Roger Zelazny - Le temps d'un souffle, je m'attarde

Ressortie aujourd'hui dans la toujours pertinente collection Dyschroniques du "Destination fin du monde" de Robert Silverberg qui n'était plus disponible en français depuis longtemps. Rappelons que la maison d’édition indépendante Le passager clandestin est une toute petite maison radicale, engagée et militante contre une certaine forme insatisfaisante du monde. Au milieu des non fictions, on y trouve la collection Dyschroniques qui remet à l’honneur des textes anciens de grands noms de la SF.  Nouvelles ou novellas posant en leur temps les questions environnementales, politiques, sociales, ou économiques, ces textes livrent la perception du monde qu’avaient ces auteurs d’un temps aujourd’hui révolu. On notera que chaque ouvrage à fait l’objet d’un joli travail d’édition, chaque texte étant suivi d’une biographie/bibliographie de l’auteur, d’un bref historique des parutions VO/VF, d’éléments de contexte, ainsi que de

Spleen


Un superbe livre. Histoire d'amour teintée de fantastique "Le jeune homme, la mort et le temps" narre les derniers jours de vie d'un jeune homme condamné par la maladie qui va réussir à se convaincre qu'il peut traverser le temps pour rejoindre une femme du siècle passé dont la vue d'une photo l'a fait tomber amoureux. Réfugié dans un hôtel de front de mer, aussi en fin de vie, et n'ayant plus rien à espérer dans notre monde, il choisit la fuite vers un paradis entrevu ou rêvé. Tout au long du roman on peut choisir l'interprétation qu'on préfère. A-t-il réussi son pari dément ? Est-il victime d'hallucinations ? Nous ne le saurons jamais de manière certaine.
L'écriture est lente et nostalgique, le jeune homme est poignant, la Californie est triste, et on pense aux Nocturnes de Chopin en lisant (même si le jeune homme écoute autre chose). La couverture est grise et c'est la couleur du livre. Un livre à lire dans le calme.
Le jeune homme, la mort et le temps, Richard Matheson

Commentaires