The Book of all Skies - Greg Egan

Imaginez un monde « coupé » en un très grand nombre de morceaux. Des morceaux qui, chacun, semblent un monde à part entière ou au moins un pays, dotés chacun d'un nom, d'une population (souvent) , d'une « ambiance » physique ou zoologique, d'une plus ou moins grande proximité avec son étoile. On passe de l'un à l'autre de ces morceaux à travers un « anneau » ou « cerceau », accessible depuis un point géographique précis du monde présent dans chaque morceau, ce qui fait de ce monde un espace multiplement connecté. Si on utilise l'anneau dans un sens on atteint un certain morceau (« ciel », d’où le titre) qu'on peut se représenter comme « au-dessus », et si on l'utilise dans l'autre sens on atteint le « ciel » qui serait « en-dessous » – tout ceci hors de toute verticalité physique bien entendu. De saut en saut on ferait – si tout était optimal – une boucle sans fin qui finirait par ramener le voyageur à son point de départ. Sous l'un de ces c

Le cauchemar d'Eric Zemmour


Voici le comics qui donne des sueurs froides à Eric Zemmour. Un comics dans lequel "Le premier sexe" est réduit à la portion congrue (et c'est peu de le dire).
"Y the last man" est l'histoire post-apocalyptique du dernier homme (au sens de mâle) sur Terre. Tous sont morts simultanément, victimes d'un évènement inexpliquable, et la Terre n'est plus peuplée que de femmes. Yorick (le survivant pour une fois) se lance alors dans une quête interminable pour comprendre ce qui s'est passé et tenter de donner une chance de survie à l'humanité.
Entre politiciennes tentant de sauver ce qui peut l'être, groupes paramilitaires, pillardes, membres des services secrets, etc..., Yorick se débat pour sauver l'humanité, avec une idée en tache de fond, aller en Australie pour retrouver son amie.
Le graphisme est un peu plat mais le scénario est d'une immense qualité. Dur, cynique et drôle à la fois. Ironie, humour, cruauté, rebondissements, rien ne manque, même pas un matriarcat qui ressemble comme deux gouttes d'eau au vieux patriarcat réactionnaire, ou la paranoïa des militaires qui rappelle furieusement celle de l'état-major dans "Docteur Folamour". Au final nous constatons que les femmes sont vraiment des hommes comme les autres.
Brian K. Vaughan est lauréat du Will Eisner Award, un prestigieux prix récompensant les comics. Il a aussi réalisé l'excellentissime "Pride of Baghdad" dont je vous parlerai sous peu.
C'est en anglais sauf deux volumes traduits que je n'ai pas eu entre les mains.
Y : the last man, Brian K. Vaughan

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