An Eye for Property - Tanya Fordwalker

« Le jeu n’en vaut pas la chandelle… mais empêcher qu’elle s’éteigne » R. E. Howard Dans un futur proche, la société Splice of Life offre à tout client proche de la mort et décidé à payer une forte somme (le Passenger) du temps de vie supplémentaire dans le corps d’un jeune bien vivant (le Driver) , qui lui servira de corps d’emprunt un certain temps par semaine ou par jour ; une version hi-tech des cavales de Damballa. Une puce insérée dans le cerveau du Driver contient la personnalité scannée du Passenger. A des jours et heures contractuellement décidés, la personnalité du Passenger est activée puis prend le contrôle du corps de son Driver dont la conscience s’éteint dans l’intervalle. A la fin de la période contractuellement convenue, la conscience du Passenger se remet en sommeil et c’est le Driver qui revient aux commandes. Mais que se passerait-il si quelque chose buguait dans la puce ? An Eye For Property est une nouvelle de Tanya Fordwalker lisible sur le site React...

C'est pas l'intention qui compte




Pour les Wess'har, habitants indigènes du système de Cavanagh, seul comptent les actes et leurs résultats, jamais les motivations qui les ont sous-tendus. Ce n'est qu'une des multiples différences culturelles qui distinguent les colons humains de leurs "hôtes". Ces différences conduiront insensiblement à une guerre de grande ampleur opposant les êtres humains aux premières civilisations non humaines jamais rencontrées.
Karen Traviss a été pendant des années correpondante de guerre et ça se sent vraiment. Elle décrit à merveille des personnalités aux motivations complexes et des situations qui deviennent vite inextricables par défaut de compréhension mutuelle. Elle crée un personnage de journaliste de guerre (biographique ?) qui poursuit ses propres objectifs malgré, ou grace à, son "embeddment". Elle montre la succession des manoeuvres politiques que doivent servir les militaires. Elle montre comment information et propagande se mèlent. Elle décrit une civilisation non humaine, crédible dans sa culture respectant toute forme de vie, et prète à des anéantissements de grande ampleur pour préserver ne serait-ce qu'une espèce fragile. Elle montre comment les choses dérapent et comment certains dérapages deviennent très vite incontrolés. Elle montre enfin qu'en situation de guerre, chaque protagoniste a une bonne raison d'être là mais que ce n'est que la sienne.
En lisant ce livre on ne peut s'empècher de penser à l'Irak, ou plus encore à l'ex-Yougoslavie.
2 tomes parus en France, 3 non encore traduits (déjà commandés en Angleterre).
La cité de perle, Karen Traviss
Transgression, Karen Traviss


La critique de El Jc

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