A Violent Masterpiece - Jordan Harper

Los Angeles, aujourd’hui. Jake est un ancien chroniqueur de la nuit people reconverti en streamer trash. Nuit après nuit, il parcourt les rues de LA dans sa voiture pour filmer les braquages, meurtres et fusillades que détecte son scanner de police. Il vit de dons en commentaires et d’abonnements pour ses produits les plus trash. Quand son ancienne boss du site Truth or Dare lui propose ce qui ressemble fortement à du stalking de personnalités en vue de chantage, il accepte. Le salaire est convaincant. Doug est un avocat public. Il défend surtout des déshérités qu’un système bien plus fort qu’eux et une justice américaine qui est plus un match entre accusation et défense qu’une recherche de la vérité met en péril dès l’incrimination. Pour ses clients, Doug est « le couteau qu’ils amènent à la fusillade » . Il se trouve, presque par hasard, à défendre, pour une audience de libération sous caution, Eric Algar, un riche producteur accusé de pédophilie qui, étonnamment, a catégor...

Le retour


Je viens de lire le premier tome de l'adaptation BD de "L'assassin royal", et c'est une véritable réussite (mis à part les pages 12 et 13 qui sont inversées mais ce n'est pas bien grave).
L'adaptation d'un aussi roman aussi long et touffu en quelques planches de BD est une gageure (que n'ont pas réussie par exemple les adaptateurs des "Guerriers du silence", à mon grand regret). Ici c'est un succès. L'histoire progresse de moment clé en moment clé avec une voix-off qui fait le lien entre les moments et qui assure le liant. Je crois que c'est cette voix-off qui est la bonne idée de l'adaptation. L'histoire, n'y revenons pas, est excellente (même si au bout d'un seul tome de BD, et même si beaucoup de choses ont été dites, beaucoup restent à dire).
Sur l'adaptation graphique de Sieurac, que dire ? D'abord certains n'apprécieront pas outre mesure le traitement lisse de Fitz (j'en suis). Mais le reste est de grande qualité. Les Longvoyants sont altiers à loisir, et voir enfin Umbre (le pox man) sortir de l'ombre est agréable. Mais le plus impressionnant, à mon sens, ce sont les décors. La première image de Castlecerf et de la baie qu'il domine est en tout point conforme à la représentation qu'en donne Robin Hobb. Les différentes côtes marines (incontestablement la réussite de Sieurac) sont reconnaissables par quelqu'un qui a lu avec passion les romans. L'ambiance aussi est magnifiquement rendue. Avec une seule case parfois, on est dans la salle des gardes où Fitz prend son premier repas, dans l'étable de Burrich, à la cour du duc Kelvar de Rippon et de sa Marie-Antoinettissime femme.
La question qui se pose toujours lorsqu'on ouvre une adaptation est celle-ci : retrouverai-je le ressenti que m'avait procuré la version originale ? Ici c'est le cas. Le medium utilisé est différent mais les émotions qu'il procure sont les mêmes. En tant que fan de la doublee trilogie littéraire de Robin Hobb, j'avais de grandes exigences. Je les trouve très largement satisfaites.
L'assassin royal, t1, Gaudin, Sieurac

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