Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

Gloutons et Dragons 1 - Kui - Fantasy fooding


"Gloutons et Dragons" !?! Dafuk ? Puis je lis le nom de l'auteur, Ryoko Kui. Les Japonais sont décidément capables de tout, même et surtout du plus bizarre.
"Gloutons et Dragons 1" est donc le premier volume d'une série de manga seinen qui se propose d'inventer – dixit la 4ème – la gastronomic fantasy.

Tout commence quand Farin, une magicienne humaine, se fait avaler par un dragon. Les membres survivants de son équipe (du moins certains d'entre eux dont son frère, Laios, un chevalier) doivent alors retourner au plus profond du donjon pour sauver Farin avant qu'elle ne soit digérée. Le temps leur est compté. Hélas, plus d'argent ni de provisions. Il va falloir surmonter son dégoût et se nourrir des créatures trouvées dans le donjon même.

On est ici dans le pur dungeon crawl. Un niveau après l'autre. Une porte, un monstre, un trésor. Sauf qu'ici, le trésor c'est souvent le monstre, qu'on va pouvoir, après l'avoir tué, mettre à la casserole.
Racontant l'histoire de personnages archétypaux – le chevalier humain idéaliste, l'elfette mage casse-pieds, le voleur halfling stressé, et le nain sentencieux – "Gloutons et Dragons" fait penser aux tous premiers modules de ADD pour leur caractère basique, au vieux Dungeon Master pour les monstres débités en nourriture, et aux MMORPG pour ces donjons pleins de groupes d'aventuriers qui les arpentent par vagues comme des touristes à Adventureland et qu'on ressuscite presque sitôt tués.

Dessin minimal mais de l'humour (notamment dans le souci de manger sain et de donner du goût), dialogues illustrés graphiquement, l'ensemble n'est pas désagréable à lire mais devient très vite répétitif. Un niveau, un « écosystème », un combat, une recette, recommencer. Je ne regrette pas d'avoir lu cet amusant petit manga mais je ne crois pas me lancer dans le tome 2 – car à la fin du volume, Farin n'est toujours pas sauvée. Après, on sait que je ne suis pas drôle ; le gars du Figaro a adoré, ça amusera les plus jeunes.

Pris d'un élan de générosité, je vous livre la liste des recettes que vous pourrez trouver dans l'ouvrage. Enjoy ! :
  • Pot au feu de scorpion géant et champignon ambulant
  • Tarte aux plantes mangeuses d'homme
  • Basilic rôti
  • Omelette aux mandragores et basilic (car on accommode les restes)
  • Galettes de mandragore et beignets de chauve-souris impériale
  • Variations autour d'une armure mouvante

Gloutons et Dragons 1, Kui

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