Brombal - Phillips - Tout ce qui meurt et agonise

L’apocalypse zombie a eu lieu, elle a emporté presque toute l’humanité. Mais dans la petite ville américaine de Caverton, Jack Chandler, un fermier, s’est découvert immunisé ; seul de sa petite communauté, il a survécu au fléau. Seul survivant certes, mais pas solitaire. En effet, autour de Jack et avec lui, « vivent » son mari Luke, leur fille Daisy, qu’il adore, et aussi tous les habitants de la petite ville. Ces morts-vivants, par pure mémoire musculaire, rejouent chaque jour sa dernière journée, sans agressivité car, nourris par Jack, ils n’éprouvent plus le besoin de mordre ni d’attaquer. Jack, le seul qui n’est pas trépassé, est leur fermier – un religieux dirait leur berger. Il prend soin d’eux, les nourrit, veille à entretenir les cultures et le bétail grâce auxquels lui-même survit. Mais voilà qu’arrive dans la ville un groupe d’humains, pleins de violence et d’idées définitives sur les places respectives des hommes et des zombies. Tout part alors en vrille. Tout ce q...

Jason is back


Voici une BD que j'ai achetée avec de grandes craintes, d'autant que j'avais eu une mauvaise expérience avec celle adaptée de "Destination finale" qui n'a aucun intérêt.
J'ai eu tort d'avoir peur. "Vendredi 13" est une vraie réussite. On retrouve à la lecture de cette BD le plaisir un peu stupide, honteux, mais tellement excitant qu'on éprouvait devant ces films. Principe du slasher : un groupe de jeunes insouciants et bêtes, des excès divers, un humour potache, du sexe, des meurtres très graphiques à l'arme blanche. "Vendredi 13" remplit parfaitement le cahier de charges. Sans être génial, le scénario original fait honnêtement son travail de scénario de slasher (il offre même une explication nouvelle au mystère de la malédiction de Crystal Lake), avec,comme de juste, les inévitables twists et fausses pistes. Quant aux dessins, ils assurent une bonne part de la qualité de cette adaptation, dans le plus pur style des films, voire mieux que certains. Des gerbes de sang éclaboussent les pages lors des différents meurtres qui sont tous montrés en close-up, les filles sont belles et court vétues, la nuit profonde et pluvieuse. Le découpage des planches et l'alternance champs / contrechamps offrent des effets quasi cinématographiques particulièrement bien venus dans le cas d'une adaptation, en particulier de film d'horreur. La colorisation est chaude et agréable.
J'ai passé un vrai bon moment à lire cette longue BD vendue sous une couverture cartonnée du plus bel effet. Vous êtes un garçon, vous avez eu quinze ans, n'hésitez pas !
Vendredi 13, Grey, Palmiotti, et Archer

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