Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

Gotham by Gaslight 1893 - Diggle - Fernandez


Il y a peu je disais tout le bien que j'avais pensé de la réinvention gaslight de Batman par Augustyn et Mignola.

Poussé par mon enthousiasme je me procurai donc Gotham by Gaslight 1893 qui en est la « suite » et la continuation de l'univers Elseworlds. Mal m'en a pris !


Long story short, Gotham by Gaslight 1893 The Kryptonian Age – dont Urban comics nous propose le tome 1 en attendant un second à venir – est un bordel foutraque, un genre de pudding plein jusqu'à la gueule de tout ce que les auteurs, Diggle et Fernandez, voulaient réintroduire dans le monde alternatif de Batman by Gaslight. On ne retrouve pas ici la réinvention presque poétique qui habitait son court devancier, on n'y retrouve pas non plus la transposition exhaustive et réussie du premier cycle de Black Hammer.


Non, ici, épisode après épisode et page après page, les héros et vilains DC les plus connus sont réintroduits un par un au fil d'un scénario qui saute comme une tique épileptique d'un personnage à l'autre et d'un lieu à l'autre. Il n'y a ni rime ni raison à cette accumulation, juste un vague « retour » qui les fait tous frétiller, celui d'un mal antédiluvien qui aurait anéanti le monde kryptonien (!) et qui se réveillerait pour faire subir le même sort au monde humain. Comment tout cela se lie-t-il ? Mystère.

Rien n'est développé. Aucun personnage ne prend la lumière assez longtemps pour être construit ou s'attacher le lecteur. Tous les liens semblent artificiels. Le problème est là, pas dans l’accumulation per se mais dans le style « défilé de mode » de celle-ci.

Rien n'amène la moindre piste d'intérêt ou de réflexion au-delà du simple team-up décalé destiné à amuser la galerie.

Et, ce qui est le pire, il n'y a pas grand chose dans toute cette histoire qui tire vraiment partie du contexte gaslight – à peu près tout pourrait se passer exactement de la même manière dans la Gotham standard.


Sache, lecteur, au cas où tu serais assez fou pour te procurer ce décevant album qui tu y croiserais, en vrac (more or less) :

  • Batman
  • Superman
  • Adam Strange
  • Wonder Woman
  • Green Lantern
  • Jay Garrick
  • Victor Stone (soon to be Cyborg)
  • Lex Luthor
  • Julie Madison
  • Catwoman
  • Alfred
  • Deadshot (qui ressemble à Eli Wallach)
  • Harley Quinn
  • The Suicide Squad
  • Skartaris
  • J'onn J'onzz
  • Killer Croc
  • John Constantine
  • Ra's al Ghul
  • Talia al Ghul
  • La Ligue des Assassins
  • Loïs Lane et Jimmy Olsen
  • Le Phantom Stranger

J'ai le doigt fatigué rien que d'avoir tapé cette liste et tu dois avoir l’œil épuisé de même.

Passe ton chemin, lecteur.

La suite annoncée (pour dans longtemps) s'intitulera en VO Gotham By Gaslight – A League For Justice. Ça sera sans moi.


Gotham by Gaslight 1893, Diggle, Fernandez

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