Fables 10 - Willingham - Buckingham

Dernière chronique courte (a priori) de la période, cette fois pour dire un mot du dernier tome de la série Fables chez Urban Nomad. C’est la conclusion – attendue et redoutée – d’une série fleuve d’une qualité rarement atteinte. Ultime confrontation entre Cendrillon et Frau Totenkinder. Deuil et destruction. Fableville finie, les Communs découvre les Fables. Les deux espèces cohabiteront. Le monde des Communs, qui jusqu’ici ne l’était pas, deviendra progressivement un monde magique. Quant à l’épopée épique, elle se termine sur le climax de la montée aux extrêmes entre Rose Rouge et Blanche Neige. Tu ne connaîtras l’issue de cette confrontation sororicide, lecteur, qu’après avoir lu cet ultime opus. Ceci fait, tout ayant été écrit et accompli, les auteurs – singulièrement Willingham et Buckingham – disent au revoir à une bonne partie de leurs personnages avec une succession de « Dernière histoire de... » qui permet de voir une dernière fois les nombreux êtres, si riches et ...

Le retour


Je viens de lire le premier tome de l'adaptation BD de "L'assassin royal", et c'est une véritable réussite (mis à part les pages 12 et 13 qui sont inversées mais ce n'est pas bien grave).
L'adaptation d'un aussi roman aussi long et touffu en quelques planches de BD est une gageure (que n'ont pas réussie par exemple les adaptateurs des "Guerriers du silence", à mon grand regret). Ici c'est un succès. L'histoire progresse de moment clé en moment clé avec une voix-off qui fait le lien entre les moments et qui assure le liant. Je crois que c'est cette voix-off qui est la bonne idée de l'adaptation. L'histoire, n'y revenons pas, est excellente (même si au bout d'un seul tome de BD, et même si beaucoup de choses ont été dites, beaucoup restent à dire).
Sur l'adaptation graphique de Sieurac, que dire ? D'abord certains n'apprécieront pas outre mesure le traitement lisse de Fitz (j'en suis). Mais le reste est de grande qualité. Les Longvoyants sont altiers à loisir, et voir enfin Umbre (le pox man) sortir de l'ombre est agréable. Mais le plus impressionnant, à mon sens, ce sont les décors. La première image de Castlecerf et de la baie qu'il domine est en tout point conforme à la représentation qu'en donne Robin Hobb. Les différentes côtes marines (incontestablement la réussite de Sieurac) sont reconnaissables par quelqu'un qui a lu avec passion les romans. L'ambiance aussi est magnifiquement rendue. Avec une seule case parfois, on est dans la salle des gardes où Fitz prend son premier repas, dans l'étable de Burrich, à la cour du duc Kelvar de Rippon et de sa Marie-Antoinettissime femme.
La question qui se pose toujours lorsqu'on ouvre une adaptation est celle-ci : retrouverai-je le ressenti que m'avait procuré la version originale ? Ici c'est le cas. Le medium utilisé est différent mais les émotions qu'il procure sont les mêmes. En tant que fan de la doublee trilogie littéraire de Robin Hobb, j'avais de grandes exigences. Je les trouve très largement satisfaites.
L'assassin royal, t1, Gaudin, Sieurac

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