Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

DUST 1 London Falling - Lites - Fabbri


Un petit comic excitant à lire pendant les fêtes de Noël : Dust #1, London Falling. Cette référence aux Clash – est-elle volontaire ? – te signale, lecteur, que l’action va se passer à Londres et que les temps y sont sûrement plus difficiles que A-changin’ (tu as la ref. là?). Let’s have a look !


1947, une grosse décennie après une double invasion extraterrestre ou extradimensionnelle (c’est peu clair), Londres est envahie et occupée par des armées nazies qui ont fait feu du bois qu’ont apporté les visiteurs surnaturels. Tout est perdu !

Tout, non. Reste une résistance qui lutte pied à pied contre l’occupant alors même que la population évacue, dans un sauve-qui-peut qui ne présage néanmoins rien de bon.

C’est une petite équipe de cette Résistance qui va devoir traverser, à grands péril pour elle, une Londres écrasée par les bombardements nazis, parcourue de patrouilles allemandes qui circulent en voiture ou à motos mais aussi à l’intérieur de méchas de combat ou dans les airs, équipées de jetpacks révolutionnaires. Et s’il faut se méfier des occupants nazis, il faut aussi faire attention aux zombies qui peuplent, notamment, le métro de Londres. Tout ceci en speedant, speedant, speedant.

La major Anderson, de l’armée américaine, et sa troupe (composée d’un petit jeune aux talents indéterminés, d’une mécano psychopathe, et de deux combattants dont l’un est manchot et l’autre a été viré de la Kriegsmarine pour atteinte à l’honneur) doivent en effet mettre la main d’urgence sur un anneau magique convoité par les nazis, qui permettrait d’invoquer Nodens et de l’utiliser comme arme de guerre.

Pour Anderson et sa bande, le temps est chichement compté ; on sait de quoi sont capables les créatures du Mythe, un Grand Ancien a déjà ravagé Rome.


Inspiré du jeu de plateau Dust, de Paolo Parente, le comic édité aujourd’hui par Blueman Ed. est un hommage appuyé au pulp et à sa frénésie too much. On y retrouve, dans un mix endiablé d’action et de pyrotechnie, des personnages qui rappellent, coté héros, les Inglorious Basterds, et côté nazis, les archéologues dévoyés d’Indiana Jones.

Ce n’est guère subtil mais c’est très speed. Les amateurs d’action pure y trouveront leur bonheur et aussi, graphisme, action, terrain de jeu aidant, les joueurs se régaleront, qu'ils soient amateurs du Dust original ou afficionados de Zombicide. C’est clairement la même ambiance.


Dust #1, London Falling, Lites, Fabbri

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