Bifrost 121 : entre dossier Walton et nouvelle de Nayler

Dans le Bifrost numéro 121, on trouve un copieux dossier Jo Walton ( dont je rappelle qu'elle a eu le Prix Planète-SF en 2017 pour Mes Vrais Enfants )  sous une couverture de Florence Magnin. Le numéro s’ouvre sur l’édito du boss qui rappelle à tous quel est l’âge canonique (trente ans) du Bélial et, de facto, de la revue Bifrost. Un édito en forme de bilan (d’étape) et de mise en lumière des (pas si subtils) changements qui ont affecté le monde de l’édition entre alors et maintenant. Suivent quatre nouvelles puis toutes les rubriques habituelles, critiques des nouveautés, scientifiction, and so on. On y trouve même les lauréats du Prix des lecteurs Bifrost 2025 : en catégorie francophone Résonances , de Mina Jacobson, et en traduction Joe 33 % , de Suzanne Palmer. Bravo à eux deux et au traducteur Pierre-Paul Durastanti qui s’est chargé du Palmer. Quatre nouvelles donc. D’abord, Contraction d’Iris de Peter Watts, un texte très wattsien qui met en scène, dans un futur p...

Jason is back


Voici une BD que j'ai achetée avec de grandes craintes, d'autant que j'avais eu une mauvaise expérience avec celle adaptée de "Destination finale" qui n'a aucun intérêt.
J'ai eu tort d'avoir peur. "Vendredi 13" est une vraie réussite. On retrouve à la lecture de cette BD le plaisir un peu stupide, honteux, mais tellement excitant qu'on éprouvait devant ces films. Principe du slasher : un groupe de jeunes insouciants et bêtes, des excès divers, un humour potache, du sexe, des meurtres très graphiques à l'arme blanche. "Vendredi 13" remplit parfaitement le cahier de charges. Sans être génial, le scénario original fait honnêtement son travail de scénario de slasher (il offre même une explication nouvelle au mystère de la malédiction de Crystal Lake), avec,comme de juste, les inévitables twists et fausses pistes. Quant aux dessins, ils assurent une bonne part de la qualité de cette adaptation, dans le plus pur style des films, voire mieux que certains. Des gerbes de sang éclaboussent les pages lors des différents meurtres qui sont tous montrés en close-up, les filles sont belles et court vétues, la nuit profonde et pluvieuse. Le découpage des planches et l'alternance champs / contrechamps offrent des effets quasi cinématographiques particulièrement bien venus dans le cas d'une adaptation, en particulier de film d'horreur. La colorisation est chaude et agréable.
J'ai passé un vrai bon moment à lire cette longue BD vendue sous une couverture cartonnée du plus bel effet. Vous êtes un garçon, vous avez eu quinze ans, n'hésitez pas !
Vendredi 13, Grey, Palmiotti, et Archer

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