Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

Impossible Dreams - Tim Pratt in Bifrost 96


Dans le Bifrost 96, outre le volumineux dossier Wiliam Gibson, les rubriques habituelles, les nouvelles, un extrait de la nouvelle traduction de Neuromancien par Laurent Queyssi, sans oublier un édito à la hache autant que bien senti d'Olivier 'The Boss' Girard, on trouve aussi une petite merveille qu'il aurait fallu conserver peut-être pour le numéro qui enjambe la Saint-Valentin.

"Impossible Dreams" est une courte nouvelle de Tim Pratt, publiée d'abord dans Asimov's Science-fiction en 2006, qui obtint le Hugo de la meilleure nouvelle en 2007.

Dans un ambiance assumée à la Twilight Zone, Pratt raconte l'histoire de Pete, cinéphile passionné qui découvre par hasard un vidéoclub venu d'une autre dimension. Une dimension dans laquelle l'histoire du cinéma est différente, dans laquelle les films qui ont seulement failli se faire ici l'ont là-bas été, ou dans laquelle les montages studio foireux n'ont pas défiguré l’œuvre des grands réalisateurs. Pour Pete, une caverne d'Ali Baba, tenue par la charmante Ally.
Alors qu'il croit pouvoir réaliser son rêve de voir ces fameux films – tous – les problèmes s’enchaînent, comme si toutes les lois de Murphy de l'univers se liguaient contre lui. Cerise sur le gâteau, le vidéoclub n'est pas là pour longtemps. Les films, et Ally, vont finir par partir.

Très joli texte, ambiance Twilight Zone, optimisme fifties, "Impossible Dreams" est une perle à lire. Dans la dimension d'Ally, Billy Wilder aurait pu la tourner. C'est, ici et chez nous, l’Israélien Shir Comay qui en a fait un court métrage primé au Icon Festival en 2011. On clique ici pour le trailer et le court en entier est ci-dessous.


Impossible Dreams, Tim Pratt

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