Alastor de Sombregarde 1 - Dobbs - Morinière

Un champ de bataille enfin apaisé. Des corps à perte de vue. Les armées du Mal ont été vaincues. Les paladins du Bien et leurs alliés elfes viennent achever les blessés et neutraliser les cadavres enmagiqués. Au milieu du carnage, un nécromancien gobelin nommé Guulghar a survécu par pure chance. Discrètement, il s’extrait de la masse des macchabées moins chanceux que lui, récupère son bâton (qui porte le crâne animé de son frère Huulghar) , et parvient à ranimer un chevalier de la mort, Alastor de Sombregarde, que des mages elfes s’apprêtaient à bannir définitivement. Les deux (trois) , peut-être uniques « survivants » de la Sombre Garde, partent de conserve vers les terres du chevalier pour y retrouver l’épouse du paladin déchu. Une longue et lente chevauchée qui les amène à traverser maints territoires et à vivre maintes aventures. Disons-le tout de suite : dès sa splendide couverture, cet album est en tous points magnifique. La présentation éditeur évoque Don Quichotte...

Ite missa est




Un livre très intelligent qui est en même temps très agréable à lire. Paul Veyne décrit avec force détails ce 4ème siècle qui a vu l'empire romain basculer vers le christianisme. Il nous explique que Constantin est un converti sincèrement croyant qui pense qu'il a pour mission de sauver le monde en le tournant vers le christianisme. Il montre que le christianisme séduit ce grand homme parce que c'est la religion la plus innovante de son temps, une forme d'avant-garde, de l'art contemporain sous forme religieuse. Enfin il explique comment Constantin ne va jamais chercher à convertir les païens (ni de gré ni de force) mais va se contenter d'aider l'Eglise à se développer dans l'empire avec des résultats à long terme (il fait ici une distinction éclairante et féconde entre la religion officielle et la pratique quotidienne de la majorité de la population, la religion de l'habitus).
Le style est drôle et plaisant, pour tout dire peu académique, et les comparaisons Constantin / Lénine, à priori incongrues, sont extrèmement efficaces.
Quand notre monde est devenu chrétien, Paul Veyne

Commentaires