Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

Brève revue de BD


Après un temps trop long, voici enfin "L'église de Satan", conclusion de la série Le dernier cathare de Delalande et Lambert.

Escartille et ses alliés ont trouvé refuge à Montségur. Nous sommes en 1242, et nul ne sait ce qui aurait pu advenir de la forteresse à terme. Hélas, quelques cathares revanchards de la garnison de Montségur sautent sur une opportunité de massacrer des inquisiteurs papaux à Avignonet. Ordre est alors donné d'assiéger la forteresse et de la faire tomber. C'est Hugues des Arcis, sénéchal de Carcassonne, qui conduit le siège, assisté de Pierre Amiel, l’archevêque de Narbonne.
Soutenu par le pays, la forteresse tient plus d'un an, jusqu'à ce que la tour de guet soit prise par une action audacieuse. Des Arcis y installe un trébuchet qui bombarde alors sans relache les assiégés. Le coup de grâce tombe quand la barbacane est prise par traitrise, au début de l'année 1244.
La forteresse se rend finalement le 1er mars, et les assiégés en sortent le 16. La plupart des cathares, refusant d'abjurer leur foi, sont conduits dans un enclos fermé, bucher collectif auquel les soldats mettent le feu. Plus de 200 y meurent.

L'album raconte cette histoire sinistre et clôt la remembrance cathare. Trop rapidement à mon goût. Tout est abordé, mais tout est trop court. Dommage. Il aurait fallu plus de pages. Et les dessins semblent moins travaillés que dans les albums précédents.

Le dernier cathare 3, L'église de Satan, Delalande, Lambert


Suite et fin de la série Deepwater Prison, le Prison Break SF de Christophe Bec, avec cet album intitulé "Evasion".

Il y avait deux enjeux dans la série, les deux obtiennent une conclusion qu'on peut considérer comme favorable. Voila pour l'histoire.

Côté plus, on trouve une réflexion intéressante sur l'engagement et la question des idéaux perdus ; la harangue est si claire qu'on se demande si ce n'est pas Bec qui s’adresse au lecteur par la bouche de son personnage. Quant au dessin, il est oppressant à souhait.

Côté moins, des monstres marins qui finalement ne servent pas à grand chose, une résolution judiciaire peu convaincante, une cruauté sexuelle qui semble inutile, une certaine confusion dans les interactions entre personnages ou les retournements instantanés d'alliance.

En définitive, un album conclusif utile mais peut-être le moins bon du triptyque.

Deepwater Prison 3, Evasion, Bec, Raffaele


Sortie du tome 4 de la série Zombies, intitulé "Les moutons".

Après le « dénouement » du tome 3, quelques années plus tard, ce qui reste de l'humanité est entré dans une nouvelle phase. Il s'agit de survivre à long terme. Hélas, il semblerait que l'épidémie soit bien plus terrible qu'on ne l'imaginait jusque là et que tout espoir de la surmonter soit hypothétique ; d'autant que l'apocalypse est annoncée dans les visions de Serge, le jeune « enfant zombie ».

Pourquoi ? Comment ? Il faudra lire ce très bon album pour le savoir. Peru y pousse encore plus loin que précédemment son approche désespérée de l'épidémie zombie. Il montre comment ce qui paraissait acquis a disparu vite et peine à revenir. Il décrit un fanatisme religieux délétère, mais n'oublie pas les pratiques inhumaines qu'impose la lutte pour sauver - peut-être - ce qui peut encore l'être. Il lance les fils qui seront les arcs narratifs des épisodes à venir, utilisant notamment, au début de l'album, un flashforward qui ne laisse guère optimiste sur l'avenir de l'humanité.

La grande épopée continue. La série, scénario et dessin, est toujours de haut niveau. A suivre.

Zombies 4, Les moutons, Peru, Cholet, Bastide

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