Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

Claude Ecken dans l'Utopiales 2019


Comme chaque année, ActuSF a publié un recueil de nouvelles spécialement pour les Utopiales, regroupant des textes d'auteurs qui y étaient présents.
On en parlera ici au fil de l'eau, autant pour le plaisir de découvrir certaines des œuvres incluses que pour le bonheur de se souvenir des quelques jours passés en un lieu parfois aussi surpeuplé que la ligne 13 dans ses grands moments (c'est à dire tout le temps).

On commence par une mise en bouche du pétillant Ugo Bellagamba, qui offre, sur un ton amusant, quelques pincées d'érudition sur le thème du festival « Coder/Décoder ».

Edward Tangless est mathématicien bio-informaticien.
Employé par la société Vegental, il travaille sur la mise au point de plantes capables de résister à des conditions adverses, celles par exemple qu'amènera le changement climatique. Mais là, Tangless est prévenu dans une procédure pour destruction volontaire après avoir « reconfiguré », manu militari et contre tous les protocoles, l'expérience en cours. Pour cela, Vegental demande des dommages et intérêts qui se chiffrent en millions, alors que Tangless continue d'affirmer que sa démarche est la bonne.
Dans le cadre de la procédure judiciaire Tangless rencontre Fleur Devène, la psychologue expert qui doit établir son profil psychologique.

Entre science, droit (un peu, et bizarre – les jurés !), et philosophie, Edward et Fleur se découvrent et s’apprivoisent alors que tout les sépare et que seul le hasard les a réunis.
Edward, l'autiste matheux anempathique – Spock-like – qui décode l'univers, et Fleur, la psy « quasi-presciente » surempathique qui décode les gens, deux mutants dotés chacun d'un don qui les place à côté – et hélas à l'écart – du commun, entrent lentement dans une forme de résonance qui crée autour d'eux un espace d'intercompréhension devenant peu à peu un lieu d'apaisement et de découverte mutuelle.
Pour ce qui est de l'issue du procès, il faudra lire la nouvelle.

Avec La promesse du monstre, Claude Ecken fait du Claude Ecken ; c'est à dire qu'il livre un texte dense, construit, documenté, écrit. En un mot : de qualité. On lira avec plaisir cette rencontre du Yin et du Yang doublée d'une lutte du pot de terre contre le pot de fer.

La promesse du monstre, Claude Ecken

Cya soon, buddies.

Commentaires

Vert a dit…
Maintenant que je l'ai enfin lue je ne peux que valider tes propos, j'ai trouvé que c'était un excellent texte. Même quand on ne pige pas tout on trouve des trucs intéressants dedans.
Gromovar a dit…
On est rarement déçu par Claude Ecken.
Il vient même de me convaincre (Bifrost) d'acheter "La défense du paradis" chez L'Atalante.