L'infini vu d'avion - Philippe Cousin

L'infini vu d'avion  est un recueil de nouvelles de Philippe Cousin. Pas totalement SFFF, il est néanmoins agréable à lire dans sa forme de testament intellectuel et biographique. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le  Bifrost  n° 122, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : À leur manière, les personnages de Philippe Cousin tentent tous de forcer le destin, qui le leur rend bien en leur jouant un tour à sa façon. Il sera question dans L’infini vu d’avion de la redécouverte de Dieu par un instituteur agnostique, de l’amitié à vie d’un petit garçon pour un géant noir, du coup de foudre entre un veuf alcoolique et sa passagère clandestine, de la libido psychotique d’un adolescent fasciné par les Kennedy, de la course folle d’un boomerang égaré dans l’espace et le temps, de l’intelligence approximative d’un robot chinois à lacer et ...

Tous à Zanzibar




Voila un grand livre intelligent. Evidemment c'est un prix Hugo, Apollo, et j'en passe.
Je reste fidèle à mon option de départ de ne pas donner de résumé des livres. Ils sont disponibles partout et réduisent un organisme à son squelette.
Sachez simplement que "Tous à Zanzibar", écrit en 1968 est une merveille de futurologie littéraire. Le futur que décrit John Brunner, nous y sommes ou quasiment, sur certains points nous sommes même au-delà. L'importance des média et des sondages dans la "démocratie" moderne, le terrorisme aveugle qui tue pour protester contre une chose ou l'autre, le dévoiement de la sociologie en science prédictive et normative, etc...
La société que décrit Brunner est tellement détaillée et réaliste qu'un condisciple de Sciences-Po a pu rédiger son mémoire de fin d'étude sur une lecture anthropologique du livre.
Pour ce qui est du style, l'immersion dans cette société étrangère se fait à la manière de Dos Pasos par des exergues de chapitres (flashes d'info, pubs, citations), tous factices, qui sont autant de fenètres sur le monde dans lequel Brunner situe son roman, autant d'occasion de saisir le Zeitgeist de sa société imaginaire.
Lisez John Brunner vous ne le regretterez pas, et si vous trouvez la SF puérile, lisez Dos Pasos, mais vous y aurez perdu le travail d'imagination et de prospective.
Tous à Zanzibar, John Brunner
42ème parallèle, John Dos Pasos


L'avis de Julien

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