Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

The Magic Order - Millar - Coipel - Stewart


Millar, Coipel, et Stewart s'associent à Netflix pour créer une mini série très agréable à lire : "The Magic Order".

Ici et maintenant. Le monde est protégé, dans l'ombre, par une famille étendue de magiciens, les Moonstone. Vivant dans un château inaccessible, ils y veillent depuis des décennies sur un terrifiant livre de sorts : l'Orichalcum (pour le contrôle duquel deux guerres mondiales furent menées). Ils luttent aussi, si nécessaire, contre des mages malfaisants ou des menaces extra-dimensionnelles. Et voilà qu'ils sont assassinés, les uns après les autres, par un ennemi qui reste dans l'ombre d'un costume de non détection (les vieux joueurs de ADD se souviendront de la terrible Amulet of Non-Detection), et s'est mis au service d'un membre de la famille exclus depuis des années et profondément revanchard .

Dès les premières pages, le ton est donné. "The Magic Order" est violent, graphique, rapide. L'album est un rollercoaster qui entraîne le lecteur dans une aventure de plus en plus outrée par la forme et la violence des affrontements. C'est un no-brainer certes, mais c'est vraiment jouissif – comme un bon film d'action.

Si la famille antédiluvienne peut faire penser à celle de Sandman, c'est bien plus à un récit de règlement de compte entre familles mafieuses qu'on assiste. Chef de famille, lieutenants, capos, porte-flingues, comptables ou archivistes, se débattent au milieu d'une ligne de front dans laquelle aucun quartier n'est fait. Férir ou périr, c'est la seule alternative.

Servi par une dessin beau et spectaculaire, "The Magic Order" agrippe la main de son lecteur et le tire de plus en plus vite vers une conclusion en apothéose.
Les faits s’enchaînent sans solution de continuité.
Les révélations sont logiques.
Quelques personnages sont savoureux, en particulier l’incontrôlable Cordélia ou le surpuissant Oncle Edgar, sans oublier le dépressif Gabriel.
Les meurtres (qu'on peut trouver répétitifs dans leur nombre mais jamais dans leur réalisation) sont jouissifs par le plaisir que semble prendre leur perpétrateur à les rendre inventifs.
Et puis c'est de magie qu'il s'agit. Il y a donc, dans l'album, promesse, tour, prestige – double prestige même. J'aime vraiment.

A noter : l'album sera adapté en série TV par Netflix.

The Magic Order, Millar, Coipel, Stewart

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