Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

La société des vieilles têtes à longs chapeaux - Foveau - Langlumé


Michronique (parce que j'ai encore une itw à retranscrire et qu'en plus j'ai la crève) :

"La société des vieilles têtes à longs chapeaux" est un petit bouquin bien sympathique écrit par Georges 'Festival de l'Imaginaire du Pays d'Aix' Foveau et illustré par Thibaud Langlumé.

Traité d'histoire secrète ésotérique mêlant réalité historique et fiction, invoquant autant Lovecraft que David Lynch sans oublier Cagliostro, "La société des vieilles têtes à longs chapeaux" raconte l'emprise, sur des siècles de durée, d'une société secrète bien inquiétante dont les tentacules se déploient dans le monde entier et dont la tête semble se trouver dans la région de Lambesc (cette ville qui fut, en 1909, l'épicentre du dernier séisme tueur de France).

Les carnets de notes, témoignages, et biographies, qu'on y trouve dessinent un tableau pointilliste qui offre bien peu de certitudes mais posent de nombreuses et angoissantes questions. Le tout est illustré de photos (authentiques ça va sans dire), de dessins, de portraits, d'affiches, d'extraits de BD ou de storyboard. Il y a même un bestiaire, sans oublier quelques pages d'un journal secret d'Oscar Wilde, entre autres éléments.

Une chose est sûre, on est ici avec du beau monde, et le plaisir de l’œil est intense, du genre de celui qu'on peut ressentir en lisant les livres ou en visitant les délicieuses expositions de Camille Renversade (pour les amateurs).

On peut lire (parcourir) pour le plaisir d'un voyage dans un monde parallèle ou s'inspirer de tout ou partie pour créer un (des) scénario(s) de jeu de rôle. Dans les deux cas, le voyage sera dépaysant.

La société des vieilles têtes à longs chapeaux, Foveau, Langlumé

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