Alastor de Sombregarde 1 - Dobbs - Morinière

Un champ de bataille enfin apaisé. Des corps à perte de vue. Les armées du Mal ont été vaincues. Les paladins du Bien et leurs alliés elfes viennent achever les blessés et neutraliser les cadavres enmagiqués. Au milieu du carnage, un nécromancien gobelin nommé Guulghar a survécu par pure chance. Discrètement, il s’extrait de la masse des macchabées moins chanceux que lui, récupère son bâton (qui porte le crâne animé de son frère Huulghar) , et parvient à ranimer un chevalier de la mort, Alastor de Sombregarde, que des mages elfes s’apprêtaient à bannir définitivement. Les deux (trois) , peut-être uniques « survivants » de la Sombre Garde, partent de conserve vers les terres du chevalier pour y retrouver l’épouse du paladin déchu. Une longue et lente chevauchée qui les amène à traverser maints territoires et à vivre maintes aventures. Disons-le tout de suite : dès sa splendide couverture, cet album est en tous points magnifique. La présentation éditeur évoque Don Quichotte...

Pourquoi fais-je banquette ?




Qu'il est fort ce Bourdieu! Je suis un bourdieusien convaincu. Il a donné à la sociologie bien plus que des résultats. Il nous a fourni des modes de recherche et des concepts qui sont extrèmement opératoires pour analyser les situation sociales. Il est pour la sociologie un peu comme l'inventeur du microscope pour la biologie.
Ceci posé, de quoi parle cet excellent petit livre. Il cherche à répondre à une question simple mais paradoxale. Pourquoi, dans la société paysanne du Béarn, les ainés des familles paysannes, qui étaient traditionnellement les meilleurs à marier, se retrouvent-ils massivement célibataires à partir de la moitié du 20ème siècle ? La réponse à cette question Bourdieu va la donner en trois périodes. Ce livre est constitué de trois parties, rédigées à plusieurs années d'intervalle. Nous pouvons donc voir la pensée de Bourdieu s'affiner, comme un bon vin. Nous voyons ses concepts se préciser, de nouvelles données devenir nécessaires, et une théorie générale se mettre en place. Même si on ne s'intéresse à la nuptialité des paysans béarnais, ce qu'honnètement je peux comprendre, le "making of" auquel se prête Bourdieu sur le développement de sa pensée est fascinant.
Le bal des célibataires, Pierre Bourdieu

Commentaires