Once Upon a Time at the End of the World t 2 - Aaron - Tefenkgi

J'avais vraiment - et un peu étonnamment - aimé le tome 1 de Once Upon a Time at the End of the World . Ce tome 2, intitulé The Rise and Fall of Golgonooza , commence comme un mix incestueux entre Portlandia et Disneyland avant de virer à l'horreur peu expliquée si ce n'est par la nécessité de faire avancer le récit. Plus précisément on voit dans cette deuxième partie que l'amour ne dure pas toujours, que la beauté est dans les yeux de celui qui regarde, et blablabla. Pour les lecteurs échaudés qui ont envie de lire sur l'amour triste, je conseille de s'épargner cet album et de se contenter de lire les deux pépites de sagesse ci-dessous, plus rapides et bien plus utiles : "Our love will last forever, until the day it dies" Virgin Prunes Et, "I chose an eternity of this Like falling angels The world disappeared Laughing into the fire Is it always like this? Flesh and blood and the first kiss The first colors, the first kiss We writhed under a red

C'est pas l'intention qui compte




Pour les Wess'har, habitants indigènes du système de Cavanagh, seul comptent les actes et leurs résultats, jamais les motivations qui les ont sous-tendus. Ce n'est qu'une des multiples différences culturelles qui distinguent les colons humains de leurs "hôtes". Ces différences conduiront insensiblement à une guerre de grande ampleur opposant les êtres humains aux premières civilisations non humaines jamais rencontrées.
Karen Traviss a été pendant des années correpondante de guerre et ça se sent vraiment. Elle décrit à merveille des personnalités aux motivations complexes et des situations qui deviennent vite inextricables par défaut de compréhension mutuelle. Elle crée un personnage de journaliste de guerre (biographique ?) qui poursuit ses propres objectifs malgré, ou grace à, son "embeddment". Elle montre la succession des manoeuvres politiques que doivent servir les militaires. Elle montre comment information et propagande se mèlent. Elle décrit une civilisation non humaine, crédible dans sa culture respectant toute forme de vie, et prète à des anéantissements de grande ampleur pour préserver ne serait-ce qu'une espèce fragile. Elle montre comment les choses dérapent et comment certains dérapages deviennent très vite incontrolés. Elle montre enfin qu'en situation de guerre, chaque protagoniste a une bonne raison d'être là mais que ce n'est que la sienne.
En lisant ce livre on ne peut s'empècher de penser à l'Irak, ou plus encore à l'ex-Yougoslavie.
2 tomes parus en France, 3 non encore traduits (déjà commandés en Angleterre).
La cité de perle, Karen Traviss
Transgression, Karen Traviss


La critique de El Jc

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