Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

The Deviant Book Two - Tynion - Hixson


Il y a quatre mois de ça, je te parlais, lecteur, du premier tome de The Deviant, par l'équipe Tynion, Hixson, Otsmane-Elhaou. Quatre mois ont passé et voici qu'est arrivé en France le volume conclusif de la série.

Je ne dirai pas grand chose dans cette chronique (et pour une fois ce sera vrai).
  • Sache donc que les buts et objectifs de la série, que j'avais détaillés dans la chronique précédente, sont toujours les mêmes dans ce second volume (d'où la chronique courte, car sinon répétition).
  • Sache que le cliffhanger qui concluait le vol. 1 conduit à une orientation plus 'police procedural' de la série.
  • Sache que les choses, graves à la fin du tome 1, deviennent pires dans le tome 2.
  • Sache qu'en dépit d'une bien meilleure acceptation de l'homosexualité dans le monde de 2023, en cas de déviance, de problème, de doute, les réflexes et les préjugés ressurgissent facilement. Y compris dans la famille. C'est le point important je crois.
  • Sache que tu en apprendras plus sur la jeunesse pas toujours simple de Michael, sur l'amour que lui porte Derek, sur la perversité hybristophile de quantité de nos congénères.
  • Sache enfin que la conclusion du récit est un peu rushée imho – guère plus ceci dit que dans Le Silence des agneaux –, qu'elle fait un peu 'lapin surgi du chapeau', et que c'est dommage. Mais je nuancerais en disant deux choses : d'abord que le point principal du comic est moins l'enquête que le jeu social et littéraire sur les deux sens du mot Deviant, ensuite que j'ai lu les deux volumes à quatre mois d'intervalle avec donc un effet de 'ça pour ça !' qui n'aurait pas existé si j'avais lu les deux tomes en enfilade, ce que je te conseille de faire, lecteur.
L'ensemble forme une belle série parfaitement rythmée qui intrigue et révolte. Une série à lire pour Noël peut-être, quand tout devrait être embelli par la magie du moment et que la déviance meurtrière, qui rompt l'illusion, est donc encore plus choquante.

The Deviant, Volume Two, Tynion, Hixson, Otsmane-Elhaou
Et ça devrait arriver chez Urban en octobre.

Commentaires