L'Enfant du Deptford - Nat Cassidy

L'Enfant du Deptford , de Nat Cassidy, un roman trop mou, trop fade, trop quelconque pour séduire. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 125, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : Et si votre enfant n'était plus vraiment… le vôtre ? Après la naissance très compliquée de leur fille Charlie, Ana et Reid ont désespérément besoin d'un nouveau départ. Tout semble enfin leur sourire lorsqu'ils ont l'occasion, pour un loyer modique, de vivre dans un appartement au Deptford, l'un des immeubles les plus prestigieux de Manhattan, avec vue sur Central Park. Mais très vite, une présence insidieuse se fait sentir. Bruits inexpliqués, couloirs secrets, voisins inquiétants… Puis le doute s'installe. Quelque chose cloche. Dans l'immeuble. Et avec le bébé. Un roman troublant, intense et profondément dérang...

Le cauchemar d'Eric Zemmour


Voici le comics qui donne des sueurs froides à Eric Zemmour. Un comics dans lequel "Le premier sexe" est réduit à la portion congrue (et c'est peu de le dire).
"Y the last man" est l'histoire post-apocalyptique du dernier homme (au sens de mâle) sur Terre. Tous sont morts simultanément, victimes d'un évènement inexpliquable, et la Terre n'est plus peuplée que de femmes. Yorick (le survivant pour une fois) se lance alors dans une quête interminable pour comprendre ce qui s'est passé et tenter de donner une chance de survie à l'humanité.
Entre politiciennes tentant de sauver ce qui peut l'être, groupes paramilitaires, pillardes, membres des services secrets, etc..., Yorick se débat pour sauver l'humanité, avec une idée en tache de fond, aller en Australie pour retrouver son amie.
Le graphisme est un peu plat mais le scénario est d'une immense qualité. Dur, cynique et drôle à la fois. Ironie, humour, cruauté, rebondissements, rien ne manque, même pas un matriarcat qui ressemble comme deux gouttes d'eau au vieux patriarcat réactionnaire, ou la paranoïa des militaires qui rappelle furieusement celle de l'état-major dans "Docteur Folamour". Au final nous constatons que les femmes sont vraiment des hommes comme les autres.
Brian K. Vaughan est lauréat du Will Eisner Award, un prestigieux prix récompensant les comics. Il a aussi réalisé l'excellentissime "Pride of Baghdad" dont je vous parlerai sous peu.
C'est en anglais sauf deux volumes traduits que je n'ai pas eu entre les mains.
Y : the last man, Brian K. Vaughan

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