Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

Noël au palais présidentiel - Siébert


En ce jour de Noël, Christophe Siébert offre aux lecteurs son Christmas Carol, un inédit coupé au montage du roman Feminicid, lisible ici.


En quelques mots, disons que "Noël au palais présidentiel" est l'histoire d'une brève rencontre. Une rencontre entre l'avocat Anton Edouardovitch Bolchov et son client imposé, Sasha Romanski. Une entrevue dont la seule finalité est de donner un vernis de justice équitable à ce qui n'est qu'un assassinat politique déguisé.

La confession de Romanski dévoile une partie cachée de l'histoire politique de Mertvecgorod et rappelle (ou fait découvrir) au lecteur la cruauté inhumaine de la vie politique locale et la dureté, hélas si humaine, de la vie tout court en Mertvecgorod.


Un texte à lire d'urgence tant ce court récit est un baume apaisant sur les éventuelles déceptions que ces fêtes ont pu vous réserver, entre cadeaux ratés et isolement Covid.

Votre Noël n'a pas été parfait ? Lisez à quoi ressemble celui de Sasha Romanski :

Il s’appelle Sasha Romanski et demain il va mourir. Il a vécu une vie de merde – vraiment ce qu’on peut appeler une vie de merde – et a tenté de s’en extraire en faisant preuve de courage, de loyauté et d’héroïsme. En récompense, ils vont le fusiller.


Noël au palais présidentiel, Christophe Siébert

Commentaires

Anonyme a dit…
Merci pour ce texte que je lirai.
Cela permet en effet de beaucoup relativiser nos petites tracasseries de Noël.
On devrait avoir honte parfois de nous plaindre pour si peu.
Gromovar a dit…
Là, en effet, difficile de faire pire Noël que celui-ci.