Veniss Underground et Green City Wars : point d'étape

Lu Veniss Underground . Ce n'est pas pour les âmes sensibles mais c'est clairement brillant. Je ne peux en dire plus, ma chronique est sous NDA pour le moment. Commencé Green City Wars . Abord un peu ardu mais univers très original pour un nouveau roman de l'homme qui écrit des livres plus vite que je n'arrive à les lire. Abandonné The Dungeon Book vers le tiers du récit. Le concept est marrant mais on se lasse vite de cette histoire dont le style écrit n'est pas flamboyant. Point commun entre ces trois lectures : un monde souterrain y existe, en regard du monde de la surface. Stay tuned !

Tous à Zanzibar




Voila un grand livre intelligent. Evidemment c'est un prix Hugo, Apollo, et j'en passe.
Je reste fidèle à mon option de départ de ne pas donner de résumé des livres. Ils sont disponibles partout et réduisent un organisme à son squelette.
Sachez simplement que "Tous à Zanzibar", écrit en 1968 est une merveille de futurologie littéraire. Le futur que décrit John Brunner, nous y sommes ou quasiment, sur certains points nous sommes même au-delà. L'importance des média et des sondages dans la "démocratie" moderne, le terrorisme aveugle qui tue pour protester contre une chose ou l'autre, le dévoiement de la sociologie en science prédictive et normative, etc...
La société que décrit Brunner est tellement détaillée et réaliste qu'un condisciple de Sciences-Po a pu rédiger son mémoire de fin d'étude sur une lecture anthropologique du livre.
Pour ce qui est du style, l'immersion dans cette société étrangère se fait à la manière de Dos Pasos par des exergues de chapitres (flashes d'info, pubs, citations), tous factices, qui sont autant de fenètres sur le monde dans lequel Brunner situe son roman, autant d'occasion de saisir le Zeitgeist de sa société imaginaire.
Lisez John Brunner vous ne le regretterez pas, et si vous trouvez la SF puérile, lisez Dos Pasos, mais vous y aurez perdu le travail d'imagination et de prospective.
Tous à Zanzibar, John Brunner
42ème parallèle, John Dos Pasos


L'avis de Julien

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