Fistful of Antimatter - Rich Larson

Fistful of Antimatter , de Rich Larson, une référence sans doute au A Fistful of Dollars de Sergio Leone pour ce western spatial situé sur la planète Qopa. Fistful of Antimatter est lisible dans Clarkesworld 240 . Entre nouvelle longue et courte novella, Larson emmène son lecteur sur une planète coloniale peuplée d’humains aussi inégaux que ceux de la planète Terre. Dans les pas de Nuja, bandite, voleuse, mère de sept enfants (dont trois ont grandis dans un exowomb) qui constituent sa bande, Larson nous entraîne dans le désert désolé d’une planète qui ressemble furieusement au Far West, pour des aventures hautes en couleurs. Au menu : « attaque de diligences », gardes armés à déjouer, ville prospère vers laquelle convergent de vulnérables moyens de transport omnibus qui passent d’outpost en outpost, banque remplie comme une caverne d’Ali Baba devenant, de fait, la cible de tous les malandrins des environs. Ajoutons-y un Homme Décapité au corps de polycartilage, pourvu d’une boul...

Le cauchemar d'Eric Zemmour


Voici le comics qui donne des sueurs froides à Eric Zemmour. Un comics dans lequel "Le premier sexe" est réduit à la portion congrue (et c'est peu de le dire).
"Y the last man" est l'histoire post-apocalyptique du dernier homme (au sens de mâle) sur Terre. Tous sont morts simultanément, victimes d'un évènement inexpliquable, et la Terre n'est plus peuplée que de femmes. Yorick (le survivant pour une fois) se lance alors dans une quête interminable pour comprendre ce qui s'est passé et tenter de donner une chance de survie à l'humanité.
Entre politiciennes tentant de sauver ce qui peut l'être, groupes paramilitaires, pillardes, membres des services secrets, etc..., Yorick se débat pour sauver l'humanité, avec une idée en tache de fond, aller en Australie pour retrouver son amie.
Le graphisme est un peu plat mais le scénario est d'une immense qualité. Dur, cynique et drôle à la fois. Ironie, humour, cruauté, rebondissements, rien ne manque, même pas un matriarcat qui ressemble comme deux gouttes d'eau au vieux patriarcat réactionnaire, ou la paranoïa des militaires qui rappelle furieusement celle de l'état-major dans "Docteur Folamour". Au final nous constatons que les femmes sont vraiment des hommes comme les autres.
Brian K. Vaughan est lauréat du Will Eisner Award, un prestigieux prix récompensant les comics. Il a aussi réalisé l'excellentissime "Pride of Baghdad" dont je vous parlerai sous peu.
C'est en anglais sauf deux volumes traduits que je n'ai pas eu entre les mains.
Y : the last man, Brian K. Vaughan

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