Le Dernier fils des dieux - Jean Baret

De Jean Baret on avait lu l'impressionnante trilogie Trademark et le surprenant Monde de Julia (avec Ugo Bellagamba) . Il était difficile de faire mieux ; ce n'est hélas pas le cas avec ce court roman un peu décevant dans sa forme. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 123, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : À l’aube de l’effondrement des sociétés humaines mondialisées, un journaliste reçoit un étrange carnet, journal intime d’un jeune homme, héritier d’une fortune sans commune mesure et retenu contre son gré par un colosse silencieux dans une prison de béton. Au fil des pages, il découvre la vie de débauche et l’arrogance de cette frange de la population qui agit comme les nouveaux dieux ; quelques-uns organisent par ennui, au sein d’un mystérieux club, des actions absurdes provoquant des désordres interna...

Spleen


Un superbe livre. Histoire d'amour teintée de fantastique "Le jeune homme, la mort et le temps" narre les derniers jours de vie d'un jeune homme condamné par la maladie qui va réussir à se convaincre qu'il peut traverser le temps pour rejoindre une femme du siècle passé dont la vue d'une photo l'a fait tomber amoureux. Réfugié dans un hôtel de front de mer, aussi en fin de vie, et n'ayant plus rien à espérer dans notre monde, il choisit la fuite vers un paradis entrevu ou rêvé. Tout au long du roman on peut choisir l'interprétation qu'on préfère. A-t-il réussi son pari dément ? Est-il victime d'hallucinations ? Nous ne le saurons jamais de manière certaine.
L'écriture est lente et nostalgique, le jeune homme est poignant, la Californie est triste, et on pense aux Nocturnes de Chopin en lisant (même si le jeune homme écoute autre chose). La couverture est grise et c'est la couleur du livre. Un livre à lire dans le calme.
Le jeune homme, la mort et le temps, Richard Matheson

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