Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

James Tiptree Jr. se sauve in Bifrost 115


Dans le Bifrost 115, sous une couverture qui fleure bon l'Age d'or, on trouve les rubriques habituelles : édito d'Olivier Girard, critiques des sorties récentes, scientifiction (sur les Anti-Terre, par le duo Chemla Lehoucq, qui parlent même de Gor ce qui prouve, en nos temps éveillés, une liberté d'esprit méritoire).

On y trouve aussi un imposant dossier James Tiptree Jr. coordonné avec énergie et entrain par l'encyclopédique Jean-Daniel Brèque. Et, comme toujours, quatre nouvelles.


De James Tiptree Jr, Ces femmes que les hommes ne voient pas (titrée Vol 727 pour ailleurs lors de sa première publication en français), est une novelette impressionnante dans laquelle Tiptree donne sa réponse argumentée au dilemme Exit, Voice, Loyalty.

Finaliste Locus, elle alla aussi en finale du Nebula avant que Tiptree elle-même ne la retire de la liste.

Elle reçut une critique très positive de Robert Silverberg (à l'époque personne, pas même lui, ne savait que James Tiptree Jr. était une femme). Il y comparait Tiptree favorablement à Ernest Hemingway et y affirmait : "Ces femmes que les hommes ne voient pas est une histoire profondément féministe racontée d'une manière entièrement masculine, et elle mérite une attention particulière de la part de ceux qui sont en première ligne dans les guerres de la libération sexuelle, hommes comme femmes."

Enjoy !

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