Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

Bifrost 121 : entre dossier Walton et nouvelle de Nayler


Dans le Bifrost numéro 121, on trouve un copieux dossier Jo Walton (dont je rappelle qu'elle a eu le Prix Planète-SF en 2017 pour Mes Vrais Enfants) sous une couverture de Florence Magnin.


Le numéro s’ouvre sur l’édito du boss qui rappelle à tous quel est l’âge canonique (trente ans) du Bélial et, de facto, de la revue Bifrost. Un édito en forme de bilan (d’étape) et de mise en lumière des (pas si subtils) changements qui ont affecté le monde de l’édition entre alors et maintenant.

Suivent quatre nouvelles puis toutes les rubriques habituelles, critiques des nouveautés, scientifiction, and so on. On y trouve même les lauréats du Prix des lecteurs Bifrost 2025 : en catégorie francophone Résonances, de Mina Jacobson, et en traduction Joe 33 %, de Suzanne Palmer. Bravo à eux deux et au traducteur Pierre-Paul Durastanti qui s’est chargé du Palmer.


Quatre nouvelles donc.

D’abord, Contraction d’Iris de Peter Watts, un texte très wattsien qui met en scène, dans un futur proche à l’écosystème encore plus déréglé que le nôtre, une nouvelle symbiose entre l’humain et ce qui l’entoure. Un texte presque descolien dans son propos.

Suit le mignonnet Trois contes du crépuscule de Jo Walton,

L’intrigant et multiversel Le Ministère des coïncidences de Xavier Mauméjean,

Et surtout la très originale Affaire de la Tour sanglante de Ray Nayler dont je disais le plus grand bien de la VO il y a quelques temps.


Prends soin de toi, lecteur ! Trop de pertes récentes dans notre milieu nous rappellent qu'il est difficile, sur le sujet, d'être aussi philosophe que Death des Infinis.

Commentaires