Once Upon a Time at the End of the World t 2 - Aaron - Tefenkgi

J'avais vraiment - et un peu étonnamment - aimé le tome 1 de Once Upon a Time at the End of the World . Ce tome 2, intitulé The Rise and Fall of Golgonooza , commence comme un mix incestueux entre Portlandia et Disneyland avant de virer à l'horreur peu expliquée si ce n'est par la nécessité de faire avancer le récit. Plus précisément on voit dans cette deuxième partie que l'amour ne dure pas toujours, que la beauté est dans les yeux de celui qui regarde, et blablabla. Pour les lecteurs échaudés qui ont envie de lire sur l'amour triste, je conseille de s'épargner cet album et de se contenter de lire les deux pépites de sagesse ci-dessous, plus rapides et bien plus utiles : "Our love will last forever, until the day it dies" Virgin Prunes Et, "I chose an eternity of this Like falling angels The world disappeared Laughing into the fire Is it always like this? Flesh and blood and the first kiss The first colors, the first kiss We writhed under a red

Filigree and shadows


Une autre belle réussite de la collection "Série B" de Delcourt, "Le testament du docteur M" est une enquète policière teintée de fantastique.
Un amnésique s'évade d'un hopital psy. Il est en possession d'un morceau de pellicule, quelques images d'un film de Fritz Lang. Or ce bout de film est censé avoir été détruit.
L'album progresse en suivant deux enquètes parallèles. L'une, policière, essaie de trouver le responsable d'une série de meurtres particulièrement gores ; l'autre est menée par l'amnésique pour retrouver son identité et comprendre ce que signifie le petit bout de film. L'ambiance est glauque et sanglante, sordidement sanglante. Dans le style d'abord, cela rappelle assez le graphisme réaliste brouillon des Tales from the crypt, ou, pour les plus agés, des petits comics qui s'appelaient "Il est minuit l'heure des sorcières". Les personnages n'y sont pas sympathiques parce qu'ils sont laids et que leur laideur est comme celle du portrait de Dorian Gray, une manifestation de leur essence. C'est ainsi que fond et forme se rejoingnent. Car c'est surtout le fond de l'histoire qui est glauque. L'ambiance est pesante ; secrets, mystères, dépravations abondent. Nul n'est celui qu'il semble être, et on pressent qu'existe une terrible vérité cachée dont nous n'aurons aucune idée dans ce premier tome et qui justifie qu'on tue pour la protéger. Il est toujours frustrant d'arrêter sa lecture après 48 pages et de devoir attendre plusieurs mois une suite, mais suffisamment de fils narratifs sont lancés pour qu'on ait très envie d'en savoir plus et de comprendre ce qui les relie tous. Un premier tome est souvent une exposition en BD, mais peu nombreux sont ceux qui donnent à ce point envie d'en savoir plus. Je patiente donc, et vous pouvez peut-être vous mettre en situation de le faire aussi.
Pour mémoire, le Pécau qui a écrit cette série est le même que celui qui est à l'origine, dans un style complètement différent, du "Grand jeu". Je l'aime bien finalement ;-)
Le testament du docteur M, Pecau, Damour, Froissard

Commentaires