Conan Le dieu dans le sarcophage - Headline - Civiello

Juste un petit mot de rien du tout parce qu'il ne faudrait pas que chroniquer Conan en BD devienne une habitude . " Le dieu dans le sarcophage " est le onzième volume des adaptations de Conan en BD chez Glénat. " Le dieu dans le sarcophage " est l'une des toutes premières nouvelles de Howard mettant en scène le personnage du Cimmérien. Après quelques éléments de background sur les civilisations maléfiques qui précédèrent dans l'Histoire le très inquiétant royaume de Stygie, on y voit un Conan engagé par un noble pour voler une coupe de grande valeur dans le trésor d'un riche collectionneur. Catastrophe, quand le barbare arrive sur les lieux de son forfait à venir il tombe sur le cadavre du collectionneur, et sur un garde qui le met en joue avec son arbalète. Catastrophe bis, arrivent sur ces entrefaites le chef du conseil inquisitorial de la ville, Demetrius, accompagné du brutal Dionus, chef des pandores locaux, et de quelques gardes armés. Arrivé s

C'est pas l'intention qui compte




Pour les Wess'har, habitants indigènes du système de Cavanagh, seul comptent les actes et leurs résultats, jamais les motivations qui les ont sous-tendus. Ce n'est qu'une des multiples différences culturelles qui distinguent les colons humains de leurs "hôtes". Ces différences conduiront insensiblement à une guerre de grande ampleur opposant les êtres humains aux premières civilisations non humaines jamais rencontrées.
Karen Traviss a été pendant des années correpondante de guerre et ça se sent vraiment. Elle décrit à merveille des personnalités aux motivations complexes et des situations qui deviennent vite inextricables par défaut de compréhension mutuelle. Elle crée un personnage de journaliste de guerre (biographique ?) qui poursuit ses propres objectifs malgré, ou grace à, son "embeddment". Elle montre la succession des manoeuvres politiques que doivent servir les militaires. Elle montre comment information et propagande se mèlent. Elle décrit une civilisation non humaine, crédible dans sa culture respectant toute forme de vie, et prète à des anéantissements de grande ampleur pour préserver ne serait-ce qu'une espèce fragile. Elle montre comment les choses dérapent et comment certains dérapages deviennent très vite incontrolés. Elle montre enfin qu'en situation de guerre, chaque protagoniste a une bonne raison d'être là mais que ce n'est que la sienne.
En lisant ce livre on ne peut s'empècher de penser à l'Irak, ou plus encore à l'ex-Yougoslavie.
2 tomes parus en France, 3 non encore traduits (déjà commandés en Angleterre).
La cité de perle, Karen Traviss
Transgression, Karen Traviss


La critique de El Jc

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