Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

Lazarus Intégrale 4 - Rucka et Lark


Juste quelques mots pour dire tout le bien que je pense du tome 4 de l’Intégrale Lazarus qui vient de sortir chez Urban (et là je m’aperçois que j’ai zappé la chronique du t3, oups ! Trop tard).


La guerre est maintenant totale entre la famille Carlyle et ses ennemis, les Hock en tête suivi de leurs nombreux alliés sud-américains ou russes. Guerre totale et guerre d’extermination car, pour certains des clans, l’alternative n’est qu’entre la survie ou l’anéantissement. Les alliances fluctuent, les trahisons se multiplient, individuelles ou de clans entiers.


Au milieu du conflit, Forever, le Lazare de Carlyle, semble toujours être la pièce maîtresse, tant ses capacités tactiques et stratégiques sont décisives. D’autant qu’elle a la soutien de Johanna Carlyle, intronisée cheffe de famille après l’empêchement temporaire de Malcolm, son père et le fondateur du clan. Et si la nouvelle dirigeante de la famille Carlyle mène la guerre sans pitié comme l’aurait fait son père, il semble qu’elle ait d’autres objectifs pour la famille – et accessoirement donc pour le monde. Des objectifs que partage et dans l’accomplissement desquels l’assiste Forever, qui a enfin parfaitement compris ce qu’elle est et ce qu’est son rôle dans les plans de Malcolm. Des objectifs qui tôt ou tard devront inclure Huit, le nouveau Lazare, déjà à l’entraînement et destinée à remplacer un jour Forever. Il faudra pour y parvenir dessiller les yeux de cette jeune fille encore pleine des mensonges que la famille lui serine et parvenir à gagner pleinement sa confiance.


Dans cet imposant volume, outre les grandes manœuvres, les grandes batailles, les opérations commandos, et les destructions civiles autant que militaires dont je viens de parler, on découvrira aussi le destin tragique de Jonah le fils sacrifié de Malcolm, les vies exaltantes mais contrariées des courageux serfs dont nous avons fait la connaissance dans les tomes précédents, et surtout on s’acheminera vers une forme de conclusion de la guerre Carlyle/Hock, avec explication de l’inimitié implacable que se vouent les deux hommes, révélation du grand projet à long terme de Malcolm et mise en évidence de son machiavélisme inégalable.


Cette série est un drame au sens classique du terme, une tragédie pour beaucoup.

Elle est violente, noire, dure, speed, dynamique, intelligente, remarquablement écrite, portée par une galerie de personnages bien écrits dont le développement sur la durée impressionne par sa cohérence.


Ne pas rater ! Surtout pas !


Lazarus t4, Rucka, Lark

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