti.
L'ange du mal, Gilles Caillot
Réminiscence, Gilles Caillot

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