Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

Rituel romain - El Torres - Martinez - Molina


Le meurtre d’un cardinal ébranle le Vatican. Mais ce meurtre est si cruel et si vicieux qu’il va bien au-delà de tout crime ou complot ayant jamais eu lieu au Saint-Siège. Le père John Brennan, connu comme l’exorciste le plus audacieux de l’Église, est rappelé à Rome. Sa mission est de lutter contre le Mal… un mal qui pourrait bien entraîner la destruction totale de l’Église catholique.


El Torres encore, et une chronique très courte encore mais cette fois plutôt positive.

Rituel romain est une BD d’horreur satanique de ce scénariste que je commence à de plus en plus apprécier. Elle met en scène John Brennan, un prêtre exorciste en rupture de ban après une violation du droit canon.

Alors qu’il officie, exilé, en Amérique du Sud, Brennan est rappelé en catastrophe par un ponte du Vatican qui lui octroie un pardon officiel. On a massacré un cardinal à l’intérieur même du palais pontifical, l’institution a besoin de lui. Mais certains ne voient pas d’un bon oeil le retour du banni.


Rituel romain est un album one-shot qui sait faire monter la tension au fil des pages. Quatre chapitres racontent l’histoire, suivis de deux plus courts qui forment prequel à la fin. Difficile de résumer ou même de citer quelques thèmes sans spoiler. Je vais donc m’en abstenir.

Sache, lecteur, qu’El Torres sait à la fois rendre un hommage explicite aux classiques des histoires d’exorcisme tout en rénovant l’angle sous lequel il aborde la chose. Même si on comprend avant la fin ce dont il retourne vraiment, l’ensemble est plutôt réussi, scénaristiquement parlant, d’autant que l’album rajeunit un genre éculé.

Les graphismes sont satisfaisants, même si je trouve les abus de noir et de tons sombres un peu pénibles à la longue.

D’album en album on sent croitre le talent d’El Torres. On espère toujours plus de lui et il fournit.


Rituel romain, El Torres, Martinez, Molina

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