Fables 10 - Willingham - Buckingham

Dernière chronique courte (a priori) de la période, cette fois pour dire un mot du dernier tome de la série Fables chez Urban Nomad. C’est la conclusion – attendue et redoutée – d’une série fleuve d’une qualité rarement atteinte. Ultime confrontation entre Cendrillon et Frau Totenkinder. Deuil et destruction. Fableville finie, les Communs découvre les Fables. Les deux espèces cohabiteront. Le monde des Communs, qui jusqu’ici ne l’était pas, deviendra progressivement un monde magique. Quant à l’épopée épique, elle se termine sur le climax de la montée aux extrêmes entre Rose Rouge et Blanche Neige. Tu ne connaîtras l’issue de cette confrontation sororicide, lecteur, qu’après avoir lu cet ultime opus. Ceci fait, tout ayant été écrit et accompli, les auteurs – singulièrement Willingham et Buckingham – disent au revoir à une bonne partie de leurs personnages avec une succession de « Dernière histoire de... » qui permet de voir une dernière fois les nombreux êtres, si riches et ...

Tous à Zanzibar




Voila un grand livre intelligent. Evidemment c'est un prix Hugo, Apollo, et j'en passe.
Je reste fidèle à mon option de départ de ne pas donner de résumé des livres. Ils sont disponibles partout et réduisent un organisme à son squelette.
Sachez simplement que "Tous à Zanzibar", écrit en 1968 est une merveille de futurologie littéraire. Le futur que décrit John Brunner, nous y sommes ou quasiment, sur certains points nous sommes même au-delà. L'importance des média et des sondages dans la "démocratie" moderne, le terrorisme aveugle qui tue pour protester contre une chose ou l'autre, le dévoiement de la sociologie en science prédictive et normative, etc...
La société que décrit Brunner est tellement détaillée et réaliste qu'un condisciple de Sciences-Po a pu rédiger son mémoire de fin d'étude sur une lecture anthropologique du livre.
Pour ce qui est du style, l'immersion dans cette société étrangère se fait à la manière de Dos Pasos par des exergues de chapitres (flashes d'info, pubs, citations), tous factices, qui sont autant de fenètres sur le monde dans lequel Brunner situe son roman, autant d'occasion de saisir le Zeitgeist de sa société imaginaire.
Lisez John Brunner vous ne le regretterez pas, et si vous trouvez la SF puérile, lisez Dos Pasos, mais vous y aurez perdu le travail d'imagination et de prospective.
Tous à Zanzibar, John Brunner
42ème parallèle, John Dos Pasos


L'avis de Julien

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